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Didier Wylomanski, Gemalto : protection et contrôle des données, quelle stratégie adopter ?

octobre 2018 par Emmanuelle Lamandé

À l’occasion des Assises de la Sécurité 2018, Gemalto mettra en avant son approche centrée sur les données, ainsi que l’ensemble de sa gamme de solutions SafeNet de protection des données et des identités. Comme l’explique Didier Wylomanski, Sales Director France de Gemalto, le groupe présentera également le 11 octobre, lors de son atelier, les stratégies incontournables et bonnes pratiques en la matière.

Global Security Mag : Qu’allez-vous présenter à l’occasion des Assises de la Sécurité ?

Didier Wylomanski : À l’occasion des Assises de la Sécurité 2018, Gemalto présentera l’ensemble de sa gamme de solutions SafeNet de protection des données et des identités qui permettent aux entreprises de pérenniser la confiance numérique de leurs clients. En effet, en proposant une approche centrée sur les données, Gemalto accompagne les nombreux projets de transformation digitale de ses clients, notamment en favorisant l’adoption et la migration vers le Cloud, en sécurisant les identités et les accès cloud, en offrant des solutions robustes de chiffrement de données et de gestion unifiée des clés cryptographiques ou encore en garantissant la conformité aux normes actuelles de sécurité numérique et protection de la vie privée.

GS Mag : Quel sera le thème de votre conférence cette année ?

Didier Wylomanski : La conférence Gemalto aura lieu le 11 octobre et aura pour thème : « Protection et contrôle des données : échangeons sur les 3 stratégies incontournables ».
Secure the Breach, Crypto-as-a-Service, Privacy-by-design sont 3 stratégies parmi les plus courantes, et recommandées par Gemalto, en matière de protection et contrôle des données. Gemalto animera cette session à plusieurs voix conçue pour être interactive et permettre aux visiteurs d’échanger avec leurs pairs sur ces 3 stratégies incontournables, les bonnes pratiques et concepts clés.

GS Mag : Quelles sont les principales menaces que vous avez pu identifier en 2018 ?

Didier Wylomanski : Même si les dépenses de sécurité continuent d’augmenter (d’après Gartner, les dépenses mondiales en produits et services de sécurité de l’information augmenteront de 12,4% en 2018), il en va de même pour le nombre d’enregistrements de données volées. Les professionnels de l’informatique doivent accepter le fait que des violations des données se produisent et associer la sécurité directement aux données et aux utilisateurs.

L’étude de Gemalto (le Breach Level Index 2018) a révélé que les erreurs humaines et les mauvaises pratiques liées à la sécurité continuent d’être une source majeure de violations des données. Les spécialistes de la sécurité mobile ont observé cette tendance lorsqu’ils ont constaté que les bases de données Firebase de milliers d’applications Android et iOS n’étaient pas protégées et avaient ainsi exposé environ 100 millions d’enregistrements de données. Pour contrer ce type d’incidents, les entreprises doivent renforcer leur sécurité interne en formant leurs employés et en adoptant les mesures de sécurité comme le chiffrement des données et la gestion des accès avec les fonctionnalités d’authentification multi-facteurs. Ce contrôle de sécurité permet de protéger les utilisateurs même si leurs identifiants de compte ou leurs périphériques ont été volés.

GS Mag : Quid des besoins des entreprises ?

Didier Wylomanski : Le monde connecté d’aujourd’hui génère en permanence une multitude de données que les entreprises, professionnels et analystes du secteur utilisent pour prendre des décisions, faire des projections, émettre des prévisions et plus encore.
En effet, les entreprises et leurs clients bénéficient de services accessibles partout, à tout moment et à partir de n’importe quel appareil. Le résultat est un volume croissant de données et d’identités précieuses à protéger. Les vols de données peuvent avoir de lourdes conséquences, car elles ont le pouvoir de faire tomber une entreprise, voire l’ensemble des entités qui y sont liées.
Et comme la fréquence des atteintes à la sécurité des données ne cesse d’augmenter, il est important de mettre en place les solutions d’authentification forte et de protection des données qui permettent de protéger ce qui est important – de la périphérie au cœur des réseaux, dans le Cloud et au-delà̀.
Les entreprises qui utilisent Amazon Web Services S3 et d’autres ressources basées sur le Cloud pour stocker leurs données ne sont pas automatiquement protégées contre des incidents de sécurité. Ils doivent se rappeler qu’il existe une « sécurité dans le Cloud », ce qui signifie qu’ils ont la responsabilité de protéger leurs données basées sur le Cloud en utilisant le chiffrement et d’autres pratiques de sécurité, en gérant l’accès privilégié et en maintenant la conformité.

Ainsi, en cas de violation de la confidentialité des données, une entreprise doit mettre en place des contrôles, tels que le chiffrement, la gestion des clés et des accès des utilisateurs, afin de garantir que la protection des données ne soit pas altérée. Indépendamment de toute préoccupation liée à la manipulation, ces contrôles protègent les données in situ et les rendent inutilisables à partir du moment où elles sont volées.

GS Mag : Avec l’entrée en vigueur du RGPD, la « security et la privacy by design » deviennent quasi incontournables. Quel sera votre positionnement en ce domaine ?

Didier Wylomanski : Au-delà̀ du risque financier, clairement expliqué dans le Règlement général sur la protection des données (RGPD), si des solutions de protection des données ne sont pas mises en place, les entreprises exposent leur réputation, leur image de marque et compromettent une relation de confiance avec leurs clients acquise parfois de longue haleine.
Les entreprises peuvent considérablement atténuer les risques liés aux failles avec une approche de « security by design » qui intègre les protocoles de sécurité et l’architecture dès le départ. Les nouvelles réglementations imposent aux entreprises d’adopter un nouvel état d’esprit concernant la sécurité, en protégeant non seulement leurs données sensibles, mais aussi la confidentialité des données des clients qu’elles stockent ou gèrent.

Il ne suffit pas simplement de protéger les données lorsqu’elles sont stockées dans une base de données. L’objectif fixé doit être de protéger toutes les données, qu’elles soient en mouvement ou non, à partir du moment où les entreprises reçoivent ces données, jusqu’au moment où elles doivent détruire ces dernières lorsqu’elles n’en ont plus besoin.  Dans un tel contexte, le chiffrement des données est nécessaire. Toutes les entreprises impliquées dans le processus de protection des données devraient avoir une visibilité sur le processus complet. Tous les produits et solutions Gemalto fournissent un moyen de protéger les identités, les données ou les clés de façon ouverte. La restriction est permanente, et si vous n’êtes pas autorisé à y accéder, vous ne pouvez pas aller plus loin. Les solutions fournissent des moyens de consigner de manière centralisée toutes les actions, de sorte qu’il est facile de vérifier par la suite : Qui a fait Quoi à Quelle heure.

GS Mag : Quel est votre message aux RSSI ?

Didier Wylomanski : Afin de réduire le coût global et les conséquences d’une violation des données, un RSSI doit prendre trois mesures :
- Chiffrer toutes les données sensibles (stockées ou en cours d’utilisation) ;
- Stocker et gérer en toute sécurité toutes les clés cryptographiques ;
- Contrôler l’accès et l’authentification des utilisateurs.

En mettant en œuvre chacune de ces trois étapes, les entreprises peuvent efficacement se préparer à faire face à une violation et éviter d’en être victime.


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