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Les développeurs de l’application mobile SAIP convoqués au Ministère de l’Intérieur

juillet 2016 par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM (http://www.acbm-avocats.com)

Lancée en juin dernier, l’application mobile SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations) n’a pas fonctionné hier soir, alors qu’un attentat avait lieu à Nice et que le protocole d’alerte était activé dès 23h par la Préfecture. Or, les notifications d’alerte sur smartphone ne sont parues qu’aux alentours de 1h30, soit plus de deux heures après l’attentat.

Ce dispositif gouvernemental destiné à sensibiliser la population aux risques terroristes, à fournir des consignes de sécurité et à indiquer le comportement à adopter en pareille situation n’a pas fonctionné, peut-être à cause d’une surcharge des réseaux mobiles ou d’une procédure trop complexe et inadaptée aux situations d’urgence absolue. Pourtant, le gouvernement avait indiqué que serait délivrée une information fiable et rapide en cas de péril imminent pour les utilisateurs se trouvant dans une zone à risque.

En raison de ce dysfonctionnement, le prestataire et développeur de l’application, la société Deveryware, a été convoqué au Ministère de l’Intérieur pour expliquer les raisons de cette défaillance. Sans doute le développeur est-il responsable de ne pas avoir fait preuve d’une plus grande réactivité, conformément à ce qui était convenu. En outre, il aurait dû procéder à des simulations de crise en conditions réelles pour être en mesure de fournir la prestation à laquelle il s’était engagé à l’égard du gouvernement. Outre l’inutilité de ce dispositif, force est de constater que ce sont des acteurs privés, et en particulier les réseaux sociaux, qui ont heureusement permis une meilleure diffusion de l’information et une plus grande efficacité, notamment grâce au Safety Check mis en place par Facebook, au hashtag #PortesOuvertesNice mais aussi aux comptes associés aux autorités.




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