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Cloud Computing : Nuage ou Brouillard ? 2/3 des DSI et DAF n’ont pas encore franchi le pas du Cloud Computing

juin 2009 par NTT Europe Online et le cabinet Vanson Bourne

NTT Europe Online dévoile les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Vanson Bourne sur le sujet du Cloud Computing. Réalisée auprès de 200 DSI et DAF de Grande Bretagne, cette étude révèle notamment que si le Cloud Computing n’est pas la plus grande priorité des entreprises, la demande en services et logiciels en ligne reste néanmoins forte.

Plus de 2/3 des DSI et DAF interrogés confient soit ne pas avoir prévu de se tourner vers des solutions de Cloud Computing (35%) ou soit ne pas être sûrs de le faire (32%). Les autres envisagent d’adopter une telle solution à moyen terme (dans les deux ans).

Le rapport nous apprend également que les décideurs placent le Cloud Computing tout en bas du Top 10 de leurs priorités d’investissements stratégiques pour les 12 prochains mois. Ce qui se comprend d’autant mieux lorsque l’on sait qu’un grand nombre de répondants n’est pas du tout familier avec le concept (46%).

En outre, 60% ont avoué que leur organisation était désireuse d’investir dans des services et logiciels en ligne, en conséquence de la récession économique. 85% des DSI et DAF recherchent par ailleurs davantage de flexibilité dans leurs accords de licences logicielles et 68% confient préférer éviter les contrats informatiques à long terme. On notera au passage que la flexibilité est l’un des avantages associé au modèle du Cloud Computing.

« Les décideurs des grandes entreprises voient clairement les avantages d’investir dans des services ou logiciels en ligne. Cependant, la plupart d’entre eux restent sceptiques quant à l’adoption d’un modèle de Cloud Computing dans les deux prochaines années » commente Rob Steggles, Directeur Marketing Europe au sein de NTT Europe Online.

« Malheureusement, le Cloud est devenu un imbroglio technique plutôt qu’une aide opérationnelle, alors que c’est pourtant là où se situe la valeur ajoutée du modèle. Il y a évidemment une demande de logiciel et de prestation de service en ligne, dans un environnement hébergé sécurisé ou utilisant une infrastructure privée de Cloud, mais en pratique, le modèle ne semble ne pas être à l’ordre du jour des décideurs. »

77% des personnes interrogées ont précisé que leur entreprise n’utilise actuellement pas de technologie de Cloud Computing, citant comme principales explications les problèmes de sécurité, l’immaturité du concept et une fiabilité incertaine. Pour entreprendre une démarche de migration vers un modèle de Cloud Computing et en justifier l’investissement, 40% des DSI et DAF exigeraient comme résultat une baisse significative des coûts informatiques de 10 à 20%.

Le Cloud Computing, simple effet de mode ?

Alors que les décideurs prétendaient que leurs trois priorités stratégiques en temps de récession étaient la sécurité informatique, le stockage, et l’infrastructure réseau, le rapport de NTT Europe Online révèle que les perspectives d’investissements dans des modèles de Cloud Computing sont loin d’être anéanties. 45% de DSI et DAF ont en effet indiqué être persuadés que le Cloud n’était pas juste un phénomène de mode, et 44% des entreprises qui utilisent ou prévoient d’utiliser une technologie de Cloud envisagent d’investir entre 6 et 15% de leur budget informatique dans le Cloud dans les deux prochaines années.

Pour ceux qui utilisent un modèle de Cloud ou envisagent de le faire, les systèmes de prédilection sont des systèmes de gestion de contenu, des applications de ventes ou CRM ou autres applications certifiées non critique pour l’entreprise. En revanche, les applications financières et comptables ne devraient selon 55% d’entre eux ne jamais faire partie d’un modèle Cloud.

Daniel Marion, ICT Senior Manager au sein de d’UEFA Media Technologies, commente les résultats de ce rapport : « Le fait que ce rapport souligne une certaine confusion sur les définitions du Cloud Computing ne me surprend pas vraiment. Le terme regroupe une gamme très large de produits et services très différents et il peut ainsi être compliqué de maîtriser la complexité de toutes ces spécifications techniques ou de se concentrer sur les bénéfices opérationnels. Cependant, ces bénéfices sont réels, et nous continuerons à trouver de nouvelles voies pour que ce type de service apporte de la valeur ajoutée à notre organisation ».

Rob Steggles, Directeur Marketing Europe au sein de NTT Europe Online, ajoute : “Etant donné le manque de maturité du modèle, il est tout-à-fait compréhensible que les entreprises attendent de voir comment cela va évoluer. Ce qui ressort comme une évidence de notre rapport, c’est que les DSI et DAF sont conscients du retour sur investissement (immobilisations vs frais d’exploitation) que peuvent générer des solutions d’hébergement dédié ou reposant sur un modèle de Cloud. Si les problèmes de sécurité et de fiabilité peuvent être surmontés, le Cloud Computing a de beaux jours devant lui. Mais en attendant, il y a encore du chemin à parcourir ! »


A propos de l’étude

L’étude a été réalisée par le cabinet Vanson Bourne pour le compte de NTT Europe Online, auprès de 200 DSI et DAF d’entreprises et organisations de dimension internationale de Grande Bretagne de plus de 500 employés et dont le chiffre d’affaires dépassait les 100 millions de Pounds.




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