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Etude Brocade : quelles compétences pour relever le défi de la transformation numérique

avril 2017 par Brocade

Brocade dévoile une nouvelle étude sur les compétences nécessaires à la transformation numérique, qui vise à découvrir le degré auquel les responsables informatiques estiment que leurs équipes informatiques et eux-mêmes sont parés à répondre aux exigences présentes et futures de leur entreprise. Parmi les six marchés étudiés, l’Allemagne est la mieux préparée pour atteindre ses objectifs de transformation numérique, suivie de près par les États-Unis, tandis que le Royaume-Uni est nettement en retard sur ses homologues.

L’étude, qui a interrogé 630 responsables informatiques aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie et à Singapour, précise que de nombreuses entreprises ont atteint un seuil critique : les compétences actuelles ne pourront bientôt plus répondre aux nouvelles exigences technologiques. Les entreprises qui réagissent dès maintenant par l’amélioration des compétences ou une formation supplémentaire seront les mieux placées pour poursuivre leur croissance et bénéficier d’un avantage concurrentiel.

Dans l’ensemble, 91 % des dirigeants informatiques reconnaissent que le service informatique est actuellement perçu comme étant très important voire essentiel à l’innovation et la croissance de l’entreprise. Cependant, plus de la moitié (54 %) s’attend à devoir faire face à un manque de personnel à recruter dans les 12 prochains mois pour remplir cette mission. Les facteurs contributifs identifiés durant l’étude comprennent la pénurie de compétences, la prévalence de compétences dépassées, le manque d’engagement envers la formation au niveau de la direction de l’entreprise, et l’environnement technologique évoluant rapidement. Pour la France, la « localisation géographique » du personnel informatique hautement qualifié est la principale raison mentionnée (52%) alors que le manque de talents disponibles est la plus grande préoccupation à l’échelle mondiale (54%). Les sondés français considèrent également que le départ du personnel d’autres services a des répercussions importantes sur l’organisation (62%) alors que l’incapacité à mettre en œuvre de nouvelles technologies efficacement est une grande préoccupation à l’échelle mondiale (63%).

Alain Valluy chez Brocade déclare : « Les entreprises s’approchent du pic d’influence stratégique de l’informatique. Les équipes informatiques estiment être actuellement en meilleure position pour influencer la transformation de leur entreprise. Cependant, en raison du paysage technologique changeant et des conditions d’accès aux marchés internationaux du travail, il est essentiel que les équipes informatiques reçoivent rapidement la bonne formation pour développer leurs compétences. »

L’étude montre également que la planification des compétences devrait s’aligner sur les autres domaines de planification métier, au risque de créer un « déficit de compétences technologiques » ; les équipes informatiques sont tenues de tirer parti des avantages offerts par les technologies mais sont mal équipées pour les implémenter.

Le manque de personnel et les compétences dépassées empêchent les décideurs informatiques de répondre aux besoins actuels de leur entreprise

Les entreprises tentent d’écarter progressivement leur service informatique de son rôle traditionnel, mais le manque de compétences et le délai nécessaire pour intégrer ces compétences, les restreignent. Les décideurs informatiques estiment que cela pourrait être un facteur majeur les empêchant de répondre aux besoins de leur entreprise, risquant de lui faire prendre du retard sur ses concurrents et de perdre des clients.

- Environ un participant à l’étude sur quatre en Australie, en France, en Allemagne, à Singapour et aux États-Unis, affirme ne pas pouvoir répondre aux besoins de son entreprise en raison de la pénurie de personnel. Ce chiffre passe à 42 % au Royaume-Uni.

- Les participants affirment que le manque d’accès aux ressources les empêchera d’implémenter de nouvelles technologies de manière efficace, conduira à une diminution de la satisfaction des collaborateurs et la perte de parts de marché.

- D’ailleurs, parmi les raisons mentionnées par les responsables informatiques français sondés ici, on trouve principalement : l’infrastructure actuelle du service (27%) et les limites de la technologie existante (25%). Tandis que les résultats globaux mettent en avant le facteur « budget limité » - à hauteur de 43% contre seulement 20% en France - ou le manque de compétences à 21% contre 9% en France. Une première distinction française se dessine.

