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En France, 13,7 millions de personnes ont été confrontées à la cybercriminalité au cours de l’année écoulée

novembre 2016 par Norton by Symantec

Norton by Symantec a publié les résultats de son rapport annuel sur les cyber risques : au cours de l’année écoulée, 13,7 millions de Français ont été victimes d’actes de cybercriminalité. Les attaquants continuent de profiter d’un manque de vigilance de la part des utilisateurs. Le rapport montre que le coût financier lié au cyber crime s’élève à près d’ 1,8 milliard d’euros en France (environ 117 milliard d’euros au niveau mondial). Quant au « coût temps », les Français victimes d’acte de cyber crime passent en moyenne 9,6 heures à en gérer les conséquences.

L’enquête, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 20 907 personnes répartis dans 21 pays, dont 1 008 Français, illustre l’impact de la cybercriminalité et révèle qu’alors que la prise de conscience commence à s’intensifier, de nombreuses personnes restent trop laxistes quant à la protection de leurs informations personnelles. Plus des trois-quarts des Français (77 %) savent qu’ils doivent activement protéger leurs informations en ligne, mais sont toujours enclins à cliquer sur des liens ou à ouvrir des pièces jointes douteuses provenant d’expéditeurs inconnus.

Les catégories les plus affectées par le cybercrime sont les 18-34 ans – 29 % d’entre eux en ont été victimes l’an passé. Par ailleurs, 31% des voyageurs fréquents, 26% des parents et 21% des hommes ont reconnu avoir été concernés par le sujet au cours de l’année passée.

Si les comportements qui ne respectent pas les règles élémentaires de sécurité en ligne sont mis en évidence par le rapport, 81 % des Français savent reconnaitre un email de phishing, ce qui les place au premier rang européen et mondial. Ce score élevé résulte probablement des efforts de pédagogie des institutions gouvernementales et financières sur le sujet.

« La conclusion de notre rapport 2016 est sans appel : les internautes ont de plus en plus conscience qu’il est indispensable de protéger leurs informations personnelles en ligne mais n’ont pas envie de prendre les précautions adéquates pour assurer leur sécurité », déclare Laurent Heslault, expert en cyber-sécurité Norton by Symantec. « La paresse des utilisateurs n’évolue pas, mais dans le même temps, les cyber-attaquants affinent leurs compétences et adaptent leurs fraudes pour profiter davantage des internautes. Le besoin d’éducation n’a jamais été aussi fort et il est donc crucial de prendre des mesures appropriées. »

Les internautes savent que le risque est réel

La cybercriminalité est aujourd’hui si courante et répandue que les internautes la considèrent comme un risque équivalent à ceux du monde réel :
• Près de la moitié des internautes (46 %) déclare qu’il est devenu plus difficile d’assurer sa sécurité en ligne que dans le monde physique et réel ;
• Presque la moitié (47 %) estime que saisir ses informations financières sur Internet, en étant connecté à un réseau Wi-Fi public, serait plus risqué que de lire à voix haute son numéro de carte dans un lieu public ;
• Un Français sur 2 pense qu’il est plus probable que quelqu’un accède frauduleusement à leurs appareils domestiques connectés plutôt qu’à leur logement.

Et les risques sont bien réels

Les actes de cybercriminalité les plus fréquents en France sont le vol de mot de passe (14 %) et la fraude à la carte de crédit (10 %). Les deux reflètent un besoin encore présent de sensibilisation du public sur la sécurité en ligne ; en effet :
• Les Français ne vérifient pas toujours le niveau de sécurité des sites Web lors de leurs achats en ligne ;
• 1 Français sur 5 partage ses mots de passe ;
• Près d’1 Français sur 2 utilise le même sur plusieurs plates-formes et comptes.

Parmi les autres actes de cybercriminalité, le rapport sur les cyber risques Norton by Symantec a identifié le piratage électronique (11 %) et le piratage des réseaux sociaux (9 %). Alors que le ransomware représentait seulement 4 % des actes de cybercriminalité, soit environ 548 000 au cours de l’année passée ; 30 % des victimes de ransomware ont payé la rançon et 41 % ne pouvaient plus accéder à leurs fichiers.

Les mauvaises habitudes en ligne ont la vie dure

La cybercriminalité est un risque intrinsèque à notre monde connecté, mais les utilisateurs manquent toujours de vigilance et manifestent des habitudes en ligne risquées lorsqu’il s’agit de protéger leurs informations personnelles en ligne. Parmi les faits marquants de l’étude Norton by Symantec :
• L’email, ce fléau - 65 % des Français ont ouvert une pièce jointe provenant d’un expéditeur inconnu, mais seulement 35 % d’entre eux ont ouvert la porte à un étranger : il existe donc une dichotomie des comportements de sécurité entre le monde physique et le monde virtuel. Par ailleurs, 19 % ne savent toujours pas identifier un email de phishing.
• Le gap générationnel – La génération Y montre des habitudes étonnement peu sérieuses en ligne et partage facilement ses mots de passe, mettant ainsi en danger sa sécurité en ligne (35 %). C’est probablement pour cette raison que les jeunes restent les victimes les plus fréquentes puisque 29 % des Français de la génération Y ont été victimes de cybercriminalité l’année dernière ;
• La faille du mot de passe – Même si une majorité des utilisateurs (58 %) affirme utiliser un mot de passe sécurisé sur chaque compte, quasiment un internaute sur 5 (20 %) partage ses mots de passe avec d’autres personnes et nombre d’entre eux (42 %) ne voient pas le danger d’utiliser les mêmes mots de passe sur plusieurs comptes ;
• Le manque de protection – 35 % des Français ont au moins un appareil non protégé, ce qui les rend vulnérables face aux ransomware et phishing, aux sites malveillants et aux attaques zero-day. Parmi eux, 1 tiers (31 %) l’explique par le fait qu’il ne pense pas que l’appareil ait besoin d’être protégé et 27 % affirment ne rien faire de « risqué » en ligne, les rendant vulnérables à une attaque ;
• Une connexion permanente à quel prix ? – L’envie de rester connecté en permanence fait que 25 % des Français préféreraient installer un programme tiers pour accéder à un Wi-Fi public plutôt que de s’en passer.

Education et Responsabilité(s)

Alors que 31 % des Français se sentent dépassés par la quantité d’informations qu’ils doivent protéger en ligne, le rapport sur les cyber risques Norton by Symantec constate que plus de 63 % pensent qu’il est devenu, depuis 5 ans, plus difficile de rester en sécurité en ligne que dans le monde réel. L’éducation autour de la sécurité en ligne est donc essentielle mais à qui incombe-t-elle ? Alors qu’une majorité d’Européens pense qu’il incombe aux individus eux-mêmes de s’informer sur le sujet, pour 78 % des Français, cela relève du rôle des fournisseurs d’accès Internet, suivis par les autres entreprises du secteur des nouvelles technologies (56 %), par les utilisateurs eux-mêmes (49 %) et le gouvernement (49 %). L’école quant à elle se classe en 4e position avec 36 %.




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