L’intelligence artificielle modifie les priorités des équipes cybersécurité. Selon le nouveau rapport de Bitdefender, les organisations doivent désormais sécuriser des environnements plus complexes, mêlant systèmes IA internes, grands modèles de langage, infrastructures cloud, applications et identités.
Le rapport montre que près de la moitié des organisations ne disposent pas d’une visibilité complète sur les usages IA de leurs collaborateurs.
Si 51,8 % des répondants déclarent avoir une visibilité complète sur les usages autorisés et non autorisés, 47,4 % reconnaissent n’avoir qu’une visibilité partielle, voire aucune visibilité, sur les outils d’IA fantôme ou les comptes personnels utilisés à des fins professionnelles. Les systèmes IA internes et les LLM arrivent en tête des préoccupations, cités par 45 % des répondants, devant les infrastructures cloud et applicatives, à 44 %, puis les systèmes IAM, à 33,3 %. Bitdefender souligne toutefois un décalage de perception, puisque 20,4 % des répondants estiment que le risque de fuite de données sensibles dans des LLM publics reste faible ou très faible.
Les incidents déclarés confirment également la pression sur les environnements numériques.
Les violations touchant les infrastructures cloud ou les applications arrivent en tête, avec 41,8 %, devant les compromissions d’e-mails professionnels, à 35,9 %, et les ransomwares, à 25,6 %. Par ailleurs, 59,2 % des répondants indiquent avoir subi des attaques d’ingénierie sociale alimentées par l’IA au cours des douze derniers mois.
Le rapport met aussi en avant la difficulté à réduire la surface d’attaque. Les principaux freins cités sont la charge liée au maintien des règles de durcissement et des exceptions, à 38 %, la crainte de perturber les opérations, à 35,4 %, et le manque de ressources, à 34,6 %. Autre point sensible, 55,2 % des répondants ayant subi un incident déclarent avoir été invités à ne pas le divulguer, alors qu’ils estimaient qu’il aurait dû être signalé aux autorités. Dans le même temps, 76,1 % des répondants indiquent qu’ils pourraient changer de fournisseur de cybersécurité pour des raisons liées à la souveraineté des données, à la juridiction ou à l’accès potentiel de gouvernements étrangers.
« L’expansion de la surface d’attaque, la prolifération rapide des menaces alimentées par l’IA et les pressions opérationnelles persistantes obligent les organisations à repenser en profondeur leur approche de la sécurité », déclare Andrei Florescu, President and General Manager de Bitdefender Business Solutions Group.
L’enquête a été menée par Censuswide entre avril et juin 2026 auprès de 1 201 professionnels IT et sécurité dans des entreprises de 500 employés ou plus, en France, Allemagne, Italie, Singapour, au Royaume-Uni et aux États-Unis.






