« Tandis que les utilisateurs français s’inquiètent légitimement de la protection de leur vie privée, il apparaît un réel décalage entre cette inquiétude et les méthodes utilisées pour se protéger, indique Vince Steckler, Président Directeur Général d’Avast. Les utilisateurs disposent d’une multitude d’appareils à sécuriser et de mots de passe à se remémorer, ce qui peut devenir pénible et compliqué. Lorsque les utilisateurs se sentent contraints, ils ont tendance à utiliser par défaut les pratiques qui mettent leur vie privée en danger. »
Avast a également découvert que la longueur moyenne d’un mot de passe est de huit caractères et que 95 % d’entre eux contiennent uniquement des lettres et des chiffres et seulement 4,7 % incluent des caractères spéciaux. Malheureusement, les sites web rendent trop simple la procédure de création de mots de passe, augmentant la possibilité d’utiliser un mot de passe faiblement sécurisé. Parmi les 20 sites français les plus visités, 16 ne requièrent pas de mot de passe nécessitant une combinaison de lettres majuscule/minuscule, de chiffres ou de caractères spéciaux. Dix acceptent les mots de passe avec seulement six caractères, et deux avec moins de six caractères. Les experts en sécurité recommandent d’utiliser des mots de passe avec pas moins de 16 caractères et un mélange de lettres et de chiffres. Pour plus d’un tiers des personnes interrogées (36,5 %), le fait qu’un mot de passe au niveau de sécurité élevé soit “trop difficile à retenir” est considéré comme l’une des raisons principales pour de pas l’utiliser.
Selon les recherches Avast, 1/5 des répondants admettent qu’ils n’utilisent ni mot de passe, ni code PIN pour protéger leurs écrans de smartphones des regards indiscrets. 62,7 % affirment qu’ils ne changent jamais ou très rarement leurs mots de passe de connexion pour accéder aux sites web, même après avoir été avertis qu’un site a été la cible d’une faille.
« Nous rendons les choses trop faciles en ce qui concerne le vol d’information personnelle – que ce soit par paresse ou parce que les sites ne nous y contraignent pas plus, poursuit Vince Steckler. Pour protéger notre vie privée, nous devons modifier notre comportement et cela implique l’utilisation de meilleures méthodes de gestion de mots de passe. »
*Enquête réalisée auprès de 5,666 utilisateurs en France, octobre 2015.






