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Les Français et leur vie privée : "concernés, inquiets mais désinvoltes", selon Mircosoft

mai 2010 par Microsoft

Microsoft dévoile les résultats de la première édition de son Baromètre « Enjeux Numériques », consacré à la vie privée des Français à l’heure d’internet et des réseaux sociaux. L’étude révèle un véritable « paradoxe de la confiance », selon le terme du sociologue Jean-Claude Kaufmann : alors que 75% des Français se disent inquiets de l’utilisation qui peut être faite par n’importe qui des informations qu’ils laissent sur le web, ils sont dans le même temps confiants dans leur maîtrise des outils et des enjeux de l’Internet 2.0.

Le « paradoxe de la confiance » : des Français inquiets pour leur vie privée, mais une maîtrise toute relative des outils et des enjeux du web

Le baromètre « Enjeux numériques : la vie privée des Français » met à jour un sentiment d’inquiétude quasi-généralisé au sujet de la maîtrise de ses données personnelles et privées sur Internet. Pas moins de 3 Français sur 4 se disent en effet inquiets de l’usage qui peut être fait de leurs traces numériques.

Pour autant, s’ils sont presque tous inquiets, les Français n’ont pas la même perception du risque selon leur âge et leur catégorie socio-professionnelle. On assiste ainsi à un clivage très net entre les plus actifs d’une part (jeunes et cadres), qui s’estiment les mieux informés, et les seniors, les femmes, et les professions intermédiaires d’autre part :

- Les cadres et professions intellectuelles sont globalement moins inquiets que le reste des Français ;

- Les 15-17 ans sont nettement moins méfiants que les 35-49 et les 65 ans et + vis-à-vis des entreprises commerciales ;

La crainte d’une lecture de leurs données personnelles par des inconnus est plus marquée du côté des femmes, avec un écart de 14 points par rapport aux hommes.

Paradoxalement, et malgré leur inquiétude, près de la moitié des Français (48%) pensent qu’il est facile de contrôler les données personnelles sur Internet, mais seulement 4% font régulièrement des recherches sur eux-mêmes sur Internet. Et plus l’internaute est familier du web, moins il est méfiant et plus il livre facilement ses données personnelles. Par exemple, 70% des jeunes de 15 à 24 ans (habitués notamment des réseaux sociaux) pensent qu’ils maîtrisent ce qu’ils disent d’eux sur la Toile.

Pour Jean-Claude Kaufmann, sociologue, directeur de recherche au CNRS, « un tel retournement s’explique par le paradoxe de la confiance : alors qu’Internet est un monde étrange faisant plutôt peur pour qui n’y va guère, il devient au contraire très vite un univers familier pour qui y installe ses niches et ses cheminements. Dès que les internautes entrent concrètement dans la web familiarité et la confiance, ils oublient que la Toile est immense et que sa mémoire est profonde ; leurs inquiétudes disparaissent comme par enchantement ».

La typologie des informations publiées sur la Toile témoigne elle aussi de ce paradoxe de la confiance. Plus l’internaute prétend avoir pleine conscience et maîtrise des risques relatifs à ses données, plus il est enclin à diffuser les données les plus propices au ciblage : ainsi, l’âge, l’adresse e-mail et les goûts culturels sont diffusés plus facilement par les plus connectés, plutôt de jeunes cadres masculins.

« En révélant que les internautes les plus confiants et les plus aguerris divulguent sans complexe des données exploitables par le ciblage publicitaire, cette étude démontre qu’in fine, les Français ont à ce jour une compréhension partielle des enjeux de l’identité numérique », commente Brice Teinturier, Directeur général adjoint de TNS Sofres.




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