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Adam Wojnicki, BearingPoint : Il est urgent de revoir les dispositifs de cybersécurité mis en place

janvier 2018 par Marc Jacob

BearingPoint sera une nouvelle fois présent au FIC afin de partager sa vision de la cybersécurité avec les visiteurs. Le risque cyber est aujourd’hui redouté par les dirigeants, estime Adam Wojnicki, Cybersecurity leader de BearingPoint. C’est pour cela qu’il recommande de revoir les dispositifs de cybersécurité mis en place pour éviter que de nouveaux drames ne se produisent comme on l’a vu cette année.

Global Security Mag : Quel est l’objectif de votre participation au Forum International de la Cybersécurité 2018 (FIC) ?

Adam Wojnicki : Cabinet de conseil en management et technologie, BearingPoint est un cabinet indépendant qui accompagne les directions générales et les directions informatiques des grandes entreprises et des organisations publiques. Le FIC est un événement international important, Par notre présence, nous souhaitons partager notre vision de la cybersécurité qui est devenue un risque redouté par les dirigeants et qui ne doit plus être une discipline uniquement portée par la DSI et relégué aux experts.

GS Mag : A l’ère de l’hyperconnexion, comment les entreprises ou les administrations peuvent-elles s’adapter pour lutter contre les cybermenaces ?

Adam Wojnicki : Une toute nouvelle approche systémique de la cybersécurité est nécessaire. Les attaques de grande ampleur de l’année dernière ont mis en lumière le manque de préparation des organisations à affronter des menaces pourtant connues. Malgré des ressources parfois considérables allouées à la sécurité, ces entreprises et institutions ont succombé à des attaques qui, au départ, ne les ciblaient pas. L’hyperconnectivité ne fait qu’amplifier le phénomène en augmentant la surface d’attaque. Dans ce contexte, il est urgent de se mettre dans la peau d’un attaquant et de revoir sa stratégie de résilience de bout en bout : prévention, protection, détection / réaction, gestion de la crise et de post attaque, car il faut anticiper le jour où une attaque franchira toutes les lignes de défense. BearingPoint propose à ses clients une nouvelle approche d’excellence opérationnelle en cyber sécurité qui s’appuie sur un modèle de cyber-résilience et combine une analyse globale et une priorisation des actions à mener.

GS Mag : Selon vous, l’année 2017 a t-elle permis de sensibiliser le top management aux attaques ?

Adam Wojnicki : En 2017, trois cyber attaques majeures ont frappé : à elle seule, WannaCry a rendu inopérant en quelques jours 300 000 PC dans 150 pays ! Bien qu’initialement très ciblées, ces offensives contaminent instantanément les grandes entreprises et dépassent les frontières des Etats. Chez BearingPoint, nous avons fait le tour de différents pays où notre cabinet est présent. La France semble plus sévèrement touchée comparée à ses voisins européens. Difficile de généraliser cependant, la liste de victimes qui contient aussi quelques grands noms américains. Les impacts de ces attaques sont tangibles et se paient cash : mettant à mal le processus de fabrication et de distribution d’un major pharmaceutique américain, NotPetya a occasionné une perte de chiffre d’affaires de 400 millions $ de même qu’une convocation de son CEO devant une commission parlementaire, inquiète de possibles répercussions sur la filière. En France, c’est un trou de 65 millions € d’EBIT qu’a dû subir un groupe.
Nous le constatons tous les jours : à grand renfort d’alarmisme des médias, les instances gouvernantes des entreprises sont préoccupées par ce nouveau risque Cyber. C’est le business qui est bien souvent à l’initiative sur ce sujet et se tourne vers nous pour du conseil. On en fait jamais trop en matière de sensibilisation, mais le message semble reçu 5/5.

GS Mag : Comment la menace va t-elle évoluer en 2018 ?

Adam Wojnicki : Depuis quelques années déjà la cybercriminalité est devenue une réalité. Les attaques des cybercriminels restent cependant opportunistes la plupart de temps. Elles recherchent des failles partout et attaquent là où elles en trouvent. Il existe aussi des attaques bien ciblées et méticuleusement préparées qui sont très difficiles à contrer. À la suite des évènements qui ont marqué l’année 2017, la perception des menaces devrait évoluer. Les analyses attachent trop d’importance au vecteur (source) de menaces et pas assez aux conséquences potentielles. Même une attaque complétement accidentelle (comme celles qui ont touché des grands groupes par un effet de bord en 2017) ne doit pas être négligée. Il faut désormais raisonner en 3 catégories : attaque accidentelle, attaque opportuniste, attaque ciblée et développer le dispositif en fonction de celles-ci. Peu importe au final qui est derrière la menace, ce qui compte c’est la conséquence subie. En 2018 il faut redouter l’accélération d’occurrences d’attaques, notamment celles opportunistes.

GS Mag : Quel est votre message à nos lecteurs ?

Adam Wojnicki : L’année 2017 a été sans précédent. Il est urgent de revoir les dispositifs mis en place pour éviter que de nouveaux drames ne se produisent. Nous comprenons désormais qu’une perte financière n’est pas qu’hypothétique. Mais des impacts plus graves encore sont à anticiper.


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