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La filière de la cybersécurité va enfin voir le jour !

septembre 2019 par Marc Jacob

Pour sa 5ème Université d’été, Hexatrust a réalisé une édition riche en annonce. Tout d’abord c’était la première fois que l’association organisait avec son nouveau partenaire Cloud Confidence avec laquelle elle a fusionné il y a quelques mois. Elle a accueilli Madame Agnès Pannier-Runacher secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances qui a annoncé la création de la filière de la cybersécurité et de la fusion d’Hexatrust et de l’ACN…

En préambule, de la 5ème des Université d’été d’Hexatrust, Jean-Noël de Galzain, Président d’Hexatrust, a regretté que l’Europe ne soit plus qu’un utilisateur face à internet. Par contre, il espère que l’orientation, en matière de souveraineté nationale, prise par la France et l’Europe puisse permettre à notre continent de reprendre la main sur nos données. Pour lui, la révolution Numérique doit permettre aux Etats de reprendre la main sur leur souveraineté numérique. L’Etat doit légiférer tandis que les entreprises doivent construire l’architecture de cette infrastructure. Selon Jean-Noël de Galzain, il faut que nous puissions conserver notre souveraineté numérique. Nous avons aujourd’hui une opportunité à saisir grâce à nos Universités, nos startup et nos grandes entreprises. Il a rappelé qu’Hexatrust a débuté avec 11 entreprises et compte actuellement plus de 60 membres. Grâce à l’impulsion des acteurs de la cybersécurité une filière est entrain d’être créée. Elle aura pour objectif de faire émerger une offre alternative aux solutions américaines et chinoises. Il considère que non seulement les Etats européens mais surtout les grandes entreprises doivent avoir recours aux solutions européennes.
"Nous avons besoin de fonds sa hauteur de 1 milliards d’euros pour aider les startup à ce développer" a-t-il déclamé. Il faut que les banques européennes investissent dans les startup. Le Brexit est peut être une chance pour que le système financier européen s’implique plus en France. Il faut aussi développer les compétences et former des jeunes à la cybersécurité.

La cybersécurité est un pivot pour le développement de l’économie numérique

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, pour sa part, considère que la cyber sécurité est un pivot pour le développement de l’économie numérique. Les acteurs français bénéficient d’une croissance de plus de 12% par an ce qui est au-dessus de la croissance mondiale. La France a plusieurs champions mondiaux. Elle a rappelé que la Commission Européenn souhaite de plus renforcer le développement de la cybersécurité. La filière française accuse d’un certain retard du fait du manque de prise en compte des dirigeants français de la nécessité de sécuriser leur entreprise. Elle déplore le manque de structure de la cybersécurité en France. De ce fait le lancement d’une filière de la cybersécurité est primordiale. Le contrat stratégique de filière avec déjà 5 projets même si il n’est pas encore signé est particulièrement important. La fusion entre Hexatrust et l’ACN était une condition à la création de la filière, c’est quasiment fait aujourd’hui s’est-elle réjouit.

Agnès Pannier-Runacher considère qu’il est important d’établir un dialogue état industrie comme par exemple le projet Hexatrust - Thales sur la sécurité des IoT. L’objectif de la France est de porter la France parmi les leader de la cybersécurité mondiale. Ainsi, un financement sur 50 ans est d’ores et déjà programmé.elle a conclu sont intervention en insistant sur le fait que la filière puisse compter sur un engagement total de l’Etat.

Vers la fin de l’Europe de la Cyber ou la possibilité de saisir de nouvelles opportunités

Puis le premier débat a été lancé entre Bernard Barbier de BBCyber, Steve Purser directeur des opérations de l’ENISA et Jean-Noel de Galzain Président d’Hexatrust. Steve Purser considère que ce n’est pas les technologies qui font défaut mais surtout les compétences en Europe et en France. Pour lui la cybersécurité est un des moteurs pour l’économie européenne. Il estime qu’il faut changer les modèles et saisir les opportunités comme celles de l’IA, les IoT....

Bernard Barbier, de son côté, explique que d’ici 5 ans il n’y aura plus d’Europe si on applique pas des fondamentaux. Pour lui dans le top 500 des meilleurs entreprises de cybersécurité mondiale on ne trouve que 6 entreprises françaises et 7 allemandes... pour que la France réussisse en cyber il faut un grand pôle d’expertise technologique, des fonds d’investissement dédié, les incubateurs dédiés à la cybersécurité et de l’enseignement avec une école doctorale avec des dizaines de chercheurs formés. Pour lui, l’Etat doit prendre la main sur l’enseignement. Selon une étude américaine sur le fintech française plus de 80% des produits qui sortent ne seraient pas sécurisés.

