Que la sécurité du cloud soit avec vous : les conseils pour se protéger du côté obscur

Pour les entreprises, le cloud représente la puissance, la flexibilité,
l’évolutivité et le contrôle. Cette énorme puissance de calcul est le fruit d’une
infrastructure informatique interconnectée et mondiale. Elle englobe aussi bien les
entreprises et que les individus, et leur donne plus de liberté. C’est un facteur de
cohésion pour l’économie mondiale. De la même façon, la Force donne au Jedi sa
puissance et lui permet d’accomplir de véritables exploits et de renforcer ses
capacités. Il s’agit d’un champ d’énergie créé par tous les êtres vivants. Elle nous
enveloppe et unit la galaxie tout entière.

Bien que la Force puisse être utilisée pour faire le bien, elle possède un côté
obscur qui imprègne son utilisateur de malveillance et d’agressivité. On peut dire
la même chose du cloud, qui offre de nombreux avantages, mais doit être sécurisé
afin que sa puissance soit correctement utilisée. Quels sont les certifications et
protocoles de sécurité des services cloud ? Où sont stockées les données des
entreprises ? Comment sont-elles protégées ? Qui peut y accéder ? Combien de temps
le fournisseur de service cloud conserve-t-il des copies des données ?

Voici trois méthodes proposées par Blue Coat afin de se protéger du côté obscur :

La Force du mal : lorsqu’un ver, virus ou botnet communique avec son centre de
commande et de contrôle afin d’envoyer des données dérobées à un ordinateur « maître
 », les criminels brouillent les communications. Les logiciels malveillants utilisent
également le chiffrement afin de masquer les informations qu’ils transmettent à des
serveurs cloud par le biais du réseau, y compris des mots de passe ou des données
sensibles telles que des coordonnées bancaires volées. En effet, selon CGI
Security1, il est plus facile de lancer une attaque contre une organisation par le
biais d’applications chiffrant leurs communications. Ainsi, une tentative de
phishing peut passer inaperçue, car le système de prévention des intrusions en place
est incapable d’examiner le trafic SSL et d’identifier le malware, et parce que les
pare-feu de l’entreprise n’alertent personne de la nécessiter de bloquer ces
paquets. Les malwares tels que Zeus sont célèbres en raison de leur utilisation du
chiffrement ainsi que d’autres astuces afin de rendre leurs communications avec
leurs centres de commande et de contrôle (C&C) indétectables des équipements de
sécurité.

Que faire : s’assurer de disposer d’une visibilité sur le trafic cloud chiffré par
SSL. Il faut pour cela utiliser des outils dédiés mettant en œuvre des portails
sécurisés et d’autres systèmes avancés de protection des réseaux en périphérie afin
d’inspecter le trafic une fois celui-ci déchiffré.

La Force du mal : les criminels cherchent des failles en périphérie du cloud, comme
des interfaces et des API non sécurisées. En effet, les administrateurs
informatiques utilisent des interfaces pour le provisionnement, la gestion,
l’orchestration et la supervision du cloud. En outre, les API sont essentielles à la
sécurité et à la disponibilité des services cloud génériques. Des rapports publiés
par la Cloud Security Alliance2 révèlent que plus des organisations et des tiers
s’appuient sur ces interfaces pour créer des services supplémentaires, plus la
complexité augmente, car les organisations peuvent être contraintes de soumettre
leurs identifiants à des tiers afin de pouvoir utiliser leurs systèmes cloud. Cette
complexité peut ouvrir des boulevards permettant le piratage de ces identifiants qui
sont alors susceptibles d’être utilisés pour accéder à des données au sein de
systèmes cloud

Que faire : chiffrer ou « tokeniser » les données avant qu’elles n’atteignent les
systèmes cloud. Ainsi, si le côté obscur parvenait à infiltrer ces derniers, il n’y
trouverait que des valeurs de remplacement inexploitables

La Force du mal : le côté obscur peut parfois pousser les utilisateurs à oublier les
règles d’entreprise indiquant que les données réglementées et sensibles (comme
celles de santé ou relatives à des cartes de paiement) ne peuvent pas être stockées
dans des environnements de cloud public, ou que certains utilisateurs ne peuvent pas
accéder à des systèmes cloud sensibles depuis certains emplacements.

Que faire : contrôler le Shadow IT et le Shadow Data (informatique fantôme).
Déterminer quels services cloud sont utilisés, leurs risques relatifs, et quels
types de données y sont envoyées. En partant de ces informations, utiliser des
technologies telles que des courtiers d’accès sécurisé au cloud afin de superviser
le comportement des utilisateurs et de repérer la moindre activité anormale. Prendre
également des mesures en amont, telles que le chiffrement des données sensibles,
afin d’assurer une utilisation sécurisée du cloud et de garantir longue vie et
prospérité à votre entreprise (oups, ça c’est le slogan d’une autre franchise
cinématographique).

Quelques mesures spécifiques :

Restreindre l’accès des employés à la variété de nouvelles applications cloud qui
sont apparues au cours des 5 dernières années. Tirer parti des flux d’informations
sur le cloud : celles-ci peuvent permettre à votre organisation de comprendre les
risques relatifs liés à l’utilisation de certaines applications cloud.

Définir des politiques afin d’empêcher certains types de données de quitter votre
organisation grâce à des solutions de prévention contre la perte de données (DLP).
Celles-ci effectuent des analyses en continu à la recherche de données de patientes,
de cartes de crédit et des numéros de sécurité sociale.

Inspecter le contenu issu des applications cloud et allant vers l’entreprise ;
effectuez des analyses de contenu approfondies afin d’empêcher les malwares et
autres menaces complexes de pénétrer vos organisations.

Les entreprises peuvent et doivent bien connaître les menaces (internes comme
externes) pesant sur leurs infrastructures et données cloud. Elles doivent également
se servir des conseils susmentionnés comme d’un guide afin de faire face à ces
menaces en adoptant les approches et technologies de sécurité informatique les plus
efficaces qui soient. Seule une gestion proactive et sage des risques du cloud
permettra de profiter de sa puissance sur les plans organisationnel et
technologique.

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