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Sophos : Un tiers des directeurs informatiques français seraient prêts à payer une rançon pour éviter les amendes liées au RGPD

novembre 2018 par Sophos

Une nouvelle étude, commandée par Sophos a révélé qu’un tiers (33%) des directeurs informatiques français seraient « vraiment » prêts à payer les rançons demandées par des cybercriminels, qui auraient volé leurs données professionnelles, plutôt que de signaler la violation aux autorités et de devoir payer une amende plus lourde, dans le cadre du Règlement Général sur la Protection des Données[1] (RGPD) de l’UE.

De plus, 43% des responsables informatiques en France, ont déclaré qu’ils envisageraient « éventuellement » de payer la rançon demandée par les hackers si elle était inférieure à l’amende prévue en cas d’infraction suite à une violation. Seulement 20% des personnes interrogées ont complètement exclu de payer leurs agresseurs.

Les directeurs informatiques français sont plus enclins à payer que leurs homologues belges

● Un quart (24%) des directeurs informatiques belges ont déclaré qu’ils seraient « vraiment » prêts à payer une rançon pour éviter d’être exposés à une amende plus lourde, imposée par les autorités.
● Parmi les pays d’Europe Occidentale, mentionnés dans l’étude, les directeurs informatiques britanniques et néerlandais étaient les plus susceptibles de payer une rançon. Près de la moitié (47%) des personnes interrogées au Royaume-Uni et plus d’un tiers (38%) aux Pays-Bas étaient « vraiment » disposées à payer.
● Avec seulement 19%, les responsables informatiques irlandais étaient les moins susceptibles de se considérer « vraiment » prêts à payer leurs agresseurs.

La taille de l’entreprise impacte le paiement des ransomwares
● Dans toute l’Europe Occidentale, les petites entreprises étaient les moins susceptibles d’envisager le paiement d’une rançon. Plus de la moitié (51%) des directeurs informatiques des entreprises de moins de 250 employés ont complètement exclu de payer leurs agresseurs.
● Ce chiffre est à comparer aux 20% des directeurs informatiques des entreprises de 250 à 499 employés et aux, seulement, 13% de celles comprenant 500 à 750 employés.

Michel Lanaspèze chez Sophos a déclaré : « Les entreprises qui paient une rançon peuvent peut-être bien récupérer l’accès à leurs données, mais c’est loin d’être une garantie à 100% et c’est surtout une fausse économie si elles le font pour éviter une sanction. Elles doivent quand même, et toujours, signaler la violation aux autorités et risquent une amende beaucoup plus lourde si elles ne le font pas rapidement".

« Il est surprenant de voir que les grandes entreprises semblent être les plus susceptibles de payer une rançon. Faire confiance aux pirates ou attendre qu’ils restituent sagement les données est une grave erreur. Notre conseil ? Ne payez pas la rançon, informez rapidement les autorités et assurez-vous de prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques d’être pris pour cible une nouvelle fois.

« Le meilleur moyen de ne pas avoir à payer une rançon est de toujours garder une longueur d’avance sur les cybercriminels. Les pirates ont tendance à utiliser des emails de phishing, des logiciels non patchés et des portails d’accès à distance pour pénétrer dans vos systèmes. Assurez-vous donc que vos systèmes et vos utilisateurs soient à même de détecter les signaux annonciateurs d’une attaque. Installez les correctifs le plus tôt et le plus souvent possible, sécurisez les points d’accès distants avec des mots de passe appropriés et enfin mettez en œuvre une authentification multi-facteurs”.

Seuls quatre directeurs informatiques français sur dix pensent être en conformité avec le RGPD
● L’étude de Sophos a également montré que seulement 37% des directeurs informatiques français étaient confiants dans une conformité totale de leur entreprise avec les règles du RGPD.
● Ce chiffre est supérieur à celui des directeurs informatiques en Belgique (30%) et en République d’Irlande (35%), mais inférieur à celui observé au Royaume-Uni (46%) et aux Pays-Bas (44%).
● Seulement un quart (24%) des directeurs informatiques français ont déclaré avoir mis en place des outils permettant de prouver leur conformité en cas de violation. Seules les entreprises néerlandaises (27%) semblent être mieux préparées vis à vis de ce point particulier.

Plus de la moitié des entreprises françaises ont migré leurs données vers le cloud suite à l’entrée en vigueur du RGPD
● 59% des personnes interrogées ont déclaré avoir davantage utilisé le cloud computing comme conséquence directe de l’entrée en vigueur du RGPD.




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