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Frédéric Benichou, SentinelOne : face aux attaques récentes, les entreprises doivent privilégier les solutions de nouvelle génération

janvier 2018 par Emmanuelle Lamandé

Pour sa seconde participation au FIC, SentinelOne mettra notamment l’accent sur l’importance de déployer des solutions de protection de poste de nouvelle génération (EDR). La nature et la typologie des attaques récentes ont, en effet, montré que les technologies traditionnelles de protection du poste de travail ne protègent plus. Pour Frédéric Benichou, Directeur Régional Europe du Sud de SentinelOne, les organisations doivent ainsi privilégier aujourd’hui des solutions de nouvelle génération, reposant en partie sur l’utilisation du machine learning et de l’intelligence artificielle.

Global Security Mag : Quel est l’objectif de votre participation au Forum International de la Cybersécurité 2018 (FIC) ?

Frédéric Benichou : C’est la seconde fois que SentinelOne participe au FIC. C’est un formidable lieu de rencontre pour les professionnels du secteur, non seulement parmi les acteurs de la cybersécurité, mais également les spécialistes en charge de la sécurité au sein des organisations du privé et du public.

Pour nous, c’est l’occasion de continuer à évangéliser sur l’importance de déployer des solutions de protection de poste de nouvelle génération (EDR). Nous mettrons également en avant nos dernières nouveautés Virtual Patching et Exploit Shield qui viennent compléter notre plate-forme EPP (Endpoint Protection Platform). Plutôt que de se fier au processus classique de patching pour empêcher la survenue d’attaques, les équipes de sécurité peuvent utiliser Virtual Patching de SentinelOne pour réduire considérablement leur surface d’attaque en identifiant les applications obsolètes et en déployant immédiatement une stratégie Exploit Shield pour « empaqueter » une application vulnérable.

GS Mag : A l’ère de l’hyperconnexion, comment les entreprises ou les administrations peuvent-elles s’adapter pour lutter contre les cybermenaces ?

Frédéric Benichou : Il n’y a pas vraiment d’éléments nouveaux dans ce domaine. Toutefois, parmi les points clés d’une bonne organisation pour lutter contre ces cyberattaques on peut avant tout sensibiliser régulièrement les utilisateurs aux risques et les former continuellement aux bons usages. Ainsi on ne répétera jamais assez qu’il ne faut pas ouvrir de messages provenant d’émetteurs inconnus/qui ne sont pas de confiance ; qu’il ne faut pas activer d’options particulières sans connaissance (ex. : Macros dans des documents Office) et qu’il vaut mieux éviter de ramasser et de connecter une clé USB sans en connaitre l’origine.

En parallèle, il reste primordial de disposer des bons outils de protection que ce soit au niveau du filtrage (spam, phishing, etc.), mais aussi des postes de travail et des serveurs sur lesquels les solutions EDR sont désormais devenues incontournables.

Enfin, il reste essentiel de disposer des bons outils de sauvegarde/restauration et de mettre à jour autant que faire se peut les versions des logiciels utilisés avec les derniers correctifs (ce qui nécessite d’avoir également des outils d’inventaire).

GS Mag : Selon vous, l’année 2017 a-t-elle permis de sensibiliser le top management aux attaques ?

Frédéric Benichou : Sur certains sujets la réponse est clairement positive. Ainsi les nombreuses communications autour de la prochaine mise en œuvre du Règlement Général de Protection des Données de l’UE ont contribué à sensibiliser de nombreux comités de direction. De même, ces derniers ont certainement pris conscience de la dangerosité des ransomwares étant donnée l’énorme publicité qui a été faite autour des campagnes Wannacry, NotPetya, BadRabbit, etc., du nombre conséquent de victimes de ces attaques et des coûts engendrés.

Néanmoins, la réponse globale reste négative en ce qui concerne les attaques encore plus sophistiquées et les moyens mis en œuvre pour s’en prémunir. Une grande partie des top managers n’a toujours pas conscience du degré d’exposition de leur entreprise à ce type d’attaques ; et il est certain que la plupart des organisations ne sont pas équipées des outils nécessaires pour s’en protéger.

GS Mag : Comment la menace va-t-elle évoluer en 2018 ?

Frédéric Benichou : Il est toujours difficile de prédire tant les cybercriminels peuvent se montrer imaginatifs. Nous pouvons néanmoins considérer plusieurs évolutions possibles de ce que nous avons vu en 2017. Il est ainsi plus que probable que nous constations :
• Une utilisation de l’intelligence artificielle et du machine learning pour construire des attaques plus discrètes et sophistiquées, en analysant le comportement des utilisateurs et en adaptant les modes d’infection.
• Une prolifération des attaques sans fichier, en environnement Windows et propagation par mouvement latéral (au travers du réseau). Scripts powershell propagés par failles réseau (SMB / c.f. wannacry), ou outils tels que PSexec, rundll, WMI, etc.
• Une augmentation des attaques en environnement MacOS. La surface d’attaque augmentant, les attaques vont automatiquement augmenter également.
• Une poursuite des attaques ciblées sur les mobiles et plus précisément celles touchant les particuliers et les services en ligne (vol de mots de passe, etc.).
• Un retour de « vieilles » attaques, ou d’attaques utilisant des techniques anciennes. Les attaques en 2017 ont montré qu’un grand nombre de machines n’étaient toujours pas corrigées et restaient donc vulnérables à d’anciennes attaques.
• Toujours autant de Ransomware As A Service (RaaS) : de nombreux kits et services sont disponibles en ligne contre quelques bitcoins pour construire sa propre campagne d’attaque ciblée.
• Probablement moins d’attaques d’origine étatique car peu d’élections majeures en 2018.

GS Mag : Quel est votre message à nos lecteurs ?

Frédéric Benichou : La nature et la typologie des attaques récentes ont montré que les technologies traditionnelles de protection du poste de travail, basées sur des antivirus inventés il y a plus de 20 ans et sans grande évolution majeure au cours de la dernière décade, ne protègent plus. Elles ne sont même pas capables de détecter ces attaques.

Toutes les organisations se doivent de considérer des solutions de nouvelle génération, pour la plupart reposant sur l’utilisation du machine learning et de l’intelligence artificielle.


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