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Le SD-WAN, crucial au fonctionnement des objets connectés

novembre 2020 par Pierre Langlois, Country Manager France and Southern Europe chez Silver Peak

Le nombre d’objets connectés en entreprise a augmenté de manière significative ces dix dernières années et cela n’est pas une surprise. Selon Juniper, ces appareils devraient ainsi passer de 17,7 milliards en 2020 à 36,8 en 2025, et comprendront bien plus que des gadgets. En effet, les usines vont de plus en plus devenir « intelligentes » - on parle alors de l’industrie 4.0 - avec les moyens de production capables d’optimiser leur performance et d’adapter la fabrication grâce à l’internet des objets (IoT). Cependant, alors que ces technologies et les données qu’elles génèrent offrent une variété de bénéfices opérationnels pour le secteur secondaire, elles présentent aussi des défis en termes d’optimisation et de protection des données.

Pour Pierre Langlois, Country Manager France et Southern Europe chez Silver Peak, si les industriels veulent tirer profit de l’IoT, ils doivent repenser leur infrastructure réseau afin d’assurer la sécurité et la disponibilité des données, et ainsi limiter les latences et les risques :

« Le problème est que les objets connectés fonctionnent avec leur propre adresse IP, leur propres données et requièrent donc une solution tierce pour communiquer. De ce fait, ils créent d’importants volumes de données, nécessaires pour échanger des informations de manière sécurisée en périphérie du réseau, mais aussi avec d’autres applications cloud. La communication fluide de ces données réside donc dans l’architecture et la sécurité du réseau. Or, les architectures traditionnelles, centrées sur le routeur, ont été optimisées pour parfaire la communication entre les bureaux distants et les datacenters ; et ne sont donc pas pensées pour prendre en charge le trafic destiné au cloud désormais nécessaire aux activités dépendantes de l’IoT. La manière la plus fluide de transférer les données des objets connectés est d’utiliser un réseau étendu défini par logiciel (SD-WAN) accompagné de services de sécurité délivrés par le cloud. Toutefois, une architecture WAN hybride, qui fait le lien entre les datacenters et le cloud public peut être une première transition pour les entreprises qui ne sont pas encore prêtes à entièrement transformer leurs architectures réseau et de sécurité.

En effet, le déploiement de l’industrie 4.0 est complexe. Il n’est pas seulement question d’une hausse de volume de données ou de l’émergence de nouvelles menaces, mais surtout d’une grande variété de terminaux et d’applications. Ces derniers doivent être traités, sécurisés et analysés différemment afin de les transformer en smart data qui pourront être bénéfiques aux équipes IT. Ainsi, les données seront collectées et analysées pour comprendre et anticiper les risques, sans impacter négativement la qualité d’expérience des utilisateurs. Il est donc nécessaire de mettre en place un certain niveau d’automatisation et d’orchestration au sein même du réseau pour en faciliter la gestion. Les solutions de SD-WAN innovantes peuvent ainsi désormais aisément implémenter de l’Intelligence Artificielle (IA) pour compléter les services réseau avec de meilleurs contextes et connectivités. Dans cette approche innovante, le réseau ʺparleʺ aux appareils connectés situés en périphérie dans les bureaux distants et déchiffre le type de terminal à partir de son adresse IP. Lorsqu’il est combiné avec des services de cyberprotection délivrés par le cloud, le SD-WAN permet en outre une orchestration automatisée de règles de sécurité préétablies, et ce à travers tous les objets connectés et applications ; même au sein d’une très grande entreprise d’envergure international.

Ainsi, si une usine souhaite profiter pleinement des avantages de production liés à l’utilisation d’objets connectés, sans courir le moindre cyber-risque, il faut que son architecture réseau et sa sécurité soient adaptées en conséquence. En outre, il est nécessaire de réduire les transferts de données inutilement dirigés vers les datacenters afin de réduire la latence et, in fine, améliorer la productivité de l’entreprise. Cette dernière pourra alors bénéficier de tous les avantages transformationnels du numérique et embrasser l’industrie 4.0. »




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