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Les DSI, nouvelles alliées des directions générales à l’ère de la transformation digitale

mai 2016 par PwC

A l’heure de la transformation digitale, la Direction des Systèmes d’Information (DSI) est au centre de toutes les attentions dans l’entreprise. Dans son étude « DSI Digital Ready », qui évalue la maturité des DSI pour accompagner leur entreprise dans sa transformation digitale, PwC révèle que les DSI françaises misent aujourd’hui sur l’innovation pour devenir de véritables partenaires des métiers : 86% des 74 DSI interrogées s’estiment innovantes.

Pour mener à bien cette transformation, les DSI expérimentent de nouvelles méthodes de travail plus agiles, basées sur le test and learn, et commencent à adopter des architectures plus modulaires, telles que les APIs. De plus, elles modifient l’organisation et les compétences de leurs équipes digitales pour optimiser la collaboration avec les autres fonctions.

La DSI, aujourd’hui au cœur de la création de la valeur client

En tant que fournisseurs de services informatiques historiques, les DSI misent encore largement sur la maîtrise des coûts et la qualité des services qu’elles délivrent. En effet, 76% des DSI interrogées considèrent que leur objectif est d’améliorer la qualité des services SI et, pour 69% d’entre elles, l’objectif est de maîtriser les coûts du SI.

Conscientes de la nécessité de gagner en rapidité et en flexibilité pour développer des services de valeur et faire face à la concurrence, les DSI des grandes entreprises sont plus sensibles au besoin d’augmenter l’agilité de leur SI : plus de 20% des entreprises de plus de 1000 salariés disent avoir pour objectif de gagner en agilité, contre seulement 8% des entreprises de moins de 1000 salariés.

Cependant, les DSI commencent à prendre conscience de leur nouveau mandat : de simples fournisseurs de services informatiques, elles aspirent à devenir de véritables partenaires des métiers, créateurs de valeur client, grâce à l’innovation et la rapidité de mise en œuvre de nouvelles solutions.

L’étude de PwC révèle que 86% des DSI interrogées considèrent qu’elles font aujourd’hui preuve d’innovation pour mieux répondre aux attentes des métiers. Si cela passe toujours majoritairement par de la veille technologique (94% des répondants ont mis en place une veille active), de plus en plus de DSI développent des partenariats avec des start-up (44% des répondants) ou avec des universités (33% des répondants). Aussi, de nombreuses DSI s’appuient désormais sur un réseau de partenaires externes pour développer l’innovation dans leur entreprise.

Raphael Hélion, DSI de PwC, explique : « Chez PwC, nous avons développé un écosystème d’innovation via la mise en place de partenariats avec Google et Microsoft notamment, qui nous tirent vers le haut. Au niveau mondial, le réseau PwC bénéficie d’un partenariat pour accompagner l’implémentation des solutions Google for Works en entreprise. »

Selon Gilbert Grenié, associé responsable des activités de conseil aux DSI chez PwC : « Les DSI ont bien compris que leur positionnement est désormais double : si l’agilité et l’innovation sont des compétences clés qu’elles doivent développer, elles ne perdent néanmoins pas de vue que leur principale priorité est d’assurer la robustesse et l’efficience des services informatiques. »

Vers de nouvelles méthodes de travail plus agiles et des plateformes IT plus ouvertes sur l’extérieur

Pour gagner en agilité et être force d’innovation, les DSI expérimentent et adoptent de nouvelles méthodes de travail, elles sont en recherche également de solutions plus flexibles et ouvertes sur le monde extérieur.

Les processus développés sur des modèles itératifs et exploratoires – le test and learn –, avec des boucles de rétroactions plus rapides (feedback terrains) fondées sur l’expérience utilisateur, deviennent progressivement les standards du Digital. Selon l’étude de PwC, 46% des DSI interrogées considèrent avoir acquis des méthodes de travail agiles et 40% des répondants sont actuellement en train de les développer. Les entreprises de plus de 5000 salariés sont les plus avancées dans ce domaine : 61% d’entre elles utilisent déjà des méthodes agiles.

Le Continuous development – méthode de déploiement des solutions standardisé et automatisé pour gagner en rapidité d’exécution des processus, et l’automatisation des tests – méthode consistant à créer des environnements de tests automatisés pour gagner du temps et ne pas réitérer manuellement les tests de non régression, sont les deux méthodes de travail agiles les plus répandues dans les DSI françaises en 2016.

« L’approche DevOps visant à produire des solutions en cycles courts via une transformation culturelle et une collaboration renforcée entre les différentes équipes engagées dans le projet, devient une pratique plébiscitée. 52% des DSI déclarent avoir adopté cette démarche pour passer d’un processus de développement séquentiel à un modèle d’intégration, de Delivery et de déploiement en continu. Pourtant, elle ne concerne aujourd’hui que les nouvelles Apps mobiles et les sites Web ; il existe encore peu de cas d’usage sur le Core IT ou le Legacy. », explique Gilbert Grenié.

