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Thierry DELVILLE, Délégué ministériel aux industries de la sécurité, Ministère de l’Intérieur : la cyber-protection impliquent la mutualisation des efforts

novembre 2016 par Marc Jacob

Thierry DELVILLE, Délégué ministériel aux industries de la sécurité, Ministère de l’Intérieur sera présent sur le salon AccesSecurity qui se déroulera à Marseille du 29 au 31 mars 2017. Pour lui, ce salon euro-méditerranéen est une pierre à l’édifice de la stratégie industrielle dans le domaine de la sécurité au sens large et en particulier dans la cyber-sécurité. Pour Thierry DELVILLE la cyber-protection impliquent la mutualisation des efforts.

AccesSecurity, le rendez-vous euro-méditerranéen de la sécurité globale, met en scène l’ensemble des acteurs de la sécurité. En quoi la construction de passerelles entre les deux secteurs, privé et public, vous parait-elle fondamentale ?

La délégation ministérielle aux industries de sécurité a été créée début 2014 afin de permettre au ministère de l’intérieur d’engager un dialogue constructif avec les entreprises travaillant dans le domaine de la sécurité et avec ses propres fournisseurs. En outre, dans le cadre du Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (PIPAME) de la DGE, une étude sur la filière de sécurité a été conduite en 2014-2015 montrant que ce secteur représentait 29,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 302.000 salariés et 29 milliards d’euros de budget pour 653.000 fonctionnaires. Le secteur industriel de la sécurité représente 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 125.000 emplois.
A la différence de l’industrie d’armement, la filière industrielle de sécurité n’était pas organisée avant cette date et n’avait même pas conscience de son existence ni de sa force. Il est vrai que l’économie est un monde évolutif et les entreprises de sécurité ont bien reçu le message de la volonté de l’Etat de les aider à se structurer et à les promouvoir. C’est tout le message du ministre de l’Intérieur Bernard CAZENEUVE qui a œuvré activement à faire passer le message en France et à l’étranger.
La délégation ministérielle aide le ministre dans cette stratégie industrielle et exportatrice, mais aussi dans la protection des intérêts de nos entreprises, qu’elles soient des startup, des PME-PMI, des ETI ou des grands groupes.

Intelligence dans le maintien de l’ordre, forensic, … quels sont les domaines pour lesquels les besoins du secteur public ne sont pas encore couverts par une offre technologique satisfaisante ?

Les menaces auxquelles nous sommes confrontés ne cessent en effet de se transformer et nécessitent une mise à jour permanente des cadres d’action et de réflexion. Cette ère nouvelle appelle des dispositifs nouveaux fondés sur l’anticipation. C’est pourquoi le ministre a rappelé aux entrepreneurs fournisseurs du ministère, début juillet 2016, quelles sont les orientations de travail commun, notamment après les attentats. Trois domaines prioritaires se dégagent : la protection et l’équipement des intervenants ; la cyber-protection des infrastructures et des systèmes qui concourent à la résilience de la nation ; le développement des outils numériques permettant d’agréger et d’analyser les masses d’informations disponibles dans les fichiers, sur Internet et sur les réseaux sociaux ou bien dans l’open data. Ces sujets impliquent une mutualisation des efforts et des moyens.

Quels sont les thèmes clés sur lesquels la délégation ministérielle aux industries de sécurité va porter toute son attention dans les années à venir ?

L’étude de 2015 identifiait une dizaine de segments tirant la croissance de la filière et trois secteurs pouvant créer plus de 50.000 emplois d’ici 2020 : les systèmes et produits, la cyber-sécurité et les services. Tout en restant prudents dans les prévisions, nous ne devons négliger aucune piste de croissance ni de création d’emplois qualifiés et pérennes. Le rôle des entreprises est absolument décisif, et le programme d’investissements d’avenir (PIA) doit être l’occasion d’une montée en puissance collective.
Dans le cadre du Comité de la filière des industries de sécurité (COFIS), nous en sommes à la deuxième feuille de route pour la séquence 2016-2017. Les objectifs fixés lors de la réunion du CoFIS du 1er décembre dernier sont articulés autour de quatre axes structurants pour mieux répondre à la concurrence américaine, israélienne ou chinoise, particulièrement virulente : mieux faire connaître notre savoir-faire en matière d’industrie de sécurité et à la valorisation des PME et des acteurs locaux de la filière ; soutenir le développement d’une offre innovante, adaptée aux défis actuels ; développer une base industrielle de sécurité la plus large et la plus forte possible ; enfin, aider les acteurs à accéder aux marchés nationaux et internationaux.

Pour ce qui concerne la zone euro-méditerranéenne de France qui regroupe PACA, Languedoc-Roussillon et la Corse, il faut avoir conscience qu’elle représente la seconde région la plus dense en entreprises industrielles de sécurité derrière l’Île-de-France, avec 700 entreprises soit 16,5% et 18.522 emplois soit 12,5% du total. Certes la Région PACA tire cette dynamique, mais Languedoc Roussillon qui s’est alliée à Midi Pyrénées (167 entreprises soit 4% et 5.935 emplois), apporte un poids non négligeable sur l’Euro-Méditerranée. Il s’agit là d’une force dont il faut prendre conscience et à exploiter pour le développement des entreprises industrielles et commerciales en matière de sécurité sur l’arc méditerranéen.




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