Cet écart de compétences est susceptible d’empirer si les entreprises n’agissent pas dès maintenant

Le paysage politique est également un facteur contribuant à l’élargissement de cet écart. L’incertitude des marchés risquant de s’intensifie au cours des prochaines années, il est plus important que jamais pour les services informatiques de rester agile et de tirer parti des nouvelles technologies.

- 92 % des personnes interrogées expriment un certain niveau d’inquiétude quant aux futures embauches de personnel informatique. 54 % sont préoccupées par le manque de ressources parmi lesquelles choisir.

- 43 % s’accordent sur le fait que le climat politique actuel ne facilite pas l’embauche de collaborateurs possédant les compétences requises. Aux États-Unis et en Australie, ces chiffres sont de 52 % et 54 % respectivement.

- De manière surprenante, compte tenu du Brexit, les personnes interrogées en EMEA sont moins concernées, avec seulement 31 % des décideurs du Royaume-Uni estimant qu’il s’agit d’un défi, contre 39 % en Allemagne et 35 % en France.

L’investissement et la formation seront critiques pour l’entreprise

La formation continue d’être un problème pour les entreprises car les tâches quotidiennes de maintenance informatique restent prioritaires. Pour combler ce déficit en compétences techniques, elles doivent réellement investir du temps et de l’argent, plutôt que de se contenter d’effets d’annonce, ou risquer d’en subir les conséquences.

- D’autant qu’il existe une véritable demande pour passer plus de temps sur l’amélioration des compétences, de 15 % du temps actuellement consacré jusqu’à 22 %.

- Les participants indiquent notamment que l’insuffisance des budgets et du temps de formation restreignent les tentatives des services informatiques de développer les compétences, plus que tout autre facteur. Ces facteurs passent à 60 % et 50 % respectivement en Australie, mais tombent à 37 % et 30 % en Allemagne.

- À l’heure actuelle, seulement trois heures sont allouées par semaine au niveau global à l’apprentissage et au perfectionnement des compétences. Les sondés à Singapour consacrent en moyenne quatre heures de développement des compétences par semaine.

- 67 % conviennent que dépenser plus d’argent en formation permettrait de combler le déficit de compétences.

- Distinction française importante, dans un monde idéal, « si l’argent n’était pas l’objet pour combler l’écart de compétences présentes ou futures », la France offrirait des incitations financières aux employés qualifiés (56%) alors qu’au niveau global, 67% dépenseraient davantage en formation au sein de leur organisation. L’approche française est donc différente : plus axée sur le financement dans le but d’offrir un choix ; alors que la dynamique globale est davantage orientée vers l’action que vers l’incitation.

- Un élément particulièrement notable de différenciation française mis en évidence par l’étude est que seulement 30% des membres du conseil d’administration interrogés perçoivent le processus d’acquisition de connaissances et de compétences comme un coût, alors que ce chiffre dépasse 57% dans le monde.

Les professionnels de l’informatique doivent prendre le contrôle de leur avenir professionnel

L’étude montre également que les professionnels de l’informatique à tous les niveaux doivent assumer personnellement leur propre destinée professionnelle, et saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle (IA) et tous les domaines de l’Internet des objets (de la gestion des appareils à leur sécurité).

- 34 % des participants s’accordent sur le fait que l’équipe informatique de leur entreprise ne possède pas les compétences nécessaires pour garantir leur emploi à l’avenir.

- Lorsqu’on leur demande d’identifier une compétence qu’ils considèrent comme essentielle pour la progression de leur carrière, la cybersécurité est la plus souvent citée par 22 % des participants.

- L’IA et la sécurité de l’Internet des objets sont ensuite à égalité comme compétences les plus critiques, en seconde position à 18 %. Si l’IA est la compétence critique en France et en Australie, la sécurité de l’Internet des objets est la compétence la plus appréciée en Allemagne.

- En France, 3% des répondants prennent du temps pour eux-mêmes chaque semaine (contre 9% au niveau global) – ce qui tend à montrer que les valeurs travail et carrière prennent beaucoup de place dans leur vie.

