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Satisfaire les besoins en gestion intelligente des données en 2019

janvier 2019 par Patrick Rohrbasser, Regional VP France et Afrique du Nord, Veeam

Les données ont bouleversé le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Chaque processus, qu’il s’agisse d’une interaction avec un client ou d’une tâche effectuée par un employé en interne, laisse derrière lui une traînée de données. Le volume de données générées par les hommes et les machines connaît une croissance dix fois plus rapide que les données d’entreprise classiques. Quant au volume produit par les machines, sa croissance est cinquante fois plus rapide que les données d’entreprise classiques. Notre manière de consommer et d’interagir avec les données évolue quotidiennement, et les innovations pour améliorer l’agilité et l’efficacité opérationnelle des entreprises affluent. Dans ce contexte, il est vital pour les entreprises de bien comprendre la demande en matière de gestion intelligente des données afin de garder une longueur d’avance et de pouvoir proposer à leurs clients une offre de services renforcée. Il y a quatre tendances majeures auxquelles les décideurs doivent prêter attention, dans le contexte du marché EMEA.

Essor de l’utilisation et de l’exploitation du multi-cloud

Le volume des données provenant de régions clés comme l’Europe a considérablement augmenté, passant de moins de 50 Gbps en 2005 à 1 000-2 000 Gbps actuellement. Le recours accru au multi-cloud est quasi-inévitable pour les entreprises qui opèrent à l’international et dépendent de plus en plus de la technologie. IDC estime que les entreprises investiront 554 milliards de dollars dans les services cloud et assimilés en 2021, soit plus du double du niveau d’investissement de 2016. Les données et applications sur site ne seront pas pour autant obsolètes, mais on assistera à une diversification des modèles de déploiement des données, avec de plus en plus de combinaisons de cloud gérés et privés sur site, en mode SaaS et IaaS. Avec le temps, il faut s’attendre à ce qu’une plus grande partie des workloads migrent hors site et, même si cette transition s’effectuera sur plusieurs années, il est important de se préparer à cette nouvelle réalité dès maintenant.

Démocratisation et généralisation de l’analyse prédictive

Le marché de l’analyse prédictive devrait atteindre 12,41 milliards de dollars d’ici 2022, soit une hausse de 272% par rapport à 2017, avec un taux de croissance annuelle (CAGR) de 22,1%.

L’analyse prédictive basée sur les données de télémétrie, et principalement les conseils et les recommandations issus de l’apprentissage automatique, est parmi les catégories les plus susceptibles de se démocratiser et de devenir omniprésentes.

Les prévisions issues de l’apprentissage automatique ne sont pas un phénomène nouveau, mais elles commenceront à faire usage des signatures et les empreintes digitales, renfermant les configurations et politiques de bonnes pratiques. Ceci permettra aux entreprises de tirer meilleur profit des infrastructures déployées.

L’analyse prédictive, ou diagnostic, viendra en soutien de la continuité d’activité, tout en réduisant les lourdeurs administratives liées au maintien de l’optimisation des systèmes. Cette capacité sera d’autant plus essentielle que les services informatiques sont responsables de la gestion d’environnements de plus en plus diversifiés, avec davantage de données et des objectifs de niveau de service plus stricts.

Avec la démocratisation de l’analyse prédictive, les SLA et les SLO augmentent tandis que les SLE (attentes de niveau de service) des entreprises sont encore plus élevées. Les fournisseurs doivent donc être en mesure de proposer davantage d’assistance et d’intelligence afin de répondre aux attentes des entreprises.

Les postes « polyvalents » (ou généraux), nouveaux modèles opérationnels pour la majorité des services IT

Si les premières tendances évoquées ci-dessus font référence à la technologie, l’avenir du digital reste analogue : il s’agit de l’humain. La pénurie de talents, associée aux nouveaux modèles qui convergent infrastructure sur site et cloud public + SaaS, se traduisent par des techniciens aux compétences plus larges et avec une expérience dans des disciplines variées, ainsi que par une sensibilité commerciale accrue. Au quatrième trimestre 2018, l’Apec prévoyait un recrutement de cadres par 93% des entreprises du secteur informatique en France, un pourcentage qui devrait se maintenir pour le premier trimestre 2019.

La standardisation, l’orchestration et l’automatisation contribueront à accélérer ce phénomène. En effet, la meilleure performance des systèmes permet aux administrateurs d’adopter une vision horizontale plutôt que d’avoir une spécialisation approfondie. Se spécialiser reste bien évidemment important mais à mesure que l’IT devient une discipline de plus en plus stratégique pour les résultats d’entreprise, les talents IT devront avoir une compréhension plus large du monde de l’entreprise et être en mesure d’apporter de la valeur au sein de nombreux domaines IT.

Ces tendances auront beau venir bousculer le statu quo l’année prochaine, deux éléments majeurs resteront en tête des préoccupations des entreprises à travers le monde. Premièrement, face aux solutions de sauvegarde existantes qui sont source de frustration, les entreprises se détachent des fournisseurs existants pour se rapprocher de fournisseurs plus agiles, plus dynamiques et disruptifs qui leur offrent les capacités nécessaires pour réussir à l’ère des données. Enfin, les « 3C » (coûts élevés, complexité accrue et manque de capacités), affectant la vitesse de sauvegarde, la vitesse de restauration ou le montage instantané d’une image de machine virtuelle, continueront d’être les raisons principales poussant les entreprises à augmenter ou à remplacer entièrement leur solution de sauvegarde.

L’arrivée des premiers réseaux 5G, source d’opportunités pour les revendeurs et les CSP permettant la collecte, la gestion, le stockage et le traitement de plus gros volumes de données.

Les premiers téléphones 5G arriveront sur le marché début 2019 et seront lancés lors du CES à Las Vegas et du Mobile Week Congress à Barcelone. L’adoption de la 5G sera probablement plus rapide pour les entreprises, pour des besoins de communication de machine à machine et l’IoT. Côté grand public, les réseaux mobiles ont atteint, avec la 4G, une vitesse qui répond à la grande majorité des besoins.

2019 sera davantage consacrée à la standardisation et à l’expérimentation de la technologie. Les appareils évolueront pour résister à l’épreuve du temps et être à même de fonctionner avec les nouvelles technologies lorsque celles-ci seront disponibles et que l’Europe entrera véritablement dans l’ère du Gigabit.

L’enthousiasme des revendeurs et des fournisseurs de services cloud portera sur les nouvelles opportunités de revenus qui découleront de la 5G ou de l’infrastructure nécessaire pour soutenir son déploiement. La nécessité de traiter ces plus grands volumes de données en temps réel, plus rapidement, les nouvelles exigences en matière de matériel et d’appareils, et les nouvelles applications destinées à la gestion des données seront autant d’opportunités qui favoriseront la conversation autour de l’edge computing.




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