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La démocratisation du « Sans Contact » se fera sous le sceau de la sécurité

juin 2008 par Marc Jacob

Les organisateurs du Salon Cartes et de ID 2008 à l’occasion du lancement de cet événement qui aura lieu du 4 au 6 novembre 2008 à Villepinte, ont été à l’initiative d’un débat animé par Jérôme Ajdenbaum de la Smart Payement Association, entre des acteurs du monde bancaire Visa, Mastercard et Paypal, des industriels Gemalto et Oberthur et la RAPT. Ainsi, Michel Bajansky, Directeur Marketing Développement de l’Offre, RATP, Roland Entz, Directeur Général France, Visa Europe, Cédric Ménager, Directeur Commercial, Paypal France, Jean-Marc Meslin, Directeur Innovation et Développement, Oberthur Technologies, André-Jacques Selezneff, Business Leader Products Sales Specialist, Advanced Payments, MasterCard Europe et Jérôme Sion, Directeur des Activités Mobiles sans contact, Gemalto ont montré que le marché des paiements sans contact à de l’avenir, mais a besoin de trouver son modèle économique et surtout de gagner la confiance des utilisateurs.

En guise de préambule, Jérôme Ajdenbaum a montré que la dématérialisation des transactions monétaires a le vent en poupe. Différents acteurs son partie prenante dans la mise en place de ces services : banques, société de services, opérateurs télécoms… Ainsi, le monde du e-banking, des transports et du mobile sont amenés à travailler ensemble, afin d’offrir des prestations qui tendent à bouleverser la vie quotidienne.

Jérôme Ajdenbaum : Mais jusqu’où cette convergence pourra aller ?

Roland Entz, Visa Europe, les systèmes de paiement sont très élaborés, mais ils sont encore peu suffisamment usité. En effet, 60% des transactions sont encore réalisés avec des moyens de paiement traditionnel (billets, chèques…). Pourtant, selon Michel Bajansky, RATP, le sans contact bénéficie d’un grand attrait de la part les consommateurs. Les technologies de paiement par cartes traditionnelles ont des coûts d’utilisation trop élevés du au taux de panne des lecteurs... Dans le domaine du sans contact, il souhaite le développement d’un seul standard avec la même interface et pouvoir bénéficier d’une réduction des coûts des cartes. « Il faut se débarrasser du contact pour pouvoir faciliter les transactions, un téléphone, ou une clé USB peuvent être des outils intéressants pour le faire. Bien sûr, mais il ne faut pas oublier la sécurité reprend Jérôme Sion, Gemalto non seulement durant les transactions, mais aussi des données personnelles des utilisateurs. Ainsi, par exemple en cas de perte, il peut être intéressant de n’avoir à contacter qu’un seul opérateur qui bloquera l’ensemble des accès. Aujourd’hui, les utilisateurs souhaitent bénéficier d’une multitude de services avec un seul outil.

Effectivement, reprend Jean-Marc Meslin, Oberthur Technologies, notre expérimentation « Payez Mobile » à Caen et à Strasbourg qui a commencé en début d’année démontre un engouement des utilisateurs, même si pour le moment il y a encore peu d’infrastructures pour un plein déploiement du sans contact. Prochainement, les utilisateurs pourront avoir le choix du type de paiement (immédiat ou différé), de la banque à débiter… Actuellement, nous restons dans l’attente de gammes plus large de téléphones et de terminaux au standard sans contact qui devraient apparaître à partir de 2009.

Ces pilotes devraient permettre de tester en grandeur réelle ces technologies mais aussi de réfléchir au modèle économique viable, reprend Roland Entz. Les études montrent que la démocratisation des technologies NFC (sans contact) sera assez longue, puisqu’en 2011, leur part de marché ne devrait être que de 20%. Il est donc important de développer dans un premier temps les cartes sans contact. Pour les dirigeants de MasterCard et de Visa d’une même voix estiment que si ces initiatives comme « Payez Mobile » fonctionnent leur sécurité restent encore à éprouver. Les distributeurs sont eux aussi impatients de pouvoir déployer ces technologies. Ainsi, il semble que tous les éléments soient présents pour l’émergence du sans contact…

Jérôme Ajdenbaum, la RATP pourra-t-elle être à l’origine de ce déploiement ?

Michel Bajansky : « Nous ne sommes pas sur le marché pour subventionner les opérateurs télécoms et les banques ! Même si le NFC devient intéressant lorsqu’on lui rajoute des services. Pour nous, son intérêt réside dans la vente à distance en libérant nos clients des transactions financières physiques. Ainsi, demain un touriste pourra avec son téléphone régler directement le prix de son transport. La clé de la réussite pour les opérateurs est le chargement des applications. »

Jérôme Ajdenbaum, Selon vous est le bon business modèle ?

Jean-Marc Meslin, Oberthur Technologies : « il passe par un tiers de confiance comme Gemalto ou nous qui permettra de garantir des services sécurisés. » Effectivement, confirme Jérôme Sion, Gemalto, le tiers devra confiance devra aussi garantir l’étanchéité de la relation entre les banquiers et les opérateurs télécoms. Tout à fait d’accord avec vous reprend Michel Bajansky, ce tiers doit être tout à fait neutre.

Jérôme Ajdenbaum, Quid de la sécurité ?

Pour Jean-Marc Meslin, Oberthur Technologies, la carte SIM contient des éléments de sécurité forts, car c’est déjà un authentifiant pour les opérateurs de téléphonie mobile. Elle permet d’authentifier un utilisateur. Aujourd’hui des technologies permettent aussi de sécuriser les chips (chip bancaire). Il y aura peut-être dans l’avenir d’autres technologies qui pourront apporter encore plus de sécurité. Pour le moment, explique Jérôme Sion, Gemalto, il n’y a pas encore de chip certifiée par Visa ou MasterCard, par contre pour nous aussi la sécurité n’est pas un problème, il faut simplement définir des schémas de certification.

Jérôme Ajdenbaum, Où se trouve le business modèle pour vous acteurs du système bancaire ?

Pour nous explique André-Jacques Selezneff, MasterCard, il ne faut pas qu’il diminue considérablement le prix des services des transactions interbancaires. Une petite diminution est envisageable sous réserve qu’il y ait une augmentation du nombre de transactions. Mais, il ne faut pas aussi négliger les réactions des consommateurs vis-à-vis de ces technologies. Il ne faut pas oublier aussi le volant sécurité reprend Roland Entz, Visa : « sans une confiance des utilisateurs dans ce nouveau système de paiement, il ne pourra pas obtenir l’adhésion des consommateurs. » La banque restera un tiers de confiance incontournable. Pour Cédric Ménager, Paypal France estime que du fait de sa position d’intermédiaire entre les acteurs, son entreprise aura une position de suiveur.

En conclusion, les acteurs ont reconnu qu’aujourd’hui ils manquaient de repères suffisants même si de nombreuses opportunités semblent se profiler dans un avenir relativement proche.




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