L’IA peut être amie ou ennemie

L’IA pourrait révolutionner les compétences nécessaires et la façon dont nous travaillons. Elle est susceptible de remplacer un certain nombre de rôles et de tâches informatiques, mais cela ne signifie pas pour autant la fin des services informatiques. Les collaborateurs ont besoin de posséder les compétences nécessaires pour être en mesure de travailler aux côtés de l’IA et accepter son impact futur, afin que les entreprises puissent en tirer pleinement parti.

- Interrogés sur les fonctions actuelles déjà remplacées par l’IA, l’assistance bureautique (23 %), l’analyse de données (20 %), les tests de logiciels (17 %), l’architecture système (14 %) et l’ingénierie réseau (11 %) sont en tête de liste.

- Au cours des 10 prochaines années, ces chiffres continueront d’augmenter : assistance bureautique à 37 %, analyse de données à 34 %, tests de logiciels à 33 %, architecture système à 31 % et ingénierie réseau à 31 %.

- L’IA a également un impact sur le rôle du DSI. Près de la moitié des sondés indique se recentrer davantage.

- 56 % des participants estiment que le développement des compétences liées à l’IA est essentiel pour garantir un rôle à l’avenir.

- Pour les répondants français, dans le service informatique de leur organisation, les compétences ci-dessous sont considérées comme prépondérantes, mais manquant souvent à l’appel : 37% dans les réseaux définis par le logiciel (contre 26% au global), 35% dans l’analyse du réseau, 32% dans la sécurité et l’IoT, 30 % pour l’IA (vs 38%), 31% pour les compétences en informatique en cloud (contre 23%), 39% en cyber sécurité (contre 21%), 28% dans la gestion des périphériques IoT, 27% dans le réseau mobile (vs 20%), 26 % en visibilité du réseau (vs 17%) et en développement logiciel (vs 20%).

- Le rapport des français sondés à l’intelligence artificielle est mitigé : 68% ont déclaré que l’AI serait la technologie ayant le plus grand impact sur le rôle du département informatique au cours des 10 prochaines années (vs 45% dans le monde).

- Enfin, considérant l’aspect des compétences qui doivent être développées par le personnel informatique pour garder un emploi dans un monde de l’IA au niveau français : pour 55% ce sont les compétences liées à l’IA, pour 41% celles dans la transformation numérique (par exemple, la prise de conscience des nouvelles technologies, la capacité de réaliser des technologies existantes , etc.), suivi par les compétences en conseil aux entreprises à hauteur de 26% (contre 31% à l’échelle mondiale) .

Le rôle essentiel de la haute direction : se manifester lorsque les résultats chutent

La haute direction décide généralement si les collaborateurs ont le temps et la possibilité de développer leurs compétences. C’est très couramment le cas dans les entreprises qui n’ont pas le soutien nécessaire. La direction doit également veiller à ce que l’amélioration des compétences et la formation soient alignées avec d’autres domaines de la planification métier.

- 44 % estiment que l’acquisition de nouvelles compétences n’est pas aussi importante aux yeux de la direction. Ce chiffre passe à 59 % en Australie et 50 % au Royaume-Uni. Les États-Unis (42 %), l’Allemagne (41 %), Singapour (40 %) et la France (34 %) présentent des résultats légèrement plus positifs.

- Concernant le cas français en particulier : pour 42% des sondés, les compétences requises dans le département informatique changeant très rapidement, cela signifie en conséquence qu’ils auront du mal à avoir les bonnes compétences dans 12 mois (contre 51% dans le monde).
 34% d’entre eux ont répondu que l’acquisition de compétences n’est pas considérée comme capitale par le conseil d’administration de leur organisation alors que le sujet est primordial.

- Près d’un cinquième des participants dans le monde entier estime que leur direction considère l’acquisition de connaissances et de compétences supplémentaires comme étant un coût pour l’entreprise, plutôt qu’un atout. Ce chiffre passe à 35 % en Australie.

- Toutefois, la majorité des personnes interrogées en France (63 %) et en Allemagne (62 %) considère les connaissances et les compétences comme étant un atout.

- En dépit de participants affirmant planifier la plupart des domaines de l’entreprise deux ans à l’avance, le recrutement n’est toujours en moyenne planifié qu’un an à l’avance au maximum.

- Cela entraîne un décalage : les entreprises tentent de relever les principaux défis avec des équipes qui ne sont pas aussi bien équipées en termes de compétences et d’expérience qu’elles pourraient l’être.




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