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Health Data Hub conforté par le Conseil d’Etat

juin 2020 par Frans Imbert-Vier, PDG d’UBCOM

La semaine dernière, le Conseil d’Etat a refusé d’annuler en référé l’arrêté élargissant les prérogatives de cette vaste base de données de santé pour mener en urgence des recherches contre le Covid-19. Frans Imbert Vier, spécialiste de la protection et de la souveraineté des données, dénonce l’hypocrisie phénoménale des acteurs de l’Etat pour justifier le bien fondé du choix de Microsoft.

« Pour StopCovid, on invoque la souveraineté au détriment d’un pragmatisme mais pour le Health Data Hub, on invoque la nécessité impérieuse de lancer au plus vite une étude. L’argumentaire technologique ne tient pas et il n’est pas audible de dire aux citoyens que Microsoft présente toutes les garanties de sécurité quand cet acteur essentiel du numérique génère autant de vulnérabilité que les autres depuis ses propres systèmes d’exploitation et quand sa nationalité fait référence au pays qui à ce jour reste le plus grand voleur de données de la planète » explique Frans Imbert Vier.

« Faire ce choix en 2020 n’est pas acceptable politiquement et techniquement. L’enjeu c’est la donnée et une fois de plus, l’Europe cède toute la substance des données appartenant aux citoyens européens mais en plus elle paye pour cela. C’est en soi un autre scandale sanitaire et la crédibilité des Etats européens invoquant la nécessité d’une souveraineté retrouvée n’est qu’un élément de langage suivi d’aucune démonstration factuelle à ce jour » poursuit-il.

« A l’heure où la confiance numérique est remise en cause, au lendemain du scandale sanitaire Covid, les acteurs politiques semblent redoubler d’efficacité pour faire en sorte que le monde d’avant perdure plus que jamais. C’est sans oublier que la souveraineté sanitaire dépendra essentiellement du socle de la souveraineté numérique des nations de l’Europe.

Malgré les alertes de plusieurs collectifs associatifs et professionnels, M. Cédric O est resté sourd aux inquiétudes de la société civile. En y ajoutant le flop StopCovid français, il serait bien que le gouvernement s’entoure d’entrepreneurs du numérique Français pour y trouver un peu de pragmatisme, de « vraie » souveraineté et surtout de la confiance.

Si le public avait confiance, il y aurait eu 50% de la population équipée de l’appli StopCovid. A 2%, on fait profil bas et on se remet en cause » conclut-il.




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