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Norman Girard, de Varonis : En gagnant en visibilité sur les données, les RSSI pourront démontrer que les informations sensibles de l’entreprise sont conservées en toute sécurité

janvier 2020 par Marc Jacob

Pour Varonis le FIC est l’occasion chaque année de présenter les innovations de sa plateforme de sécurité des données qui donne une meilleure visibilité aux entreprises sur la localisation des données sensibles, ainsi que sur les utilisateurs qui y ont accès. Norman Girard, Vice-Président Europe de Varonis considère qu’en gagnant en visibilité sur les données, les RSSI pourront démontrer que les informations sensibles de l’entreprise sont conservées en toute sécurité.

Global Security Mag : Quelle sera votre actualité lors du Forum International de la Cybersécurité 2020 ?

Norman Girard : Le FIC est chaque année l’occasion de présenter les dernières innovations de notre plateforme de sécurité des données. Nous allons donc démontrer comment notre plateforme aide les entreprises à avoir une meilleure visibilité sur la localisation de leurs données sensibles, ainsi que sur les utilisateurs qui y ont accès, sur ceux qui les utilisent et, surtout, sur ceux qui ont des comportements malveillants.
Nous savons que les cyberattaquants sont presque toujours à la recherche de données. Le problème est qu’au sein des entreprises et autres organisations, un utilisateur lambda a accès, en moyenne, à 17 millions de fichiers – dont il n’a pas l’utilité pour la plupart – dès lors la compromission d’un compte utilisateur peut avoir des conséquences dévastatrices.

Varonis aide les entreprises à réduire ces risques, à la fois sur site et dans le cloud, en verrouillant l’accès aux données sensibles et en permettant de répondre plus rapidement aux menaces, qu’elles proviennent d’un attaquant extérieur ou d’un collaborateur malveillant.

Global Security Mag : Selon-vous, comment l’humain peut-il être acteur de la cybersécurité, alors qu’il est essentiellement regardé aujourd’hui comme victime ou comme auteur ?

Norman Girard : Les humains sont une composante essentielle de la cybersécurité moderne. Malheureusement le nombre d’experts déjà disponibles ou suivants des cursus de formation en cyber augmente beaucoup moins vite que les besoins en ressources humaines des entreprises. Le second problème est que les personnels qualifiés déjà en poste sont trop souvent occupés à gérer des tâches ingrates et chronophage, dites de « bas niveau », ce qui leur laisse moins de temps pour des missions plus stratégiques. Pour que les organisations puissent tirer pleinement parti de leur équipe de sécurité, elles doivent adopter des technologies qui font appel à l’automatisation et au machine learning pour la gestion de ces tâches chronophages, afin que les humains puissent se concentrer sur leur mission globale.

Global Security Mag : Quels conseils pourriez-vous donner aux organisations pour qu’elles parviennent à impliquer les décideurs et sensibiliser leurs utilisateurs ?

Norman Girard : Les entreprises doivent maintenir des standards élevés en matière de formation et de sensibilisation de leurs collaborateurs à la cybersécurité. Les entreprises les plus responsables développent par exemple des tests d’ingénierie sociale et de campagne de phishing pour tester leurs employés, suivis si besoin est, d’un coaching individuel pour les collaborateurs ayant échoué. Des formations devraient être menées par toutes les entreprises aujourd’hui.

Global Security Mag : Comment les technologies doivent-elles évoluer pour une sécurité au plus près de l’utilisateur ?

Norman Girard : Les entreprises doivent sécuriser leurs données selon un modèle de moindre privilège. Le problème est que la gouvernance des données incombe généralement aux services IT, qui malheureusement ignorent quelles sont les données auxquelles chaque métier doit avoir accès. C’est pour cette raison que les responsables métiers devraient pouvoir répondre à cette question et être les garants des données. Les organisations devraient insister pour que la responsabilité de la gestion des données soit confiée aux départements propriétaires des données et qu’ils soient capables de manière autonome, d’effectuer des examens des droits des utilisateurs, etc.

Les organisations doivent également mieux faire connaître le concept de gouvernance des données au cours de la formation de sensibilisation à la sécurité. C’est une chose d’apprendre à signaler un courriel de phishing, c’en est une autre de signaler une trop grande accessibilité aux données.

Global Security Mag : Quelles actions les acteurs de la cybersécurité peuvent-ils mettre en place pour attirer de nouveaux talents ?

Norman Girard : Les équipes de cybersécurité essaient de faire plus avec moins. Demandez à un RSSI si son équipe est complète, et la plupart vous répondront par un non sans équivoque. Les sociétés qui manquent d’experts qualifiés (donc la plupart) exigeront toujours plus de leur personnel actuel, tout en cherchant à tirer le meilleur parti des outils et des plateformes qu’elles utilisent aujourd’hui.

Malheureusement, de nombreuses organisations continuent de s’appuyer sur des processus manuels. Par conséquent, il arrive que des experts de la cybersécurité seniors gâchent la moitié de leur journée à gérer les accès de groupe. Fort heureusement, aujourd’hui, « automatisation » et « machine learning » ne sont plus (seulement) des « buzzwords ». Les technologies peuvent automatiser des tâches - qui demandent des heures, voire des semaines, aux professionnels expérimentés – et ainsi réduire les risques et les maintenir à un niveau bas.

Global Security Mag : Selon vous, à quoi pouvons-nous nous attendre en termes d’attaques et de défense pour 2020 ?

Norman Girard : Une des principales menaces auxquelles les entreprises doivent être attentives est une mauvaise configuration et/ou le manque de sécurité d’Office 365, Azure, AWS, etc. En effet, des attaques sur le cloud et les passerelles externes sont menées régulièrement. En 2020, les attaques de phishing resteront courantes. La raison étant que la plupart des entreprises ne protègent pas et ne surveillent pas leur infrastructure de messagerie électronique comme elles le devraient - de sorte que les attaquants sont susceptibles de passer entre les mailles du filet. Tant que les cyberattaquants gagnent, ils jouent…

Pour protéger les données d’une entreprise dans Exchange, un audit devrait être effectué pour déterminer qui a accès à quelles boîtes de réception de courrier électronique, s’il y a ou non des boîtes de réception de courrier électronique surexposées ou globalement exposées et mettre en place des mécanismes pour détecter la modification incorrecte des autorisations.

Enfin, la plupart des entreprises manquent non seulement d’un audit et d’une surveillance des privilèges, mais aussi d’une gestion de l’activité des utilisateurs et des administrateurs.

Global Security Mag : Quel message souhaitez-vous transmettre aux RSSI ?

Norman Girard : Les RSSI doivent maintenant être beaucoup plus que des experts informatiques. Ils doivent maintenant comprendre les implications juridiques, de conformité et commerciales de leurs succès et de leurs échecs et répondre des conséquences auprès de la direction. En gagnant en visibilité sur les données, les RSSI pourront démontrer que les informations sensibles de l’entreprise sont conservées en toute sécurité.


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