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Emmanuel Besson, 6cure : chaque organisation est une cible potentielle d’attaques DDoS

janvier 2018 par Emmanuelle Lamandé

Lors de sa prochaine participation au FIC, 6cure mettra en avant sa gamme de solutions anti-DDoS et présentera également son approche en termes de protection des services DNS. Pour Emmanuel Besson, C.T.O de 6cure, toute organisation doit aujourd’hui se sentir concernée en tant que cible potentielle d’attaques DDoS… d’autant que ce phénomène se démocratise, notamment en raison de l’explosion du nombre de devices connectés, mais aussi de l’expansion du spectre des victimes potentielles.

Global Security Mag : Quel est l’objectif de votre participation au Forum International de la Cybersécurité 2018 (FIC) ?

Emmanuel Besson : L’objectif de notre participation au FIC est de confirmer notre position d’expert dans la lutte contre les dénis de service et de faire part aux visiteurs de l’enrichissement de notre gamme de solutions anti-DDoS, qui permettent de détecter et neutraliser un plus grand nombre d’attaques. Les améliorations et les nouvelles fonctionnalités apportent une meilleure ergonomie et une visibilité accrue pour les utilisateurs, ainsi qu’une plus grande interopérabilité avec des solutions complémentaires du marché (SIEM, notamment).

Nous profiterons également du FIC pour présenter notre approche en termes de protection des services DNS en mettant à l’honneur notre solution « DNS Protection » dédiée à ces infrastructures et leur permettant d’éviter non seulement d’être utilisées à des fins malveillantes, mais également de subir elles-mêmes des attaques favorisées par des DDoS spécifiques.

Enfin, grâce à notre savoir-faire en matière de test de résistance aux attaques DDoS nous tenterons de prouver pourquoi ces attaques doivent faire partie de l’éventail des cyber-menaces à évaluer, et non plus rester loin derrière les évaluations de vulnérabilités ou les tests de pénétration.

GS Mag : A l’ère de l’hyperconnexion, comment les entreprises ou les administrations peuvent-elles s’adapter pour lutter contre les cybermenaces ?

Emmanuel Besson : L’hyperconnexion permettant un accès en temps réel à l’information, il n’est plus à prouver que le chantage à la disponibilité fait désormais partie intégrante du paysage des cybermenaces qui pèsent sur les entreprises et les administrations.

Le défi à relever pour les RSSI est de taille pour se protéger de ces modes d’action, parmi lesquels les DDoS sont toujours plus variés, astucieux, sournois, inédits, ciblés, qui déjouent bien souvent les dispositifs de protection traditionnels, y compris ceux qui sont plus spécialisés contre ces menaces.

La difficulté relève du choix de la solution ou la combinaison de solutions la plus adaptée à chaque contexte.

C’est d’ailleurs pourquoi nous souhaitons mettre en avant cette année notre outil de test de robustesse aux attaques DDoS.

GS Mag : Selon vous, l’année 2017 a t-elle permis de sensibiliser le top management aux attaques ?

Emmanuel Besson : Je pense que 2017 a été une année charnière en termes de sensibilisation pour le top management en raison de l’intensité des attaques, parfois d’envergure mondiale que ce soit pour les PME ou les grands groupes pour qui les conséquences peuvent être très lourdes en termes d’activité et/ou d’image. Au-delà de la médiatisation des attaques, la mise en conformité aux multiples règlementations (LPM, GDPR…) pour les entreprises a également joué un rôle de sensibilisation.

La cybersécurité devient peu à peu un enjeu à part entière pour le top management. Espérons que 2018 soit l’année de la mise en opérations des actions de cybersécurité et que nous dépassions le stade de sensibilisation.

GS Mag : Comment la menace va t-elle évoluer en 2018 ?

Emmanuel Besson : En matière de DDoS, la tendance montre un renforcement de la menace, et plus particulièrement une démocratisation de cette dernière selon deux axes : les moyens et les cibles.

Concernant les moyens, l’explosion des devices connectés au travers de l’IoT, et l’enrôlement de bots sans infection préalable contribuent à renforcer la menace. A titre d’exemple, tout navigateur Web devient désormais un potentiel outil de DDoS, dès lors qu’il exécute à l’insu de l’utilisateur un script d’attaque caché dans une page consultée. On assiste donc à une démocratisation des vecteurs d’attaque, mais aussi des types d’attaques de plus en plus sophistiqués, notamment au niveau applicatif, au-delà du protocole HTTP.

Du point de vue des cibles de ces attaques, on peut également constater une démocratisation dans le sens d’une expansion du spectre des victimes potentielles. En effet, dès lors que le DDoS peut être utilisé comme "écran de fumée", donc comme outil de diversion, il focalisera l’attention des équipes et de l’outillage de sécurité, détournant leur regard d’attaques plus insidieuses, qui viseront à pénétrer les systèmes, installer du code malveillant pouvant permettre à terme l’exfiltration de données, et donc la fuite d’information beaucoup plus sensibles pour l’intégrité de fonctionnement de l’entreprise. Dès lors, toute organisation doit se sentir concernée en tant que cible potentielle d’attaques DDoS, même si elle ne présente sur le Web qu’un site informationnel."

GS Mag : Quel est votre message à nos lecteurs ?

Emmanuel Besson : Profitez du FIC pour venir rencontrer nos experts et échanger sur les thématiques DDoS. Vous ne percevez pas les raisons qui font de vous une cible potentielle pour les attaquants ? Nous ne manquerons pas de vous les expliquer au travers de retours d’expérience ! Echanger sera aussi l’occasion de bannir certaines idées reçues : proximité, souplesse et ergonomie sont compatibles avec anti-DDoS.


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