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La protection des données au cœur de la gouvernance de l’Internet

juillet 2019 par Pierre Kouliche

Le co-président du comité d’organisation du FGI France et président de l’Internet Society France, Nicolas Chagny, a accueilli les participants de cette journée du jeudi 4 juillet pour le forum de la gouvernance de l’internet. Cet évènement s’est déroulé à l’université de Paris Descartes.

Antoine Darodes, directeur de de cabinet de Cedric O, Secrétaire d’État chargé du numérique, en préambule a annoncé qu’ « Internet est une évidence menacée ! ». « Il est de notre devoir de réagir car c’est un outil qui doit servir les intérêts communs. Ces dernières années, il y a eu une amélioration et une évolution des lois concernant Internet afin de responsabiliser les plateformes et la société à travers le web. De plus, il est plus que nécessaire de sensibiliser les plus jeunes » a-t-il poursuivi. Antoine Darodes évoque la possibilité de l’instauration de « science numérique », une matière qui serait enseigner dans les écoles en seconde. C’est dans cet esprit que les utilisateurs d’internet doivent prioriser leur responsabilité, leur sensibilisation et leur droit. En conclusion de son intervention Antoine Darodes a proposé d’établir une régulation sur internet.

la confiance en internet passe par la sensibilisation des jeunes générations

Modérée par Pierre Bonis, directeur général de l’Afnic, cette plénière est composée de Moez Chakchouk, de l’UNESCO, de Gunther Grathwohl, du ministère de l’économie et de Salwa Toko, du CNNum.

Moez Chakchouk annonce le renforcement de l’engagement de l’UNESCO sur le forum de la gouvernance de l’internet.

Gunther Grathwohl a plusieurs buts en tant que membre du ministère de l’économie :
- Créer un Internet ouvert, sécurisé, fiable et interopérable. Pour cela il privilégie l’innovation et les développements sociaux ;
- Créer un Internet libre de censure, de discrimination et de propagande ;
- Renforcer les approches multi-parties ;
- Supporter la participation de Global South (réseaux Amérique Latine, Afrique, Asie et Océanie) ;
- Sensibiliser les nouveaux groupes de parties prenantes.

Salwa Toko a abordé un point important, la nécessité d’accompagner une forte volonté d’implication pour l’éducation au numérique ; et plus particulièrement la question de la jeunesse face à cette nouvelle technologie. Les jeunes sont les premiers impactés par l’utilisation d’internet et par l’exemple que donnent « les anciens ». Il y a un devoir de ne pas oublier l’opinion des jeunes vis-à-vis des décision prise à propos d’internet. Salwa Toko s’inquiète des problèmes que peuvent rencontrer les utilisateurs d’internet, en particulier les messages haineux. L’éducation et la sensibilisation sont essentiel pour contrer ces messages haineux. Il faut aussi promouvoir les messages positifs.

La CNIL doit être vue comme un partenaire pour la protection des données

Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL a abordé le sujet de la gouvernance du numérique. La CNIL agit pour garantir le respect de la vie privée des utilisateurs ainsi que leurs droits fondamentaux. Marie-Laure Denis annonce qu’il y a eu une augmentation du nombre de plaintes de 30% de mai 2018 à mai 2019. Au niveau Européen, le RGPD est en train de se mettre en place dans les entreprises. Le CNIL joue le rôle de médiateur alors que le Comité Européen de la Protection des Données ( CEPD) prend les décisions pour les enjeux de gouvernance.

La CNIL est engagée sur plusieurs fronts et travaille avec la La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). De plus la CNIL a conclu des partenariats avec des associations qui traitent les données comme le défenseur des droits ou l’agence française ou encore ADOPI.

La CNIL a des projets en cours :
- La publication d’un cahier prospectif en ligne
- Le lancement d’une plateforme pour que les designers puissent échangés
- Responsabiliser les sous-traitants et les donneurs d’ordre sur la protection des données

Avec l’apparition et l’évolution des objets connectés, la CNIL a quelques inquiétude suite aux questions sur la protection des données. Le but étant de donner le contrôle de ses données à l’utilisateur. La CNIL est donc de plus en plus sollicitée.

Pour conclure, Marie-Laure Denis souhaite que la CNIL devienne un interlocuteur fiable et utile en se basant sur trois enjeux ; celui de la performance, celui de l’économie et celui du juridique.




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