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Smart Event, Ronald Hack : la biométrie multimodale, l’option la plus sûre !

septembre 2007 par Emmanuelle Lamandé

Les innovations biométriques sont en plein essor et devraient connaître un succès grandissant dans les prochaines années. Selon l’International Biometric Group, les revenus issus de la biométrie sont estimés à 3 milliards de dollars en 2007 et devraient atteindre 7,41 milliards en 2012, soit une augmentation de près de 150%. Les projets sont aujourd’hui nombreux ; reste toutefois à trancher : quel système choisir ? Pour Ronald Hack, LogicaCMG, présent au Smart Event 2007, la biométrie multimodale reste à l’heure actuelle la solution la plus sécurisée qui soit.

Les gouvernements, les établissements financiers et médicaux, sont les plus à même de déployer ce type de projets et la question des documents d’identités biométriques est plus que jamais d’actualité. Les systèmes d’authentification biométrique offrent, en effet, une nouvelle génération de documents d’identité. Ils peuvent toutefois s’avérer complexes à appliquer et nécessitent au préalable une réflexion globale pour être efficaces. C’est pourquoi, la biométrie doit faire l’objet d’une introduction progressive et être précédée d’une phase de recherche et d’expérimentation.

Il est important de distinguer les aspects technologiques, opérationnels et sécuritaires, ainsi que les questions légales et de respect de la vie privée. Aujourd’hui plus que jamais, la technologie est un moyen important d’améliorer l’efficacité des documents d’identité. Lorsqu’une technologie est déployée à cette fin, elle doit toutefois trouver un compromis entre la sécurité, la facilité d’utilisation et le respect de la vie privée. L’impact potentiel de la technologie sur les droits fondamentaux des individus et de la société doit être prudemment mesuré, dans la mesure où les décisions prises aujourd’hui auront un impact à long terme sur les citoyens. Le déploiement de la biométrie dans des applications à large échelle (passeports, visas, cartes d’identité, permis de conduire, cartes d’assurance-maladie, etc.) doit donc être bien pensé et réfléchi tout en prenant en compte les principaux freins de son bon développement actuel.

Entre le maximum de sécurité et le format le plus adapté… existe parfois un décalage

La biométrie sécurise, d’ores et déjà, tous types de transactions à travers le monde. La technologie existe déjà depuis un certain nombre d’années ; elle a toutefois du mal à s’imposer comme le standard, connaissant certaines réticences et a priori. L’aspect financier ainsi que la question de la vie privée représentent les principaux freins de son bon développement. Les mentalités n’évoluent pas aussi rapidement que la technologie. La peur d’être contrôlé en permanence et le respect des lois concernant les données à caractère personnel rendent l’état d’avancement différent selon les états.

Choisir le système biométrique adéquat soulève un autre problème. Entre le maximum de sécurité et le format le plus adapté, il existe parfois un décalage. La reconnaissance de l’iris est considérée comme la technologie la plus efficace, toutefois elle n’est ni la plus rapide, ni la plus simple. Il est préférable de choisir le format le mieux adapté à son propre système. De nombreux clients et projets sont au rendez-vous. Cependant, pour que cette technologie marche, elle a besoin de d’être acceptée publiquement.

La biométrie multimodale : l’option la plus sécurisée

Selon Ronald Hack, LogicaCMG, l’option la plus sécurisée repose toutefois sur l’utilisation d’une biométrie multimodale, appelée plus couramment la « multimétrie ». Nombreuses sont les technologies biométriques existantes (reconnaissance faciale, vocale, de l’iris, des empreintes digitales, de la rétine, réseau veineux, …). Combiner différents facteurs de reconnaissance permet de faire face à certaines limites du système. En effet, se pose le problème des personnes à qui il manque l’un de ses membres, par exemple.

Ronald Hack reconnaît toutefois certaines limites à cette biométrie multimodale. En effet, celle-ci n’élimine pas complètement la création et l’enrôlement de fausses identités. Elle impose, de plus, des changements drastiques au sein de l’organisation. La biométrie multimodale représente, malgré tout, la solution la plus sécurisée et accroît le nombre d’applications possibles.

La question de l’interopérabilité des solutions biométriques se pose. Il faut, en effet, que les technologies en place soient compatibles entre elles, d’où la nécessité de déployer des standards.




    

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