Le partenariat Microsoft – Thalès contribue à l’alliance de technologies de pointe, d’un savoir-faire et d’une expertise incomparable sur le marché. Mais au-delà de cette opération prometteuse et intelligente, celle-ci soulève quelques interrogations :
– Quels seront les Etats clients de cette solution ? S’agit-il des Etats qui auront accepter de résigner leur souveraineté technologique aux Etats-Unis et à la France ?
– Comment l’équilibre militaire va-t-il s’instaurer entre le client et le fournisseur ?
« Sur le papier, il est mentionné sans aucun doute possible que les entreprises n’auront JAMAIS accès aux informations du client. Mais dans la réalité nous savons très bien que ces deux entreprises sont hébergées dans des pays qui limitent les conditions du chiffrement et qui pour l’un d’entre eux soumet la commercialisation de ce dernier à un contrôle du Département d’Etat. De plus, Guillaume Poupard n’a cessé de rappeler, à juste titre qu’il ne fallait pas allouer la gestion de sa cybersécurité à un Etat tiers… ».
Cet accord pourrait remettre en cause les notions souveraines et la maitrise des données par les Etats qui n’ont pas la faculté de produire eux-mêmes une technologie opérante, de niveau militaire et unique. « Il convient également de s’interroger sur les stratégies politiques et militaire de la France et des Etats-Unis….. Mais tant que ce n’est pas dans le cloud, c’est un secret bien gardé », conclut Frans Imbert-Vier.







