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La reconnaissance faciale à l’approche des Jeux Olympiques de 2024

septembre 2020 par McAfee

Les Jeux Olympiques de 2024 à Paris pourraient être l’occasion d’expérimenter la technologie de reconnaissance faciale. Cette technologie controversée pose des questions de droits fondamentaux, mais aussi de cybersécurité.

Les systèmes de reconnaissance faciale ne sont pas aujourd’hui infaillibles. McAfee a en effet réussi il y a quelques semaines à contourner une technologie de reconnaissance faciale identique à celles présentes dans les aéroports grâce à une méthode appelée « model hacking ». Cette méthode a permis de confondre un individu avec une autre personne tout en conservant l’apparence réaliste de l’individu principal. Cette confusion démontre l’importance de la lutte contre les failles de sécurité sous leurs formes.

D’autre part, le système de reconnaissance faciale peut engendrer des erreurs judiciaires ou encore l’automatisation de la discrimination. En effet, d’après une étude du MIT « le taux d’erreur serait plus élevé avec les "personnes de couleurs", et jusqu’à 35 % pour les femmes noires, une explication qui tient au manque de diversité des profils de test. »

Face à ce constat, Thomas Roccia, chercheur en sécurité chez McAfee, commente :

« Les technologies de reconnaissance faciale se sont rapidement développées ces dernières années. Cela est dû en partie à l’émergence et l’expansion des technologies d’intelligence artificielles et de machine learning - une coalescence de logiciels qui a connu des percées importantes, de pair avec l’évolution du matériel informatique qui a élargi le champ des possibles.

Petit à petit, la reconnaissance faciale s’est démocratisée et se trouve aujourd’hui dans de nombreux équipements tels que nos smartphones. Mais elle est de plus en plus utilisée à des fins de sécurité pour la reconnaissance de personnes, très utile pour les contrôles d’identité dans les aéroports par exemple.

Cette évolution de l’utilisation des technologies pour le contrôle et la surveillance est courante. Il est donc impératif d’examiner objectivement les faiblesses et les implications de sa mise en œuvre et d’imaginer les différents scénarios. Quid du droit à l’image et du respect des données personnelles ? Car pour identifier une personne plusieurs données doivent être collectées et analysées. Pour ces questions, c’est la CNIL qui surveille de près les applications liées à ces technologies.

A l’origine les techniques d’identification ont été créées pour répondre à des besoins constants de sécurité et restent utiles tant que les droits fondamentaux des personnes ne sont pas bafoués à des fins de profilage et de surveillance massive. », explique Thomas Roccia.




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