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Laurent NOE, OVELIANE : Une bonne hygiène des serveurs est indispensable pour éviter la plupart des attaques

janvier 2019 par Marc Jacob

Pour sa nouvelle participation au FIC, OVELIANE sera au cœur de l’actualité de la cybersécurité grâce à sa solution OSE qui permet d’offrir une véritable hygiène sécurité aux serveurs. Laurent NOE, fondateur d’OVELIANE estime à l’unisson avec le Guide de d’Hygiène de la sécurité édité par l’ANSSI que si une bonne hygiène avait été respectée, la plupart des attaques n’auraient pas pu avoir lieu.

Global Security Mag : Quelle actualité allez-vous mettre en avant à l’occasion de la 11ème édition du Forum International de la Cybersécurité ?

Laurent NOE : Nous avons énormément de chance. Cette année, ce n’est pas nous qui venons avec une actualité mais l’actualité qui vient à nous.
Depuis longtemps, nous martelons que la base de la sécurité est la prévention, par l’application d’une vraie hygiène sécurité, certes au niveau de la conception mais aussi et surtout de l’exploitation.
Le guide d’hygiène écrit à l’ANSSI par les équipes de Guillaume POUPARD va dans ce sens. Dès les premières lignes de l’avant-propos, il est précisé que si une bonne hygiène avait été respectée, la plupart des attaques n’auraient pas pu avoir lieu.

Au FIC, nous venons présenter OSE dont le rôle est de contrôler en continu l’hygiène sécurité des assets d’un SI. Cette solution est déjà utilisée par des clients importants dans des domaines très sensibles (ou par de plus petites structures pour des besoins de sécurité mais surtout de tranquillité) qui utilisent notre solution pour prévenir des attaques sur des systèmes d’information particuliers ou sur des serveurs dont dépend une partie importante de leurs activités. Ces clients se trouvent en France mais aussi à l’étranger.

Notre objectif, à partir de maintenant et en particulier au FIC est de réussir à faire passer ce message : il vaut mieux prévenir que guérir et nous pouvons vous y aider.

GS Mag : Selon vous, qu’ils soient d’ordre psychologique, technique, humain ou financier, quels sont les défis liés à la sécurité et à la privacy « by-design », thème du FIC 2019 ?

Laurent NOE : Ce thème amène à revoir la façon d’aborder la sécurité. Depuis presque 20 ans, l’approche a été de traiter chaque menace avec une solution de sécurité adaptée (Firewall, antivirus …). Mais tout le monde s’est aperçu que les attaquants avaient forcement une longueur d’avance et qu’à chaque nouvelle menace, certains étaient touchés avant qu’une solution n’émerge. En parallèle, les bonnes pratiques que tout le monde avait et qui étaient liées aux concepts mêmes des gros systèmes (cloisonnement des droits et des rôles, intégrités …) ont été progressivement abandonnées ou tout au moins, moins suivies.

L’évolution des attaquants et du contexte géopolitique et économique a fait changer les mentalités. Un souci de mise en conformité est apparu. Son objectif est de prévenir les menaces plutôt que de les combattre. Le « security and privacy by design » et le contrôle de l’hygiène du système d’information vont dans ce sens.

Cet enjeu est compris mais nécessite de faire bouger l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Cela concerne autant la conception des outils de production que les utilisateurs, l’organisation des services transverses que les outils informatiques, les dirigeants que l’ensemble du personnel. La sécurité doit être prévue à la conception mais il faut aussi vérifier que l’utilisation et les évolutions ne la fassent pas diminuer.

Tout ceci va donc prendre beaucoup de temps.

GS Mag : Quels sont vos 3 conseils aux organisations pour relever ces défis ?

Laurent NOE : Tout d’abord de garder comme premier objectif de travailler à renforcer la sécurité et non de se focaliser sur le respect aveugle des normes et règles. L’objectif de la réglementation est de réduire les risques, il ne faut pas, pour s’y conformer, les augmenter en oubliant l’essentiel.

Ensuite, impliquer l’ensemble de l’entreprise. La sécurité n’est plus uniquement l’affaire des équipes sécurités mais de tous les acteurs. Tout le monde dans l’entreprise a un impact sur le niveau de sécurité globale (qui ne connait pas le cas d’un « simple utilisateur » ayant cliqué sans méfiance sur une pièce jointe ou un lien frauduleux dans un courriel ?). Négliger ce point, c’est risquer de faire des investissements colossaux et inutiles.

Enfin, privilégier la prévention à la correction. Intégrer la sécurité dès la phase de conception et vérifier l’hygiène générale en permanence.

GS Mag : Qu’est-ce qui a changé pour les entreprises avec le RGPD et où en sont-elles dans leur mise en conformité ?

Laurent NOE : La réponse à cette double question est très dépendante de la taille des structures. Pour les grandes entreprises, le souci de la sécurité est présent depuis longtemps. Néanmoins, régulièrement, les budgets étaient faibles ou rabotés en fonction de l’activité. Le risque financier (forte amende) induit par le RGPD a recentré cette problématique au cœur des préoccupations à un niveau décisionnaire très élevé.

Cette mesure étant arrivée de façon globalement concomitante à la LPM, pour certains, elle concerne une grosse partie du SI.

Pour les petites structures, la sécurité était parfois un risque très lointain et donc totalement ignoré. La vague de ransomwares et maintenant la RGPD ont fait prendre conscience qu’une attaque informatique pouvait entraîner la disparition d’une structure, soit par la paralysie du SI et la perte de données, soit par l’amende et la perte d’image.

Le problème est la notion de mise en conformité, qui reste relativement floue. Le gros du travail a été initié sur le plan juridique et organisationnel. Le travail sur l’aspect technique reste encore largement à faire.

GS Mag : A quoi devons-nous, selon vous, nous attendre en 2019, que ce soit du côté de l’attaque ou de la défense ?

Laurent NOE : 2019 ira, de mon point de vue, dans le même sens que 2018.
Les cyber attaquants sont organisés, outillés, formés. Leurs objectifs sont économiques (vol de données, détérioration d’image, espionnage) ou géo politiques.
Le temps de l’attaquant amateur est révolu. Il s’agit plus d’une guerre contre de véritables armées ou des bandes organisées.
Cette tendance devrait se poursuivre pendant un nombre certain d’années.

GS Mag : Quel est votre message à nos lecteurs ?

Laurent NOE : « Il vaut mieux prévenir que guérir. ». Avant de mettre en place batterie de solutions de sécurité, contrôler l’hygiène de son système d’information peut être salvateur et permettre des économies importantes. OVELIANE avec sa solution OSE peut sensiblement vous aider dans cette tâche.

- Pour en savoir plus
Laurent NOE
Espace Innovation (E30 – en face E31)
laurent.noe@oveliane.com
Tél. 01 43 34 09 04

http://www.oveliane.com/


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