Pour engager la transformation digitale de son entreprise, la DSI doit nécessairement transformer son architecture SI en une plateforme d’intégration des données et des services, issus de tous types de canaux, notamment les technologies propres au digital : social, mobile, analytics et cloud.

« Utilisées par 42% des DSI, le développement d’APIs est à la base d’un nouveau modèle d’urbanisation du SI. Celui-ci facilite le partage de données entre applications, y compris celles qui viennent de l’héritage Legacy, et la mutualisation ainsi que la bonne intégration des services applicatifs. Les APIs sont de puissants accélérateurs pour le développement d’apps et d’usages digitaux nouveaux, notamment de type Business Intelligence et Data Analytics ; créant en quelque sorte un pont entre deux mondes, celui du « Core IT » des applications métier classiques, et celui du « Fast IT » des usages web, mobiles et sociaux. Et au final, la valeur délivrée des investissements SI s’en trouve démultipliée », estime Gilbert Grenié.

Pourtant, les DSI françaises doivent encore faire des progrès en matière d’APIs : si 42% des DSI interrogées ont implémenté des APIs en 2016, 51% d’entre elles ne pensent pas les maîtriser.

Ces lacunes se retrouvent dans les autres solutions technologiques en cours de développement :

• La majorité des DSI françaises (53%) n’ont pas, ou peu, recours aux solutions cloud.
• 60% des DSI françaises ont recours au Data analytics et au Big Data, mais seules 30% d’entre elles affirment avoir déjà mis en place une plateforme Big Data dédiée pour libérer le potentiel des données.

Vers une nouvelle organisation des équipes Digital et des relations plus étroites avec les directions générale et marketing

La transformation digitale suppose une réorganisation des équipes pour favoriser le partenariat entre le SI et les métiers, un partenariat satisfaisant pour 80% des DSI interrogées.

Aujourd’hui encore, 45% des équipes digitales sont organisées dans un département de la DSI qui rassemble des équipes pluridisciplinaires aux compétences techniques et fonctionnelles. Une nouvelle organisation des équipes est pourtant amorcée dans certaines entreprises : 19% des répondant ont fait le choix de créer des équipes digitales dédiées, qui ont pour objectif d’accompagner la transformation IT en développent un SI parallèle plus flexible.

Cela fait naître le besoin d’intégration de nouvelles compétences, dont la mise en place d’architectures ouvertes (REST) / API ou la gestion des outils Analytics et Big Data qui font le plus défaut aux DSI aujourd’hui.

De nouvelles fonctions propres au digital deviennent donc essentielles au sein des organisations : elles font appel à des Scrum Masters pour développer des projets en mode agile, des Cloud Managers pour gérer les hébergements, des Data Scientists pour analyser les données ou des UX designers pour améliorer les expériences utilisateurs.

Les entreprises sondées ont bien compris qu’il est important d’intégrer le digital dans les directions orientées valeur client. Elles ont donc renforcé la collaboration entre la DSI et les autres fonctions de l’entreprise, notamment la direction marketing et la direction générale.

« Si cette nouvelle collaboration entre l’IT et les métiers, et ce modèle organisationnel orientés vers le Fast IT sont amenés à se développer fortement dans les années à venir, il faut néanmoins arriver à préserver la robustesse et la fiabilité du SI Legacy (SI Métier historique). C’est pourquoi de nombreuses entreprises se tournent vers un modèle organisationnel bimodal distinguant le développement agile « Fast IT » des apps orientées utilisateur final, du développement et de la maintenance à caractère plus industriel du SI « Core IT » des processus cœur de l’entreprise », explique Gilbert Grenié.

Pourtant, la Direction générale s’implique encore peu dans les projets digitaux. En effet, 39% des directions générales des entreprises interrogées sont aujourd’hui fortement impliquées dans ces projets. Les modes de gouvernance peinent à évoluer : seules 40% des entreprises sondées ont une gouvernance spécifique pour les projets digitaux, la décision de lancer de nouveaux projets ne dépendant pas d’une recherche de retour sur investissement par exemple.

Gilbert Grenié conclut : « Cette étude démontre qu’une DSI “Digital Ready” est avant tout une DSI qui évolue avec son temps, c’est-à-dire qu’elle sait à la fois explorer et industrialiser, être robuste et agile en même temps, mais aussi parler technologie et métier d’une même voix. Et, surtout, c’est une DSI qui apprend à mieux travailler en mode décloisonné et collaboratif, au sein de son environnement. »


Méthodologie
Pour réaliser l’étude « DSI Digital Ready », PwC a administré un questionnaire en ligne durant le mois de janvier 2016 et collecté les réponses de 74 DSI françaises issues de 11 secteurs d’activité différents. Des entretiens individuels ont également été menés auprès de quelques DSI qui ont réussi leur virage digital.




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