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Laurent Curny, Verizon : L’ approche de la sécurité doit être centrale, au cœur même des projets

septembre 2016 par Marc Jacob

Lors des Assises de la Sécurité, plusieurs experts de Verizon viendront débattre du rôle de la sécurité dans le contexte des nouvelles technologies réseau : Virtualised Network Services (VNS), les nouveaux services réseau virtualisés de Verizon, et d’autres technologies d’innovation comme l’Internet des objets (IoT). Laurent Curny, Verizon considère qu’avec l’entrée de plein pied dans l’ère digitale, la sécurité ne doit plus être considérée comme un facteur isolé. Son approche doit être centrale, au cœur même du projet d’implémentation.

GS Mag : Qu’allez-vous présenter à l’occasion des Assises de la Sécurité ?

Laurent Curny : Plusieurs experts seront présents cette année pour débattre du rôle de la sécurité dans le contexte des nouvelles technologies réseau : Virtualised Network Services (VNS), les nouveaux services réseau virtualisés de Verizon, et d’autres technologies d’innovation comme l’Internet des objets (IoT). Il y sera question des défis à relever et des avantages à attendre, ainsi que de la nécessité d’un alignement étroit des stratégies de sécurité qui conditionne la réussite des initiatives numériques.

Marc Chousterman, architecte senior de solutions de sécurité chez Verizon, animera une table ronde le 5 octobre 2016 entre 16:00 et 16:45 sur le thème : « Le WAN : de « véhicule des menaces » à la protection active des applications et des données. » Marc sera rejoint par des membres de la direction française de Verizon, de l’équipe de sécurité, et de l’équipe gouvernance, risque et conformité.

Nous exposerons nos solutions de sécurité, stand #88 au Forum Grimaldi.

GS Mag : Quel va être le thême de votre conférence ?

Laurent Curny : Notre monde change et devient essentiellement « digital ». Les données, devenues l’une de nos ressources professionnelles et personnelles les plus précieuses, sont désormais omniprésentes et leurs volumes augmentent de façon exponentielle. De nouvelles technologies, comme celles de l’Internet des objets (IoT), produisent toujours plus de données via les capteurs IoT, qui aident à prendre des décisions avisées pour aboutir à de meilleurs résultats. Et nous ne sommes qu’aux prémices de cette explosion des données.

Une chose est sûre, les criminels sont attirés par l’argent, or l’argent réside dans les données. L’intensification des volumes de données numériques se traduira, théoriquement, par de nouvelles opportunités pour les cybercriminels qui pourront emprunter de nouvelles portes d’accès. Toutefois, nous autres professionnels de la sécurité constatons un manque d’entrain de la part de certaines organisations à investir dans des solutions de sécurité. Pourquoi ? Est-ce lié à un défaut de responsabilité ou plutôt à des craintes et un climat d’incertitude ?

Plus les systèmes de prévention des cyberattaques évoluent, plus les cybercriminels font preuve d’ingéniosité pour infiltrer ces systèmes. C’est un cycle sans fin. Un ancien système de sécurité ne sera pas suffisant pour contrer les cyberattaques de demain, c’est certain. Mais cette modernisation cyclique des systèmes de sécurité ne doit pas non plus être synonyme de lourds investissements.

Les investissements réalisés pour déployer et assurer la maintenance d’infrastructures de grande envergure et de systèmes pèsent lourd pour de nombreuses entreprises. Ceci explique pourquoi beaucoup rechignent à moderniser leurs systèmes de sécurité, y voyant une dépense de plus. Mais avec les nouveaux réseaux virtuels et les solutions de sécurité managée, ce n’est plus le cas. Les entreprises peuvent se montrer plus sélectives dans le choix de leurs investissements, opter pour le modèle de consommation ‘as-a-service’ et se rapprocher de fournisseurs de services gérés de sécurité qui connaissent leur secteur et comprennent leurs problématiques.

Nous invitons les participants aux Assises à venir discuter avec nous de cette évolution digitale, et plus important encore du rôle fondamental que la sécurité devrait jouer dans le contexte de ces nouvelles technologies.

GS Mag : Quelles sont les grandes tendances du marché de la sécurité dans votre domaine ?

Laurent Curny : Plus que jamais, nous ne devons pas envisager la sécurité comme une problématique autonome. Avec l’adoption généralisée de nouvelles technologies comme les réseaux logiciels, Software-Defined Networks, l’IoT, etc., l’approche de la sécurité doit être centrale, au cœur même du projet d’implémentation.

Une autre évolution majeure concernant les services de cyberdéfense réside dans la consolidation des activités de prévention, de détection et de défense dans un centre SOC (Security Operations Center) unique. Outre la technologie, ce SOC se concentrera aussi sur les processus permettant la détection au plus tôt des attaques et des compromissions et sur l’organisation la plus efficace des capacités d’intervention. Le recours à la cyber intelligence est essentiel pour permettre aux organisations de concentrer leurs efforts et leurs effectifs sur les risques pour leur activité. De nombreuses entreprises font confiance à Verizon pour maintenir leurs activités SOC opérationnelles 24h/24 et 7j/7.

