Rechercher
Contactez-nous Suivez-nous sur Twitter En francais English Language
 

De la Théorie à la pratique











Abonnez-vous gratuitement à notre NEWSLETTER

Newsletter FR

Newsletter EN

Vulnérabilités

Se désabonner

Les leçons de la crise COVID : quand continuité économique rime avec succès

novembre 2020 par Olivier Brot, Directeur commercial Europe du Sud et BeNeLux, New Relic

A l’heure actuelle, la plupart des entreprises tentent de s’adapter aux nouvelles réalités du "monde d’après". Pour la majorité d’entre elles, leurs équipes travaillent toujours à distance lorsque cela leur est possible, tandis que les autres employés font face au défi de la distanciation sociale sur leur lieu de travail. Or il est clair que la plupart des entreprises se concentrent aujourd’hui plus que jamais sur leurs services et infrastructures numériques, garants indispensables de leur durabilité, de leur résilience et de leur réussite. Une grande partie d’entre elles ont une présence en ligne importante, confirmant les prédictions d’IDC selon lesquelles l’économie mondiale sera passée au numérique à l’horizon 2021. Toutes les entreprises assistent aujourd’hui à l’essor de stratégies qui offrent une expérience lissée sur l’ensemble des canaux numériques ou physiques.

Cela signifie-t-il que les priorités en matière de stratégies IT ont changé à mesure que de plus en plus d’entreprises entrent dans l’ère numérique ?

À l’instar des entreprises qui opèrent dans le secteur de la vente, de nombreux acteurs ont modifié, en l’espace de quelques semaines, leurs priorités en passant au tout-numérique – ou en s’en approchant de très près. Durant toute période marquée par un changement inattendu, comme celui du COVID-19, les parties prenantes que sont les clients, les employés et la chaîne logistique, sans oublier les actionnaires, font chacune face à leurs propres défis, qui s’ajoutent aux chantiers prioritaires communs suivants :

● Garantir la sécurité et le respect des règles de conformité en protégeant la santé et le bien-être des employés, des clients et des partenaires arrive en tête des préoccupations. Cet enjeu a entraîné le développement rapide de politiques de travail à distance et de l’utilisation de plateformes de collaboration en ligne. La plupart des entreprises ont dû lancer des plans de continuité commerciale, refondre leur infrastructure, créer de nouveaux flux de travail et mettre en place de nouveaux contrôles de sécurité.

● Assurer la continuité commerciale malgré des conditions opérationnelles dégradées, en consolidant les canaux de distribution existants ou en en ouvrant de nouveaux, numériques ou hybrides – comme par exemple les commandes en ligne ou le ramassage de colis devant la porte –, mais également en renforçant et en remaniant la chaîne logistique, ainsi qu’en adaptant les données clients et partenaires aux nouvelles réalités de l’offre et de la demande.

● Mettre à l’échelle leurs architectures numériques pour faire face à la multiplication de l’activité par 3, par 10, voire par 100 par rapport au niveau habituel, comme cela a été le cas pour les domaines de la vente en ligne, la livraison à domicile, la collaboration en ligne, la télémédecine et l’e-commerce. Ou encore réduire l’activité, lorsque c’est possible, pour faire face à l’effondrement de la demande – notamment dans le domaine du covoiturage et des solutions VTC à la demande.

● Réagir et s’adapter rapidement au changement en se fondant sur les politiques publiques et les changements quotidiens de conditions de travail pour refaçonner l’expérience client et les processus d’entreprises, tout en fournissant des informations transparentes en temps réel aux clients et aux utilisateurs finaux.

● Concentrer les dépenses et les ressources sur des projets et activités essentiels afin de protéger la trésorerie, de se donner les moyens de rebondir mieux que la concurrence après la fin de la crise et de gagner des parts de marchés en assurant la satisfaction des clients.

Avec cette tendance toujours croissante à la transformation numérique, les entreprises sont amenées à utiliser les plateformes de serveurs en tant que service (SaaS). Celles-ci permettent de surmonter nombre de défis comme l’accès aux données à distance depuis n’importe où dans le monde, la mise à l’échelle et les économies d’échelle qui accompagnent la mise en place d’une architecture moderne multi-entité, la création d’un modèle basé sur le taux d’utilisation pour refléter les pics et les chutes d’activité et l’introduction de bonnes pratiques en matière de flux de travail et de processus internes afin de faire face à une situation exceptionnelle tout en respectant les règles de conformité (comme proposer à l’ensemble de la base client des solutions adaptées à la crise du COVID-19 en évitant d’avoir à se "réinventer").

