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Deloitte distingue les 10 principales tendances du secteur des télécommunications en 2008

avril 2008 par Deloitte

Pour la septième année consécutive, Deloitte livre, dans « Technology, Media & Telecommunications Predictions - Trends 2008, sa vision des tendances de l’année dans le secteur. A partir de recherches et de l’expérience de ses 6.000 experts, de ses clients, d’analystes et d’acteurs mondiaux du secteur : la crise du crédit entrainera-t-elle une crise dans les télécommunications, opportunités liées aux mobiles bon marché, valorisation des ruptures technologiques par les opérateurs historiques, accélération du partage de réseaux entre opérateurs provoquée par l’utilisation intra-bâtiments des mobiles, interrogation sur la complémentarité entre GPS et mobile, reconnaissance du marché des seniors, le très haut débit en question, les besoins croissant en communication des média, opérateurs des pays émergents devenant prédateurs, l’âge adulte du GSM …

Détails sur ces 10 tendances :

1. Du resserrement du crédit à la crise du secteur des télécommunications

Le resserrement de crédit va-t-il provoquer une crise dans le secteur des télécommunications en 2008 ? Les équipementiers devraient le plus souffrir, principalement ceux des pays développés. Pour les opérateurs, la baisse probable des consommations de services non essentiels devrait être plus que compensée par l’augmentation des communications provenant de projets d’amélioration de la productivité, comme l’offshoring ou le télétravail. Toutes les sociétés porteront une attention renforcée à leurs coûts, ce qui peut accélérer les réductions d’effectifs. Par ailleurs, « certains géants des télécommunications de pays émergents pourraient s’intéresser à des sociétés du monde industrialisés fragilisées ou sous valorisées », analyse Etienne Jacquemin, associé Deloitte en charge des TMT.

2. Capitaliser sur le mobile à 10 $

Après la baisse déjà considérable du prix des mobiles, les marchés développés sont proches de la saturation. Avec un prix du mobile à 10$, le marché cible dans les pays émergents s’élargit, avec néanmoins certaines limites, si l’on considère l’importance de la population ne vivant qu’avec quelques dollars par jour. Mais au-delà, un marché très prometteur du mobile très peu cher pourrait être celui… des machines. Pour Etienne Jacquemin, « Incorporer la technologie de la connectivité mobile aux équipements (ordinateurs, véhicules…) pourrait augmenter de plusieurs milliards le nombre de mobiles en circulation et fortement stimuler la croissance du marché de la transmission de données par mobile. »

3. Rupture dans la rupture : Les opérateurs historiques transforment les menaces en opportunités

« Rupture » implique un changement profond de l’ordre établi. En fait, les opérateurs historiques sont sans doute les mieux placés pour développer et valoriser les technologies et services émergents grâce à leur expérience, leur base clients existante, leur puissance marketing, et leurs capacités financières. De plus, rupture technologique ne veut pas toujours dire disparition des technologies préexistantes. Ceci plaide pour des alliances entre opérateurs historiques et nouveaux entrants, les petites sociétés étant souvent porteuses de l’innovation, mais les grosses étant plus à même de les monétiser.

4. Faire prendre au mobile la bonne direction

La baisse des coûts n’est pas une raison pour empiler les technologies. Il en est ainsi des fonctionnalités du GPS intégrées dans les mobiles. Il faut en effet tenir compte des différences de modes d’utilisation et des contraintes technologiques telles que l’absence d’obstacle entre le satellite et le récepteur pour le GPS, et les lois, qui par exemple proscrivent l’usage de portable en conduisant. En fait, il se pourrait qu’en 2008, on réalise qu’il est plus pertinent d’intégrer des mobiles dans les GPS que l’inverse. Peut-être la technologie cellulaire pourrait-elle remédier au handicap du GPS ne tolérant aucun obstacle pour pouvoir capter les signaux.

