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Laurent Hausermann, SENTRYO : Les RSSI et les Responsables Sécurité doivent collaborer avec le monde industriel

septembre 2018 par Marc Jacob

Sentryo profitera des Assises de la Sécurité pour asseoir son positionnement de pionnier de la cybersécurité industrielle en France et à l’étranger avec l’attribution du label Cool Vendor in Industrial IoT and OT Security par Gartner en avril 2018. Face aux menaces qui planent sur les systèmes industriels Laurent Hausermann, Directeur Général de SENTRYO estime que Les RSSI et les Responsables Sécurité doivent collaborer avec le monde industriel.

Global Security Mag : Qu’allez-vous présenter à l’occasion des Assises de la Sécurité ?

Laurent Hausermann : L’édition 2018 des Assises de la Sécurité sera l’occasion d’asseoir notre positionnement de pionnier de la cybersécurité industrielle en France et à l’étranger avec l’attribution du label Cool Vendor in Industrial IoT and OT Security par Gartner en avril 2018. Depuis le début de l’année des alliances stratégiques ont été signées avec des partenaires spécialisés dans le monde des réseaux industriels comme Siemens. Ces partenariats représentent une reconnaissance de la pertinence de notre offre mais surtout un gage de la valeur apportée aux clients tant pour les acteurs du monde de l’informatique que ceux de la production. Les Assises de la Sécurité nous permettront également de présenter les dernières améliorations et optimisations de notre solution de cybersécurité ICS CyberVision directement inspirées par les retours des clients utilisant la plateforme : une meilleure pertinence des fonctions de cartographie et de détection, une collaboration accrue avec les métiers ou encore une simplification d’utilisation. Enfin, les visiteurs pourront découvrir sur notre stand une nouvelle maquette de plateforme industrielle représentant une chaîne de production. Cette démonstration permettra de simuler une attaque sur un système industriel de manière pédagogique, ludique et visuelle !

GS Mag : Quel sera le thème de votre conférence cette année ?

Laurent Hausermann : Le titre de notre conférence sera : « Collaboration OT / IT pour une cybersécurité industrielle renforcée »

Les RSSI et les Responsables Sécurité doivent collaborer avec le monde industriel et en particulier avec les équipes du contrôle industriel et des systèmes d’automatisme. Au travers de plusieurs retours d’expérience, Sentryo reviendra sur les facteurs clés de succès de cette collaboration.

La collaboration avec le métier nécessite une approche organisationnelle, appuyée par des outils technologiques avancés. Sentryo montrera comment l’Intelligence Artificielle ou la Data Visualization permettent d’impliquer les hommes du contrôle industriel dans la mise en place de processus de cybersécurité des réseaux de contrôle industriel. Les inscrits découvriront comment Sentryo, nommé Gartner Cool Vendor in Industrial IoT and OT security, propose une approche innovante dédiée aux enjeux de l’Internet Industriel et de la sécurité des réseaux industriels.

Rendez-vous le jeudi 11 octobre à 16h00 salle Poulenc 1.

GS Mag : Quelles sont les principales menaces que vous avez pu identifier en 2018 ? Laurent Hausermann : Les attaques contre les activités industrielles peuvent prendre plusieurs formes : Détruire les capacités de production

L’attaquant peut chercher à saboter un procédé de façon invisible afin de détruire les capacités de production, ou même l’ensemble du système. En Iran, en 2009, les services secrets américains et israéliens ont fait en sorte de dérégler les centrifugeuses qui servent à enrichir le combustible nucléaire en faisant passer son taux d’uranium de 4 à 97%. L’intervention consistait à faire accélérer ou ralentir ces appareils de façon imperceptible, ce qui provoquait leur vieillissement prématuré. D’après l’Agence internationale de l’énergie atomique, cette attaque a conduit à remplacer un millier de centrifugeuses, ce qui a retardé de deux ans le programme nucléaire iranien. Cela se passait avant les négociations internationales. Interrompre la production Le virus WannaCry, qui chiffrait les données contenues dans les ordinateurs et exigeait une rançon pour les déverrouiller, a obligé Renault à interrompre sa production pendant quinze jours sur des usines de Douai et en Angleterre. Touché par la même attaque, Saint-Gobain a évalué ses pertes à 250 millions d’euros, le transporteur maritime danois Maersk, à 200 millions de dollars et l’on estime les pertes de Merck, le laboratoire pharmaceutique américain, à plus de 400 millions de dollars. Déstabiliser un pays

L’interruption de la production peut aussi avoir des objectifs tout autres que financiers. En 2015, juste avant Noël, 225 000 foyers de l’est de l’Ukraine ont été privés de courant pendant sept heures. Il est difficile d’identifier avec certitude l’auteur d’une attaque, mais en l’occurrence, il s’agissait probablement d’une opération de déstabilisation menée par le gouvernement russe. L’essentiel de l’attaque a consisté à s’assurer que les opérateurs ukrainiens ne puissent pas remettre le courant.

