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Nouveau rapport Clearswift : Des attitudes divergentes au niveau mondial à l’égard des médias sociaux

septembre 2011 par Clearswift

Clearswift, la société spécialisée dans la sécurité pour le Web et la messagerie, a dévoilé son dernier rapport d’étude annuel, WorkLifeWeb 2011, exposant les grandes lignes des attitudes sur le plan mondial à l’égard des médias sociaux et des technologies personnelles sur les lieux de travail. L’étude de cette année a montré une nouvelle étape dans l’évolution des médias sociaux : les entreprises à travers le monde prennent des mesures répressives suites aux récentes violations de données très médiatisées. 68 % des entreprises surveillent maintenant l’activité sur Internet de leurs employés et 56 % bloquent l’accès à certains sites.

Les entreprises se montrent très prudentes vis-à-vis des médias sociaux. Dans l’étude menée par Clearswift en 2010, seules 9 % des entreprises au niveau mondial s’étaient engagées à bloquer l’accès des employés aux sites de médias sociaux, mais selon le dernier rapport, ce chiffre a augmenté pour atteindre 19 %. Cette tendance apparaît clairement en Allemagne (23 %) et en Australie (21%). La seule exception reste les États-Unis, où 30 % des entreprises encouragent activement leurs employés à utiliser les outils de médias sociaux.

Par ailleurs, 87 % des entreprises de l’étude sont si préoccupées par la sécurité et la perte de données que cela entrave l’adoption de technologies. Cette crainte apparaît clairement au Japon (92 %). Toutefois, les dirigeants continuent à considérer que les médias sociaux sont essentiels pour leur réussite future, particulièrement en ce qui concerne la communication. 54 % d’entre eux citent la collaboration sur le web comment étant un outil essentiel et une entreprise sur quatre envisage d’investir davantage dans les médias sociaux cette année par rapport à l’année dernière. L’effort d’investissement est plus important aux États-Unis, où 44 % des entreprises prévoient d’investir et au Royaume-Uni où elles sont 31 % à l’envisager. Il est moins important en Allemagne (18 %) et au Japon (13 %).

Le « dilemme des directeurs »

Un paradoxe des médias sociaux apparaît : 80 % des dirigeants reconnaissent les avantages des médias sociaux pour l’entreprise, pourtant ces outils entraînent une paralysie due à des craintes pour la sécurité. Ceci crée un nouveau dilemme pour de nombreux conseils d’administration régionaux. En fait, 48 % des dirigeants ont identifié activement l’utilisation des médias sociaux comme étant un sujet de préoccupation au niveau de l’encadrement. Aux États-Unis et en Australie, ils sont respectivement 66 % et 54 % à s’en préoccuper. En raison d’un taux d’utilisation moins élevé, le niveau de préoccupation au Japon est de 34 %. Cette inquiétude conduit indubitablement à une approche moins proactive vis-à-vis des médias sociaux et de la collaboration, le contrôle et la conformité (58 %) étant les principales raisons qui encouragent l’adoption de mesures de sécurité dans la majorité des entreprises.

Paradoxalement, 41 % des entreprises conviennent globalement que les avantages des médias sociaux l’emportent sur les inconvénients. Ce chiffe s’élève à 48 % au Royaume-Uni et à 58 % aux États-Unis. Même au Japon, où l’on rencontre le plus de scepticisme à l’égard des médias sociaux, 28 % des entreprises partagent cette vision.

L’impasse des médias sociaux

Globalement, on observe clairement un fossé croissant entre la position des employés et celle des dirigeants vis-à-vis de l’utilisation des médias sociaux sur le lieu de travail : 48 % des dirigeants indiquent que les médias sociaux sont autorisés ou encouragés au sein de leur organisation, mais seulement 25 % des employés sont d’accord. Alors que le consumérisme lié aux technologies de l’information se généralise, notamment avec l’introduction de l’iPad et d’autres tablettes au cours des 12 derniers mois, la confusion règne entre la direction et les employés concernant l’utilisation des appareils personnels sur le lieu de travail. Alors que 60 % des entreprises affirment autoriser ou encourager leur utilisation, seuls 40 % des employés pensent que c’est effectivement le cas. Fait intéressant, 23 % des employés pensent que les médias sociaux et l’utilisation des appareils personnels entraînent un allongement de la journée de travail. Cela s’explique en partie par la distraction qu’apportent ces outils : 70 % des employés déclarent que les e-mails et le réseautage social affectent leur concentration.

Des divergences concernant la sécurité

En termes de sécurité et de médias sociaux, les divergences d’opinions entre employés et employeurs sont particulièrement prononcées. Au sein de la direction, nombreux sont ceux qui sont préoccupés par l’utilisation des médias sociaux. 57 % expriment leur inquiétude vis-à-vis de la sécurité, 48 % sont préoccupés par la perte de données confidentielles du fait des employés et 43 % par la perte de données du fait du piratage externe. En fait, 50 % des dirigeants pensent que les employés ne sont pas conscients des problèmes de sécurité. Les inquiétudes concernant l’indifférence des employés vis-à-vis de la sécurité semblent augmenter : alors qu’elles ne touchaient que 51 % des dirigeants en 2010, elles ont augmenté pour atteindre 57 % en 2011.

Les craintes des dirigeants sont bien fondées puisque 21 % des employés avouent ne pas du tout penser à la sécurité lorsqu’ils utilisent le web et leur messagerie électronique. 31 % affirment même qu’ils considèrent que la sécurité relève de la responsabilité de leur employeur. Cette tendance est particulièrement visible en Australie, où 38 % considèrent l’entreprise comme seule responsable de la sécurité, alors que seulement 21 % des employés japonais partagent cette opinion.

Toutefois, si une entreprise mettait en place des lignes directrices plus strictes concernant les médias sociaux, la réaction des employés serait brutale : 26 % seraient démotivés, 14 % contourneraient les règles et 3 % envisageraient de quitter l’entreprise.

Comme l’indique Andrew Wyatt, directeur opérationnel chez Clearswift, « il est clair que nous avons noté d’importants changements d’attitude vis-à-vis des médias sociaux au cours des 12 derniers mois. Les entreprises ont réagi à la série de fuites de données très médiatisées et sont de plus en plus inquiètes par leur utilisation sur le lieu de travail. Plutôt que d’adopter de nouveaux canaux de communication, les entreprises ont appliqué des mesures plus strictes et sont devenues plus défensives, ce qui a eu pour conséquence d’asphyxier les pistes potentielles de croissance. Toutefois, l’étude montre également que les entreprises reconnaissent l’importance des nouvelles technologies ce qui m’amène à penser que c’est une réaction impulsive plutôt qu’une tendance à long terme ».




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