Selon cette étude, la plupart des professionnels de la santé interrogés demeurent confiants dans les protocoles de cybersécurité de leurs établissements, en dépit de craintes par rapport à leurs propres données médicales et à l’infrastructure de santé en général. En fait, ils sont 79 % à se dire préoccupés par la cybersécurité de leurs propres dossiers médicaux. En parallèle, 68 % estiment que les établissements au sein desquels ils exercent déploient des mesures suffisantes pour protéger le secret médical et les données à caractère personnel des patients contre les cyberattaques.
Autres constats de l’étude :
• 87 % des professionnels interrogés redoutent que la fiabilité et la disponibilité de l’infrastructure de santé critique puissent être compromises par des cyberattaques.
• Les participants à l’enquête sont partagés quant au rôle des réglementations en matière de cybersécurité. Le tiers d’entre eux (33 %) estiment celles-ci trop nombreuses dans le secteur de santé, alors qu’ils sont 29 % à les juger insuffisantes.
• 76 % des participants pensent que l’ouverture de portes dérobées, par obligation administrative, dans les technologies de chiffrement risquerait de nuire au secret médical et à la confidentialité des données à caractère personnel des patients.
« À l’évidence, les professionnels de la santé sont profondément préoccupés par la protection de leurs propres dossiers médicaux », précise Nick Hunter, responsable senior de la veille sur les menaces chez Venafi. « Malheureusement, la propagation des cyberattaques est semblable à celle des maladies infectieuses ; les assaillants ciblent les victimes à l’hygiène de sécurité douteuse, s’adaptent en un clin d’œil au terrain et ont appris à se servir des défenses de sécurité pour dissimuler leurs activités malveillantes à la vue de tous. Il va falloir un effort concerté à l’échelle du secteur de la santé pour améliorer les résultats dans le domaine de la cybersécurité. »