GS Mag : Quid des besoins des entreprises ? Laurent Hausermann : Il existe deux grandes façons de se protéger des cyberattaques : soit ériger des murs et des portes pour empêcher les intrusions ; soit se doter d’outils permettant de détecter les attaques et de donner l’alerte. Sentryo s’est positionnée plutôt sur cette deuxième approche.

Notre plateforme ICS CyberVision comprend un réseau de capteurs et un logiciel central de visualisation et d’analyse des données, qui peut être positionné à l’intérieur du site industriel ou ailleurs, par exemple lorsqu’il s’agit de surveiller un réseau électrique, un pipeline ou un parc d’éoliennes.

Quand nous installons notre solution, nous faisons toujours des découvertes intéressantes : des systèmes censés être débranchés qui ne le sont pas, un sous-traitant avec lequel l’entreprise n’a plus de contrat mais qui est encore connecté à l’usine... Notre intervention commence par une simple opération d’hygiène consistant à fermer toutes les portes qui ont été laissées ouvertes par inadvertance.

Ensuite, démarre la surveillance proprement dite, afin de détecter des anomalies. Une machine est en principe programmée pour effectuer chaque jour la même opération (lire telle variable, consulter telle liste, etc.). Chaque écart par rapport au programme doit attirer l’attention, ainsi que chaque message cherchant à le modifier. Cette surveillance s’exerce de façon complètement non intrusive, un peu à la façon d’une caméra placée dans une pièce pour détecter les mouvements. L’enjeu est de pouvoir déployer notre technologie sans avoir besoin d’apporter de modification au système, ce qui représente le principal atout de la solution par rapport à la concurrence. Le deuxième atout réside dans le fait que l’outil ICS CyberVision est accessible même à des non spécialistes. Nos efforts ont porté tout particulièrement sur la visualisation des résultats : moyennant une petite formation, tout opérateur industriel ou automaticien peut comprendre qu’une anomalie a été détectée et savoir ce qu’il doit faire.

GS Mag : De quelle manière votre stratégie est-elle amenée à évoluer pour adresser ces enjeux ?

Laurent Hausermann : L’enjeu principal pour Sentryo est de trouver des compétences et de démocratiser la cybersécurité afin d’avoir les bonnes personnes au bons postes en charge de tels projets. Dans le contexte industriel, il s’agit de mettre au premier plan les ingénieurs et les techniciens de l’industrie afin qu’ils participent activement à la surveillance et à l’amélioration de la sécurité de leurs réseaux.
En effet, il est désormais impensable d’envisager des projets de cybersécurité industrielle sans recourir à l’expertise des personnes de l’industrie, c’est pourquoi Sentryo offre une solution adaptée à ce public :

● une interface utilisateur capable de représenter des millions d’informations qu’un réseau industriel peut voir circuler en une journée,
● un système basé sur l’Intelligence Artificielle afin de déterminer quel est le premier événement de sécurité à analyser en détail,
● un outil dans lequel nous avons concentré toute l’expertise en cybersécurité industrielle de Sentryo pour que des personnes au profil non expert soient capables de faire progresser la cybersécurité d’un réseau.

Lauréat du concours d’Innovation porté par BPIfrance Avenir, Sentryo travaille sur le projet KITEA qui vise à mettre au point un système intelligent de surveillance de cybersécurité. Voir le communiqué de presse ici.

GS Mag : Quel est votre message aux RSSI ?

Laurent Hausermann : Après avoir passé la phase de découverte, les RSSI doivent désormais passer à l’action afin d’augmenter et d’assurer la sécurité de leurs systèmes industriels. Aujourd’hui, ces derniers se questionnent sur la manière de procéder avec des personnes qui n’appartiennent pas au métier de l’IT. Pourtant, il s’agit là d’une véritable occasion pour les RSSI de valoriser et de transformer la portée de leur travail en apportant, outre des projets de sécurité, de la valeur auprès de leurs collègues garants de la performance et du maintien des outils de production. La collaboration entre les métiers de l’IT et de l’OT demeure l’un des facteurs clés de succès dans la mise en place d’un projet de cybersécurité industrielle.


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