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Projet "Mesinfos" : vers un droit d’accès et de rectification applicable au quotidien

janvier 2013 par Emmanuelle Lamandé

Daniel Kaplan, cofondateur et Délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING), est a l’initiative du projet "Mesinfos", présenté à l’occasion de la 7ème édition de l’Université des CIL de l’AFCDP. L’objectif de ce projet est de faire en sorte que le droit d’accès et de rectification devienne un droit d’application quotidienne pour tous.

Ce projet a été inspiré par divers biais, tels que le programme "Identités actives" ou encore l’expédition "Confiance numérique". L’objectif premier était de savoir ce qui pourrait être fait pour que la relation qui unisse une entreprise et ses clients puisse s’inscrire dans un schéma de confiance.

Les données à caractère personnel sont aujourd’hui la matière première du marketing contemporain, et s’en trouvent en conséquent exploitées à toutes les sauces, mais dans un système totalement opaque pour le client final qui est pourtant le propriétaire de ces données. Ce schéma traduit d’ailleurs les dérives des techniques marketing. Par exemple, l’objectif premier du CRM (Customer Relationship Management) était de développer la fidélité, mais aujourd’hui nous assistons à un renversement de situation, au service des intérêts de l’entreprise.

Toutefois, une autre voie se dessine actuellement dans le monde. En effet, Doc Searls a inventé en 2006 l’expression “VRM” (Vendor Relationship Management), le symétrique côté consommateur du CRM. Il part du principe qu’il est compréhensible que les entreprises cherchent à devenir plus "intelligentes" en exploitant les données personnelles de leurs clients, mais pourquoi les clients eux-mêmes ne pourraient-ils pas aussi s’en servir pour le devenir tout autant ?

Le principe est simple : puisque les organisations détiennent aujourd’hui des informations sur les individus, il serait normal que ces mêmes individus aient aussi accès à ces informations. C’est également l’idée et l’objectif du projet "Mesinfos". Un projet similaire en Angleterre, nommé "Midata", est d’ailleurs considéré comme prioritaire par David Cameron. Les américains ont, eux aussi, mis en place ce type de système pour les données de santé : Blue Button.

L’objectif du projet "Mesinfos" est de faire en sorte que le droit d’accès et de rectification devienne un droit d’application quotidienne.

En partageant, c’est tout le monde qui y gagne, explique-t-il. Cela permettra de pouvoir faire des choix non économiques de consommation et augmentera la transparence des marchés (comparaison des forfaits téléphoniques...) Nous sommes aujourd’hui dans un système de marchés sur lesquels uniquement l’offre peut parler, le client n’a pas son mot à dire. Pourtant, un dialogue "d’adultes" entre personnes et organisations est un dialogue qui crée de la confiance. Ceci ferait également émerger un marché nouveau : un marché d’exploitation des données à caractère personnel activé par et pour les individus. Car, en définitive, la relation entre des entreprises et des clients également informés et outillés ne pourrait-elle pas produite plus de confiance et de fidélité que l’asymétrie actuelle ?

L’idée n’est pas, toutefois, que chaque individu se retrouve avec l’ensemble de ses données personnelles stockées sur son ordinateur non sécurisé, ni que ces données soient stockées au travers d’une base de données unique dans le Cloud. C’est pourquoi le programme réfléchit aujourd’hui à des dispositifs de sécurité physiquement très éclatés, où les données seraient conservées par différents types de plateformes interopérables.

2013 verra le lancement d’une expérimentation terrain du projet "Mesinfos" avec de vrais consommateurs.




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