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MAAWG : le signalement de contenus illicites sur Internet doit s’étendre à tous les médias sociaux

novembre 2011 par Emmanuelle Lamandé

Le MAAWG (Messaging Anti-Abuse Working Group) est un forum qui rassemble l’industrie de la messagerie pour lutter contre le spam, les virus, les attaques par déni de service et autres exploitations en ligne. A l’occasion du 23è Sommet Général de MAAWG, qui s’est tenu du 24 au 27 octobre à Paris, Eric Freyssinet, Chef de la division de lutte contre la cybercriminalité de la Gendarmerie nationale, a fait le point sur les différentes initiatives déployées par le gouvernement français en matière de cyber-protection.

En France, la Police et la Gendarmerie nationale ont travaillé conjointement au développement d’une plateforme de signalement sur Internet « internet-signalement.gouv.fr ». Géré par l’OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication), ce portail permet de transmettre des signalements de contenus ou de comportements illicites auxquels vous êtes confrontés lors de votre utilisation d’Internet. Cette plateforme prend en compte tous les contenus ou comportements illicites interdits et punis par une loi française.
S’il s’agit de spam, le signalement peut également se faire sur le portail de « Signal Spam » : https://www.signal-spam.fr/. Portée par une association de loi 1901, cette plateforme nationale de signalement des spams regroupe l’ensemble des acteurs de la lutte contre le spam, qu’il s’agisse d’autorités publiques, d’organisations professionnelles ou d’entreprises privées.

Toutefois, malgré ces différentes initiatives, un certain nombre de challenges se posent encore, constate Eric Freyssinet :

- Au niveau de la législation tout d’abord : le fait d’envoyer un email commercial non sollicité est aujourd’hui bien encadré dans la législation en France et ailleurs. Mais cela reste à ce jour une simple infraction, punie par une amende. Cumulé avec d’autres infractions, les sanctions sont plus lourdes, toutefois faut-il encore être en mesure de prouver l’infraction. De plus, la mise en application de la législation reste à ce jour largement insuffisante.

- De nouveaux partenariats restent à développer, et la coordination doit être plus forte entre les acteurs.
Concernant l’investigation des données, un travail est, par exemple, actuellement en cours avec le consortium FILTRAR-S (composé entre autres d’Eraklé, Exalead…). L’objectif de cette démarche est de conduire une analyse sémantique sur le contenu des messages, donc basée sur le langage. www.filtrar-s.fr a d’ores et déjà donné de bons résultats pour les scams.

- Ce type d’initiatives nécessite une adaptation aux nouveaux médias sociaux.
Une initiative a été développée par les opérateurs de téléphonie en France, pour lutter contre le spam sms et le voice spam. Un numéro spécial, « le 33700 », permet en effet de reporter le spam « sms & voice ». L’objectif est d’adapter ce type d’initiatives aux nouveaux médias, tels que Twitter, Facebook… D’autant que ces médias sont aujourd’hui de plus en plus interconnectés.

- Enfin, la relation avec les utilisateurs doit être plus étroite.
Il s’agit de mieux informer et éduquer le public sur les risques, mais aussi sur ce que nous faisons avec leurs informations. L’objectif est de leur fournir des réponses concrètes.

Chaque pays dispose pour le moment de ses propres initiatives, mais on observe un manque de projets et d’actions au niveau international. C’est un phénomène global qui nécessite d’être adressé de manière globale. De plus, Eric Freyssinet souligne un besoin d’approfondir la recherche pour améliorer les techniques de détection automatiques des spams... Enfin, l’information et la possibilité de signalement doivent également pouvoir se faire sur les réseaux sociaux et autres médias sociaux, puisque tout le monde les utilisent aujourd’hui.




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