GS Mag : Comment va évoluer votre offre pour 2016/2017 ?

Laurent Curny : Les experts de Verizon vont continuer à travailler main dans la main avec nos clients pour leur conseiller les pratiques de sécurité et de mise en conformité adaptées à leurs besoins spécifiques et leur recommander les dernières technologies disponibles.

Verizon est un leader des solutions de sécurité managées à destination des entreprises des services financiers, de la vente au détail, du secteur public, des technologies de la santé, de la fabrication industrielle, de l’énergie et des transports. Verizon combine de puissantes technologies analytiques, des sources de renseignement, et un large panel de services professionnels et managés. Ces derniers incluent des services de sécurité avancée et de protection personnalisable contre les menaces, de surveillance et d’analyse, d’intervention rapide, d’enquête sur les incidents ou encore de gestion d’identité. Verizon mobilise l’expertise de plus de 550 consultants partout dans le monde pour aider les entreprises à mieux se protéger contre les risques grâce à une approche proactive de la lutte contre les menaces de sécurité.

GS Mag : Quelle sera votre stratégie commerciale pour 2016/2017 ?

Laurent Curny : Nous allons continuer de faire profiter nos clients des promesses du numérique. Nous souhaitons mettre à profit les réseaux les plus fiables et les technologies les plus récentes pour leur permettre de concrétiser leur vision d’entreprises et de modes de vie innovants.

GS Mag : Quel est votre message aux RSSI ?

Laurent Curny : Souvent contraints par des ressources et budgets limités, ainsi que par la pénurie de professionnels IT qualifiés, les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) doivent constamment réévaluer leurs stratégies, se tenir informés des nouvelles menaces de sécurité et identifier les priorités d’affectation des ressources. Mais l’évolution des technologies, des réseaux, de l’Internet des objets, du cloud et de la mobilité, fait que ce rôle prend une nouvelle ampleur et redéfinit ce que l’on attend de la sécurité. Etre un RSSI aujourd’hui n’est pas de tout repos.

La sécurité n’est pas un facteur isolé et ne doit pas être traitée de façon autonome. Elle s’inscrit véritablement dans l’équation de la transformation numérique par la technologie.
Il s’agit dans un premier temps de réunir les fondamentaux de la sécurité. Verizon a révélé avec son rapport 2016 Data Breach Investigation Report qu’il n’existe pas de système impénétrable mais qu’une défense élémentaire convenable peut suffire à décourager les cybercriminels qui préféreront une cible plus facile. Nous nous sommes rendu compte que de nombreuses entreprises ne se sont toujours pas dotées de mesures élémentaires de défense ou qu’elles ne les ont pas déployées correctement. C’est incroyable compte tenu de l’intensité de l’activité cybercriminelle qui nous entoure. A titre d’exemple, 63% des compromissions de données avérées sont imputables à l’utilisation de mots de passe volés, faciles à deviner ou de mots de passe par défaut qui n’ont pas été modifiés. Dans la plupart des cas d’attaques, ce sont des vulnérabilités connues et non corrigées qui sont exploitées, alors que des correctifs existent et sont disponibles depuis des mois voire des années.

Voici quelques recommandations basiques à suivre :
• sachez quels scénarios d’attaques sont les plus fréquents dans votre secteur d’industrie ;
• instaurez l’authentification bifactorielle pour l’accès à vos systèmes ;
• encouragez vos collaborateurs à opter pour l’authentification bifactorielle y compris quand ils se connectent aux applis des réseaux sociaux ;
• installez rapidement les correctifs disponibles et n’autorisez l’accès qu’aux seules personnes qui en ont absolument besoin ;
• surveillez tous les points d’entrée et chiffrez les données ;
• sensibilisez le personnel aux bonnes pratiques de sécurité dans toute l’organisation.
• surtout, sachez de quelles données vous disposez et protégez-les d’une façon adaptée.

La sensibilisation des utilisateurs est la meilleure et la première ligne de défense contre les cybercriminels, et c’est le manque de prise de conscience de quelques entreprises qui explique les succès à répétition de la majorité des cyber-attaques. On assiste à une recrudescence des attaques de phishing, qui s’exécutent rapidement puisqu’il suffit d’ouvrir une pièce jointe malveillante pour que l’infection par un malware s’opère en l’espace de quelques secondes. Il nous apparaît essentiel que les différents secteurs d’industrie continuent de partager des informations sur la cybercriminalité et les tactiques employées. C’est à travers cette richesse d’information que nous pourrons mieux éduquer les entreprises de tous secteurs à combattre le cybercrime.


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