Jean-Noel de Galzain déplore que si l’on sait ce qu’il faut faire on a un problème : les achats de produits cyber doivent être américains... et non européens ! Pour lui, la cybersécurité sera embarquée dans les IoT et dans tous les nouveaux produits high-tech à venir. Donc le marché est devant nous et va être vaste. Il faut de ce fait juger l’histoire sur ce qui va se passer dans le futur.

Bernard Barbier considère que l’on est au début de la cyber : La bataille ne fait que commencer, c’est pour cela qu’il faut agir maintenant. Il considère que pour que l’Europe de la cyber sécurité doit débuter par un noyau dur avec la France, la Suède, l’Allemagne, les Pays Bas. Jean-Noël de Galzain explique qu’il faut apprendre à travailler ensemble avec d’autres pays hors de l’Europe comme dans le Maghreb ou l’Afrique francophone. A titre d’exemple, il a cité la création d’une école cyber à Dakar au Sénégal.

Steve Purser considère qu’il faut développer une approche économique de la cyber viable sur le long terme. Il faut apprendre à combiner la technologie les process et les Hommes. Il faut se battre pour un alignement entre la politique industriel et la politique de cybersécurité.

Ouverture vers d’autres pays ou renforcer la souveraineté nationale ?

Guy-Philippe Goldstein expert sécurité , Coralie Héritier DG d’Idnomic, Édouard de Remur cofondateur et DG d’Oodrive et André Loesekkrg Pietrî directeur de JEDI ont animé le débat suivant.

Guy-Philippe Goldstein considère qu’il y a un effondrement profond de l’Europe dans le domaine de la cybersécurité par rapport aux Etat-Unis et à Israēl. Pour lui la réussite de ces pays est l’ouverture en particulier en ouvrant un bureau aux Etat-Unis pour Israël et en acceptant les investissements américains. En revanche Édouard de Remur estime que l’on peut y arriver sans avoir besoin des américains. Il considère que si la politique d’achat des entreprises n’évolue pas on va être en situation de dépendance. Pour lui il faut éveiller les consciences et que les administrations et les entreprises se tournent plutôt vers les entreprises européennes.

Coralliens Héritier, copilote du projet d’identité numérique au côté de Thales va réussir en particulier pour mieux lutter contre la fraude. Cette carte ira aussi au delà de cela de fournir aux européens des identités numériques de confiance en respectant la protection des données à caractère personnel.

André Loesekrug Pietri explique que si l’on considère que l’on a les talents en France, il faut identifier les coups d’après. Chez JEDI, il lance des défis technologies pour imaginer le futur et investir dans ces technologies de demain. Pour lui, il faut créer un marché européen et surtout viser l’excellence en essayant de réaliser de grands enjeux sociétaux.

Coralie Héritier rappelle que l’identité numérique va pouvoir permettre demain aux citoyens d’utiliser son identité numérique aussi facilement que sa carte bancaire. Pour Édouard de Remur pour booster l’innovation il faut qu’il y ait en France une véritable politique d’achat comme on a aux Etats-Unis. Ainsi au sein du CSF on a mis en place des mécanismes pour inciter les entreprises à acheter les produits dès startup.

Guy-Philippe Goldstein rapporte l’expérience israélienne sur la mise en avant des compétences en particulier des jeunes qui finissent l’armée et sont incités à développer une entreprise de 2 à 4 personnes. De plus, ils travaillent en réseau avec des financements multiples.

Les petites françaises passent sous pavillon américain

Thierry Rouquet, co-fondateur et Président de Sentryo et Georges Lotigier PDG de VadeSecure ont fait part de leurs expériences le premier a été racheté par Cisco et le second a fait une levée de fonds de 70millions avec l’aide d’une entreprise américaine.

Georges Lotigier avait décidé de s’implanter aux États-Unis afin de devenir l’un des leaders de sa catégorie. C’est aux Etats-Unis qu’il y a des leaders d’opinion qui vont permettre de mieux se développer dans le monde. De plus, il a eu une stratégie de fournir ses technologies à des concurrents pour créer une dépendance.

Quant à Thierry Rouquet, il estime que la vie d’une entreprise est de saisir les opportunités. Il avait suite à une levée de fonds de 10 millions d’euros viser le marché américain. Il avait déjà un partenariat avec Cisco en intégrant ses produits dans ceux de Cisco. Suite à ce premier pas, Cisco a fait une proposition de rachat dans le cadre d’une stratégie fondée car la cybersécurité est une partie de l’infrastructure.

La levée de fonds de Vadesecure va permettre d’avoir un développement marketing dans le monde tôt en laissant la R&D en France. Il insiste sur le fait qu’il n’avait pas chercher à faire une levée de fonds. Par contre en gagnant un prix à la RSA Conférence il a eu 50 propositions de financement dont deux ou trois en provenance de l’Europe mais pas au même niveau.




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