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Laurent NUNEZ, Préfet de police des Bouches-du-Rhône : Le salon AccesSecurity permet de marquer symboliquement l’investissement de l’ensemble des acteurs en matière de sécurité

novembre 2016 par Marc Jacob

Le Parc Chanot à Marseille accueillera du 29 au 31 mars 2017, avec le soutien du Conseil départemental des Bouches du Rhône, de la ville de Marseille, de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, de la gendarmerie et de la police nationales, la seconde édition d’AccesSecurity, le Salon méditerranéen de la sécurité globale.

Ce rendez-vous, qui met en avant le positionnement stratégique de la ville de Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, rassemble au niveau national et méditerranéen en particulier les clusters, les entreprises innovantes de la French Tech, les PME dans les domaines de la sécurité (cybersécurité, contrôle des accès, sécurité maritime, sécurité incendie). Pour Laurent NUNEZ, Préfet de police des Bouches-du-Rhône, Marseille est à l’avant-garde de la lutte contre la criminalité. Ainsi, le salon AccesSecurity permet de marquer symboliquement l’investissement de l’ensemble des acteurs en matière de sécurité.

Q : Quelle est selon vous la symbolique de ce salon méditerranéen de la sécurité globale à Marseille) ?

Qu’il s’agisse de lutte contre le terrorisme, de prévention de la radicalisation de gestion des flux migratoires, de gestion d’évènements d’ordre public, de lutte contre les réseaux de trafics de stupéfiants ou contre la délinquance de voie publique, ou encore de sécurité routière, les Bouches-du-Rhône et tout particulièrement Marseille sont aux avant-postes des défis en matière de sécurité. Services de police et de gendarmerie, en partenariat avec les élus locaux et la société civile, s’illustrent par une coordination et des partenariats très productifs en termes de sécurité, dans une logique de coproduction.

La tenue de ce salon à Marseille marque symboliquement l’investissement de l’ensemble des acteurs en matière de sécurité.

Q : Comment les collectivités territoriales, les acteurs publics appréhendent-ils le sujet de la sécurité ? Quelles sont les récentes actions majeures dans ce domaine ?

Depuis plusieurs années, l’ensemble des acteurs se sont engagés dans une démarche de coproduction de la sécurité. Face à la recrudescence de la menace terroriste notamment, chaque acteur s’engage pour appuyer l’exercice par l’Etat de ses missions régaliennes, dans une logique de complémentarité avec les forces de l’ordre.

S’agissant des établissements scolaires à proprement parler, le ministère de l’éducation nationale et le ministère de l’intérieur ont lancé un plan de renforcement de la sécurité des établissements scolaires.

Ainsi, dès novembre 2015, un groupe de travail relatif à la sécurité des établissements scolaires face à la menace terroriste a été mis en place. Ce groupe de travail, présidé par le préfet de police, associe les services de la préfecture de police, les sous-préfets d’arrondissement, les représentants des collectivités locales (conseil régional PACA, conseil départemental des Bouches-du-Rhône, union départementale des maires, ville de Marseille), les services de l’éducation nationale (direction des services départementaux de l’éducation nationale et équipe mobile académique de sécurité) et de l’enseignement agricole, les services de police et de gendarmerie, et, depuis la rentrée scolaire 2016, les services de secours (bataillon des marins-pompiers de Marseille et service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône). Ce dispositif s’articule autour de 5 familles de mesures : mesures d’anticipation, amélioration de la sécurité passive et de la sécurité active et lutte contre la radicalisation.

Enfin, l’Etat a alloué une enveloppe de 50 millions d’euros au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour la sécurisation des établissements scolaires. De nombreux établissements scolaires du département ont soumissionné à l’appel d’offres.

Q : Et quels sont selon vous les besoins en équipements dans notre département/région ?

D’une manière générale, le département des Bouches-du-Rhône a bénéficié de renforts conséquents en effectifs et en matériel décidés par le Gouvernement dans le cadre du Pacte de sécurité et de cohésion pour Marseille en 2013, notamment les services impliqués dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, à la fois pour les investigations judiciaires (direction interrégionale de la police judicaire et sûreté départementale de la direction départementale de la sécurité publique) et pour la présence de voie publique (DDSP).

Les services d’investigation judiciaire ont également reçu, au niveau régional, 80 000 euros de crédits de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) pour le financement d’équipements de lutte contre les trafics de stupéfiants (équipements spécifiques d’investigation, kits de dépistage de stupéfiants, etc.).

Plus récemment, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les forces de l’ordre ont également bénéficié de formations à la primo-intervention, et de moyens humains et matériels supplémentaires.

L’Etat accorde par ailleurs de nombreux financements aux collectivités territoriales ou structures associatives en matière de sécurité, en particulier par le biais FIPD, à la fois pour la vidéoprotection et pour le financement d’autres actions de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

En 2015, la dotation départementale était de plus de 3 millions d’euros hors vidéoprotection, dont notamment :
- 400 000 euros au titre du Pacte de sécurité et de cohésion pour Marseille qui ont permis le déploiement d’un dispositif de médiation dans les cités prioritaires des ZSP marseillaises ;
- 280 000 euros au titre de la prévention de la radicalisation qui ont servi à financer la cellule d’écoute et d’accompagnement des familles ;
- 73 000 euros pour le financement de gilets pare-balles pour les polices municipales du département.

La dotation dédiée à la vidéoprotection a permis de contribuer au financement de l’équipement de :
- 12 communes du département ;
- la sécurisation des sites les plus sensibles de l’APHM ;
- des équipements de voie publique pour la sécurisation de sites sensibles de la communauté juive.

Enfin, à la suite des attentats de janvier 2015, le ministre de l’Intérieur a annoncé une contribution de l’Etat à l’armement des polices municipales en mettant à la disposition des communes qui le souhaiteraient 4 000 armes. 23 communes des Bouches-du-Rhône ont émis le souhait d’armer leurs polices municipales dans ce cadre, pour un total de 547 armes, dont 426 pour la seule police municipale de Marseille.




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