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Sauvegarde et archivage, deux flux différents mais complémentaires

février 2009 par Emmanuelle Lamandé

FedISA organisait cette semaine une conférence sur le thème de la sauvegarde et de l’archivage, deux flux assurément distincts mais qui s’avèrent complémentaires. La sauvegarde concerne des données modifiables. Elle permet la restauration des données perdues, dans le cadre d’un plan de reprise d’activité ou d’un dysfonctionnement. L’archivage, quant à lui, permet la conservation des données figées afin de respecter les obligations légales, réglementaires, mais aussi les besoins patrimoniaux.

En 2010, le volume des données pourrait atteindre le yottaoctet, soit trois fois plus qu’en 2007. Dans ce volume d’informations, la plupart des données ne sont cependant pas utiles. Afin de lutter contre cet accroissement des volumes, il est nécessaire de rationaliser le stockage, en agissant en amont, souligne Jean-Marc Rietsch, Président de FedISA.

Comment rationaliser ? Plusieurs alternatives s’offrent à vous :
- la migration vers du stockage secondaire,
- l’archivage électronique (des emails par exemple),
- il est nécessaire de distinguer la sauvegarde et l’archivage,
- supprimer les données après la durée de conservation requise,
- gérer le taux d’occupation réel des baies de stockage, en optimisant l’existant. Sur 10 To, 6To seraient perdus. Si vous rationalisez, vous utiliserez moins de baies de stockage, ce qui représente de véritables économies en terme d’énergie, notamment en ce qui concerne la climatisation.

Il est nécessaire de prendre en compte le cycle de vie des données, sinon vous ne pourrez pas gérer les informations. On observe un changement profond en terme d’organisation des SI en entreprise. Avec le papier, il était facile de savoir si un document était en cours de discussion, modifiable ou figé. A l’heure actuelle, c’est beaucoup plus difficile à déterminer.

La sauvegarde concerne des données modifiables, l’archivage des données figées

Traditionnellement, les données utiles étaient sauvegardées, puis archivées (il s’agit de la mémoire historique de l’entreprise, de son patrimoine). A l’heure actuelle la multiplication d’un même mail, parfois de taille conséquente, pose de réels problèmes en terme de volumétrie et soulève tous les enjeux de la rationalisation.

La sauvegarde est une copie de sécurité destinée à éviter l’effacement des données, de résultats et permettant de se prémunir contre les défaillances physiques des systèmes de disques durs, la destruction physique du lieu de stockage, la malveillance, les erreurs de manipulation, les attaques virales, … C’est une logique d’assurance. Mettre en œuvre un système de sauvegarde nécessite d’effectuer une sauvegarde par copie périodique des informations, mais aussi de définir une politique de sauvegarde : quelle stratégie de sauvegarde adopter ? Quelle rotation des supports envisager ? Quelle périodicité ?

La sauvegarde est l’un des éléments qui permet de redémarrer en cas de problème. Mais elle n’est pas suffisante en soi, il faut également disposer de systèmes informatiques viables (matériel, système d’exploitation, …), de locaux, de procédures. Elle concerne des données modifiables, tandis que l’archivage concerne des données figées. La sauvegarde permet la restauration des données perdues, dans le cadre d’un plan de reprise d’activité ou de dysfonctionnement. Elle est généralement organisée off line et sur un autre site, permettant une restauration rapide. L’archivage, quant à lui, permet la conservation des données afin de respecter les obligations légales, réglementaires, mais aussi les besoins patrimoniaux. Le système d’archivage doit être sauvegardé afin d’être protégé.

Faire ou faire faire ?

Faire ou faire faire ? Faut-il opter pour la télésauvegarde comme le propose Olivier Mauras de Beemo Technologie, avec son offre Data Safe Restore. Selon lui, plusieurs points apparaissent essentiels dans cette problématique, l’objectif étant de restaurer le plus rapidement possible les données. Est-ce que la sauvegarde est régulière ? Est-elle automatique ? Plus l’humain intervient dans la sauvegarde, plus vous aurez de chance d’avoir un problème. La sauvegarde est-elle externalisée ? Il est essentiel que les données soient sauvegardées à l’extérieur de l’entreprise. Il faut également avoir une sauvegarde locale afin de pouvoir restaurer les données rapidement en cas de problème.

Son offre Data Safe Restore repose sur 3 piliers :
- une sauvegarde locale « Beebox »
- un logiciel de sauvegarde et de restauration
- un espace de stockage externe (Marseille ou Lyon) avec une duplication sur l’autre site au cas où. Il s’agit donc d’une solution multi-sites. L’hébergement se fait dans le Data Center de Neuf Cegetel à Lyon et à Marseille et prochainement au sein du Data Center de BT à Paris. La solution s’adresse à la fois aux PME et aux grands comptes.

Dans certains cas, pour les très grandes entreprises, qui possèdent un Data Center et les infrastructures, l’externalisation n’est pas nécessaire, mais dans 9 cas sur 10, elle s’avère, selon Olivier Mauras, rentable pour les entreprises.

Pour conclure, la sauvegarde et l’archivage sont deux flux vraiment différents, qu’il convient de gérer de manière distincte. Les contraintes de temps divergent, l’archivage se fait sur de longues durées tandis que la sauvegarde dépasse rarement un an, à partir du moment où le document se trouve figé. La question du format se pose pour l’archivage (serons-nous capables de restaurer le document dans le futur ?) mais pas pour la sauvegarde.




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