5. Reconnaissance du marché des seniors

Le secteur des télécommunications reste obnubilé par le marché des jeunes et ignore encore trop une population pourtant à fort pouvoir d’achat : les seniors. Des matériels non adaptés à une vue moins bonne avec l’âge ou à une culture technologique moindre laissent de côté le segment des seniors plus sensibles à la facilité d’usage qu’à la sophistication technique. Un changement d’approche fournirait des relais de croissance et permettrait de cumuler satisfaction des actionnaires et objectifs de responsabilité sociale de l’entreprise

6. Quand les proies peuvent devenir prédateurs

Les opérateurs des pays émergents vont rester la cible d’acquisitions de la part de ceux des pays développés, en quête de relais de croissance qui plus est à fortes marges. La crise du crédit et des multiples de valorisation des cibles de plus en plus élevés peuvent ralentir ce mouvement. Pour ce qui est des opérateurs des pays émergents, leur priorité doit rester l’exploitation du potentiel de leur pays d’origine ou d’autres pays émergents. Au-delà, quand leurs multiples de capitalisation excéderont suffisamment ceux des pays développés, les opérateurs des pays émergents pourront considérer des acquisitions sélectives dans les pays développés, pour réduire l’exposition globale aux risques de leur portefeuille d’activités et accéder à des marchés financiers plus larges. Dans l’intervalle, chacun a à apprendre de l’autre, en matière de contrôles des coûts et de services.

7. En devenant intérieure, la téléphonie mobile va éperonner le partage de réseaux

D’un réseau d’extérieur, la téléphonie mobile est progressivement devenue, ces dernières années, un réseau d’intérieur. En 2008, 70 % des communications à partir de téléphones portables proviendront de l’intérieur d’un bâtiment. La qualité de la couverture des réseaux intérieurs est donc cruciale, et compte tenu des dizaines de milliards déjà investis en réseaux extérieurs, va inciter les opérateurs à partager de plus en plus leurs réseaux. Ce ne sera pas sans difficultés : les opérateurs devront convenir d’accords suffisamment explicites prévoyant toutes les sources de conflit possibles et devront convaincre les régulateurs que de tels partages bénéficieront aux consommateurs en termes de taux de couverture et de qualité de service.

8. Le très haut débit en question

Comme les années précédentes, le débat autour du bon débit optimum en télécommunications va être animé en 2008. En fait, les utilisateurs se satisfont des débits offerts par le 2G ou 2G+, base de l’essentiel des revenus des opérateurs. Avec des perspectives économiques affaiblies, les utilisateurs peuvent être plus sélectifs, et les opérateurs devront être prudents devant l’ampleur des investissements requis pour des performances techniques accrues. « De ce domaine comme dans beaucoup d’autres, ce qui est techniquement possible n’est pas forcément économiquement justifié » relève Etienne Jacquemin

9. Exploiter le besoin croissant de communication des médias

La bataille pour le partage de la valeur va s’accentuer en 2008 entre groupe de médias et opérateurs télécoms, qui estiment en laisser une trop grande part aux medias. La tentation sera d’empiéter dans le domaine de l’autre. En fait, les besoins en communication des medias vont continuer de croître, sous des formes de plus en plus diversifiées. Offrir des palettes d’outils de communication modulables, avec une forte image de fiabilité et de sécurité peut être une stratégie à long terme gagnante pour les opérateurs.

10. GSM : l’âge adulte apporte succès et challenges

Le 7 septembre 2008, le GSM soufflera ses 21 bougies : plus de 700 réseaux GSM répartis dans plus de 200 pays devraient ce seul jour transporter 16 milliards de minutes d’appels et 6 milliards de SMS, générant 1,6% du GDP mondial.. Ce succès a été obtenu en dépit de défis très importants, et l’arrivée à l’âge adulte verra perdurer voire s’accentuer cette même dualité défis/opportunités : compétition devant porter plus sur la qualité et la diversité des services que sur les prix, fidélisation des clients, développement du transport de données plutôt que de la voix, simplification technologique et d’utilisation du 3G…




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