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Les données européennes en danger ? le constat sans appel de Frans Imbert-Vier

juin 2024 par Frans Imbert-Vier PDG d’UBCOM

Dans un monde où les données sont devenues le nouveau ou noir, la question de leur protection est au cœur des préoccupations. Les données personnelles et professionnelles s’échangent sans frontières, ni restriction, aussi librement que les biens et les services. Cette fluidité présente des avantages en termes d’innovation et de commodité, mais pose des questions cruciales sur la protection et la souveraineté de ces données. Entre l’utilisation de solutions étrangères et la création de coentreprise, quelle est la meilleure stratégie pour garantir la sécurité de nos informations, en Europe ?
Frans Imbert-Vier, PDG d’UBCOM et expert en cybersécurité et contre-espionnage, tranche le débat : "Il n’y en a aucune".

L’utilisation de solutions étrangères, principalement américaines, pour la gestion de nos données est désormais une contrainte incontournable. Si les GAFAM-O offrent des infrastructures et des services de très grande qualité, aucune ne peut assurer la moindre souveraineté en raison de la doctrine de renseignement de leur pays hôte.
D’un autre côté, la création de coentreprise, en partenariat avec des acteurs locaux, est une approche qui se développe. Elle vise à combiner les forces en présence. Mais le partenaire n’est pas européen, une fois encore, la souveraineté est inapplicable.

Pour Frans Imbert-Vier : « Ne dites pas que vous n’avez pas été prévenus : l’utilisation de solutions américaines, qu’elles soient cryptées ou non, exposent vos données de façon systématique à la connaissance du gouvernement américain et de ses intérêts économiques. Le Cloud Act, le FISA Act récemment renouvelé et, plus anciennement, le CALEA Act, constituant un cadre légal, selon le gouvernement US pour exploiter toute la donnée de ses clients européens. Ces exemples soulignent l’urgence pour l’Europe de développer ses propres cadres réglementaires solides et de renforcer sa souveraineté numérique afin de mieux contrôler et protéger ses données contre les risques de fuites transfrontalières à commencer par s’opposer systématiquement à l’extra-territorialité des lois US comme celles citées plus haut mais aussi le Corupt Act ou le Cyber Act. La question de la protection des données européennes ne doit plus être laissée en suspens. De nombreux cas de fuite de données ont diminué, voire fait disparaître des entreprises stratégiques au profit de concurrents étrangers. Il est impossible de travailler en toute sécurité et quiconque prétend le contraire est d’ores et déjà un partenaire peu fiable. »

Enfin, avec l’intelligence artificielle qui est de plus en plus présente, il est également essentiel de considérer les enjeux de sécurité et de protection de la propriété intellectuelle qu’elle soulève notamment en raison de sa capacité à traiter et à analyser de vastes quantités de données.


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