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Jean-Yves Le Drian, FIC : le ministère de la Défense recrute toujours plus de combattants numériques

janvier 2017 par Emmanuelle Lamandé

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est venu présenter les futures lignes du plan d’action de cyberdéfense, à l’occasion de la 9ème édition du Forum International de la Cybersécurité. L’espace numérique étant devenu une nouvelle zone d’affrontement, le ministre souhaite aujourd’hui développer une doctrine de défense pour les opérations cyber, et créer un commandement dédié à ces opérations. Il faut, de plus, selon lui, renforcer l’attractivité de la filière, et continuer à former et recruter toujours davantage de combattants numériques.

« La fréquence et l’ampleur des attaques numériques augmentent sans cesse, tout comme leur sophistication technologique », souligne Jean-Yves Le Drian. Nous sommes aujourd’hui dans un monde de guerre, et l’espace numérique est devenu une nouvelle zone d’affrontement, y compris entre États. Face à ce constat, différentes initiatives ont été lancées par le ministère de la Défense, afin de renforcer la cyberdéfense militaire française. Plus de 2 milliards d’euros ont d’ailleurs été investis depuis le lancement du Pacte Défense Cyber en 2014.

Cyberdéfense : une affaire de compétences techniques et humaines de haut niveau

« La montée en puissance des capacités cyber du ministère de la Défense passe aussi par la mise en œuvre d’une politique de recrutement ambitieuse car la cyberdéfense est avant tout une affaire de compétences techniques et humaines de haut niveau. Au terme de l’augmentation prévue par l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire, ce sont 3 200 personnes qui devraient, pour la défense, participer à la mission « cyber ». » La réserve citoyenne de cyberdéfense compte, quant à elle, plus de 400 réservistes dans ses rangs, et ce chiffre devrait atteindre les 4 000 d’ici fin 2019.

Le ministère souhaite, en effet, recruter toujours plus de combattants numériques, afin de soutenir les missions de renseignement et d’investigation, de protection, de défense et d’action dans le cyberespace. Les profils recherchés sont divers et dans des domaines variés : ingénierie logicielle, administration système et sécurité, SSI, évaluation des systèmes, lutte informatique défensive, veille sur les réseaux sociaux… Les postes à pourvoir sont majoritairement proposés en Ile-de-France et en Bretagne. Il faut, de plus, renforcer l’attractivité de la filière, notamment auprès des plus jeunes et des étudiants, mais aussi former ces combattants numériques de manière initiale et continue.

Développer une doctrine de défense pour les opérations cyber

Au-delà de ces initiatives, le ministre de la Défense a décidé « de développer une doctrine de défense pour les opérations cyber et d’intégrer de la sorte l’ensemble de la dimension numérique de l’action armée à notre pensée militaire. Aux termes de cette doctrine, la Défense structurera les objectifs stratégiques et militaires qu’elle poursuit dans l’espace numérique au travers des actions de renseignement, des mesures de protection et des opérations que les forces armées seront amenées à y conduire. Pour atteindre ces objectifs, j’ai décidé de créer un commandement des opérations cyber, un CYBERCOM, qui contribuera à asseoir notre souveraineté et notre indépendance nationales, et qui sera opérationnel à la fin du premier trimestre 2017 », explique-t-il.

En outre, la France a besoin de partenaires qualifiés et de confiance. Elle doit aussi répondre aux défis du recrutement et de la formation, pérenniser ces vocations et développer des carrières. Le Pôle d’Excellence Cyber, à travers ses actions de formations notamment, est l’une des réponses à ces nouveaux enjeux.

Détecter et accompagner les technologies innovantes

« Nous devons également acquérir notre souveraineté numérique. Il faut, qu’avec l’ANSSI, nous puissions développer et s’assurer du niveau de protection et de confiance des solutions. Nous devons nous emparer des technologies majeures, et créer un tissu de PME de taille suffisante, afin qu’elles puissent faire maturer leurs technologies. C’est aussi le rôle du ministère de le Défense de détecter les technologies innovantes et de les accompagner dans leur évolution.

Il faut que la cyberdéfense soit, demain, considérée comme un atout essentiel. Il s’agit d’un enjeu fondamental pour la Nation, auquel nous avons les capacités de répondre », conclut-il.


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