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Frans Imbert-Vier, CEO d’UBCOM : Les technologies sont extraordinaires, seul l’usage qu’on en fait les rend vulnérables

janvier 2018 par Marc Jacob

Pour sa quatrième participation au FIC, UBCOM présentera sa nouvelle équipe Luxembourgeoise et lancera son nouvel outil CyberManager.com qui permet aux acteurs du conseil IT d’évaluer en 4H la maturité et la résilience du SI face au risque Cyber et aux contraintes GDPR. Pour Frans Imbert-Vier, CEO d’UBCOM les nouvelles affaires d’obsolescence programmée d’Appel et la récente trahison d’Intel, la confiance accordée aux éditeurs et constructeurs est globalement atteinte. Pour lui, les technologies sont extraordinaires, seul l’usage qu’on en fait les rend vulnérables.

Global Security Mag : Quel est l’objectif de votre participation au Forum International de la Cybersécurité 2018 (FIC) ?

Frans Imbert-Vier : Pour notre quatrième participation nous présenterons notre nouvelle équipe Luxembourgeoise et seront sans doute encore le seul acteur Suisse du salon avec Vigiswiss. Nous lancerons notre outil CyberManager.com qui permet aux acteurs du conseil IT d’évaluer en 4H la maturité et la résilience du SI face au risque Cyber et aux contraintes GDPR. Par ailleurs, nous annoncerons le lancement de notre Label UBCYBER qui accompagne depuis 2 ans nos choix et nos sélections de technologies et procédés relevant du monde digital. Ce label garantit aux clients faisant le choix d’une technologie ou d’une solution que cette dernière est souveraine et opérée dans un cadre souverain.

GS Mag : A l’ère de l’hyperconnexion, comment les entreprises ou les administrations peuvent-elles s’adapter pour lutter contre les cybermenaces ?

Frans Imbert-Vier : Les administrations sont moins agiles mais peuvent s’appuyer sur des moyens étatiques pour se prémunir. Le problème est que les Etats eux-mêmes sont déjà sous dimensionnés en termes de moyen pour répondre en proportion à la menace.
Les entreprises peuvent être agiles, en revanche elles ont moins de moyens. C’est le paradoxe on a du pétrole ou des idées mais pas les deux. Pour autant l’économie est un acteur majeur de la stabilité d’un Etat. Les solutions engagées depuis deux ans par les Etats Européens sont efficaces et contribuent à rattraper un retard certain. Quant aux politiques ils ont pris la mesure du danger. Le monde digital à son cycle. Il s’installe et les civilisations suivront et accompagneront cette mutation. Rien n’est jamais parfait, mais les démarches étant engagées, on peut s’en féliciter.

GS Mag : Selon vous, l’année 2017 a-t-elle permis de sensibiliser le top management aux attaques ?

Frans Imbert-Vier : De toute évidence, la prise de conscience est là. Il reste une génération de politiciens aveugles, comme celles qui renoncent à accepter le changement climatique. Cette génération disparait peu à peu. La fameuse “Z Generation“ arrive et les managers souvent bien conseillés ont aussi pris des engagements nouveaux dans leurs stratégies et n’ignorent plus l’enjeu digital sur le plan sécuritaire. Il restera toujours de la résistance mais elle devient résiduelle. C’est une question de temps pour que toute l’économie intègre pleinement ce risque. Même si nous constatons une léthargie sidérante des syndicats et organisations patronales et Chambre de commerce sur ce sujet.

GS Mag : Comment la menace va t-elle évoluer en 2018 ?

Frans Imbert-Vier : On savait déjà qu’il était impossible de se protéger au sens absolu. L’arrivée de Spectre pose le verbe sur cette supposition désormais avérée. La menace est grandissante surtout au niveau des organisations mafieuses qui adoptent le crime à la technologie avec des moyens sidérants en termes de budget. Si le malware restera le fond de panier de la cybercriminalité civile, les attaques sur les systèmes économiques civils prennent formes et engendreront des déstabilisations de plus en plus troublantes. La menace terroriste n’est pas n’ont plus nulle cependant, 2018 sera une année ou les attaques ne seront pas systématiquement plus virulentes, mais elles seront surtout plus nombreuses.

GS Mag : Quel est votre message à nos lecteurs ?

Frans Imbert-Vier : La confiance accordée aux éditeurs et constructeurs est globalement atteinte. Entre l’obsolescence programmée et la trahison récente d’Intel, rien ne va plus mais on ne peut pas faire sans. Il est temps pour chacun d’entre nous de se discipliner pour appliquer les usages de bases relevant de nos mots de passe, de nos sauvegardes et de nos investissements en solutions de protection dynamique. Les technologies sont extraordinaires, seul l’usage qu’on en fait les rend vulnérables. L’investissement doit donc se porter sur l’usage et le facteur humain, plus que jamais, car une technologie sans savoir ne vaut rien.


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