Le choix des solutions SaaS va mener à l’accélération de l’adoption du cloud public, ou du moins d’approches hybrides comme moyens permettant de mettre à l’échelle les opérations rapidement sans avoir à engager des capitaux et des ressources conséquents et de mettre à disposition une infrastructure dotée de l’agilité nécessaire. Cela va ensuite précipiter la transition vers le DevOps, afin de livrer et de déployer de nouveaux logiciels permettant de réagir à la situation du marché et de réinventer les interactions client et les processus des entreprises qui les sous-tendent.

En Europe, on a déjà assisté à une augmentation soudaine de l’activité dans le cloud, en particulier sous forme de SaaS, sans pour autant marquer un réel essor de l’adoption du cloud. Le volume d’activités dans le cloud a évidemment fortement augmenté dans toutes les entreprises – dont beaucoup avaient déjà déployé des solutions cloud et profitaient de leurs avantages depuis des années –, soit parce que leurs applications ont été réhébergées dans le cloud et réintégrées à des plateformes en tant que service (PaaS) afin de profiter des avantages qu’offre cette composante du cloud, soit parce qu’elles ont été entièrement refondues pour offrir aux utilisateurs la vélocité et l’agilité des micro-services et des conteneurs ou des solutions sans serveur.

Cependant, les entreprises ne peuvent pas tirer les bénéfices des solutions cloud en seulement quelques semaines ; il faut qu’elles aient commencé leur migration bien plus tôt. Cela peut prendre des mois, voire des années, avant que les équipes ne développent un niveau de connaissances, de savoir-faire et de culture suffisant pour être à l’aise avec la technologie. Et cela ne peut, en aucun cas, se faire dans l’urgence, quand les employés travaillent depuis chez eux et que l’augmentation brutale du trafic sur le site Internet s’accompagne de pannes et de délais de latence.

C’est pourquoi il serait plus juste de dire que nous allons assister à une forte augmentation de l’adoption du cloud après cette pandémie, le COVID-19 ayant mis en lumière les faiblesses et les brèches structurelles des infrastructures et des pratiques actuelles.

Face à cela, quels changements les entreprises européennes doivent-elles opérer ? L’un des changements les plus urgents concerne la protection des données et le Règlement général sur la protection des données (RGPD). La plupart des entreprises font cependant déjà état d’une forte présence en ligne et ont, par conséquent, mis à contribution leur architecture et leurs logiciels existants pour se conformer au RGPD ; cela dit, si elles devaient être confrontées à une augmentation brutale des flux et du nombre de nouveaux utilisateurs, elles seraient forcées d’opérer des transformations à plus grande échelle.

Le COVID-19 a été à l’origine d’une crise sanitaire généralisée, expliquant un regain d’attention de la part du grand public et des médias sur le traitement des informations confidentielles liées à la santé et les logiciels utilisés pour collecter et suivre les données des citoyens relatives à la santé, mais il s’agit d’un sujet bien plus vaste et qui comporte des ramifications bien plus complexes que la simple conformité au RGDP.

En matière de conformité, les entreprises qui exercent leurs activités dans plusieurs pays d’Europe ou du monde se sont trouvées en butte à des différences importantes et des changements fréquents dans les réglementations édictées par les différents gouvernements. Cela a mis en exergue la nécessité de réagir au changement rapidement en adaptant l’expérience client ainsi que les processus internes, tout en fournissant des informations transparentes et en temps réel aux clients, aux utilisateurs finaux et aux partenaires.

Dans l’ensemble, de nombreux acteurs ont vu leur continuité commerciale, leur agilité et leur capacité de mise à l’échelle testées comme jamais auparavant. Ils en tireront des leçons essentielles pour l’avenir de leurs infrastructures informatiques, de leurs architectures logicielles et de leurs pratiques de développement Agile/DevOps. Il s’agit d’étapes importantes qui leur permettront de faire face aux prochains événements imprévus en étant bien mieux préparés et capables de s’adapter immédiatement à une conjoncture de crise. Plus important encore, les entreprises ont pris conscience du fait qu’il est essentiel d’avoir une visibilité complète sur l’environnement numérique et l’infrastructure cloud dont elles disposent afin de diagnostiquer les problèmes de performance, de les comprendre et de se montrer proactives dans leur résolution.

À l’ère de la post-mondialisation et de ses défis géopolitiques, sociétaux, environnementaux et économiques, l’état de crise perpétuelle pourrait devenir la nouvelle norme. Seules les entreprises qui sauront se montrer agiles et flexibles, tout en s’appuyant sur une source unique d’évaluation de l’état et du comportement de leurs systèmes critiques et de leurs processus numériques, auront une bonne chance de survie.




Voir les articles précédents

    

Voir les articles suivants