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L’AFCDP vous présente la 4ème édition de son Baromètre trimestriel

février 2022 par Marc Jacob

Avec son Observatoire trimestriel, l’AFCDP souhaite estimer l’évolution de la conformité des organisations, et évaluer la perception des DPO sur des sujets techniques et d’actualité.

« L’AFCDP étant au plus proche des préoccupations quotidiennes des DPO, l’association propose avec ce Baromètre de prendre un peu de recul sur 3 questions clés par trimestre : le sentiment de l’évolution de la conformité des organisations, une question technique et une question d’actualité. Avec 316 répondants, nous sommes heureux de partager à nouveau ces résultats et d’en étudier l’évolution. », commente Paul-Olivier Gibert, Président de l’AFCDP.

Avez-vous confiance dans la protection des données privées au sein de vos organisations ?

Le sentiment qu’il y a encore du chemin à faire avant de considérer leurs organisations comme conformes au RGPD et autres mesures de protection des données privées reste majoritaire chez les DPO et Professionnel(le)s de la protection des données personnelles, passant à 47 % (versus 46 % en Q3 et 52 % en Q2). À noter que la part des répondants jugeant que les réglementations changeantes (chute du Privacy Shield, Cookies Wall, etc.) perturbent les stratégies de protection des données personnelles mises en place jusqu’ici ne cesse d’augmenter, atteignant les 16 % (versus 14 % en Q3 et 13 % en Q4). Il est cependant très positif de noter que la part des répondants se sentant écoutés et utiles connaît une certaine stabilité, oscillant entre 30 et 39 % ces trois derniers trimestres.

Outils collaboratifs : rencontrez-vous des défis techniques et/ou juridiques en termes de protection des données personnelles ?

La majorité des répondants (58 %) ressentent fortement l’impact de la chute du Privacy Shield sur les choix technologiques de leur organisme en matière d’outils collaboratifs. La crise sanitaire ayant généré une adoption massive des outils collaboratifs dans le cadre du déploiement à grande échelle du télétravail en Europe, la problématique de la conformité de ces solutions, dont les plus performantes et plus usitées sont majoritairement américaines, pose un réel problème au quotidien pour les DPO et Professionnel(le)s de la protection des données personnelles français : seulement 6 % des répondants ont adopté à ce jour des outils français ou européens.

« Nous constatons au quotidien, via les échanges entre pairs au sein de l’association et de notre Agora (réseau social interne), que les DPO sont aux prises avec de nombreux défis et interrogations autour de l’usage des outils collaboratifs dans leurs organisations. Or, pour le moment, il semble que ni la législation ni les instances ne soient en mesure de les résoudre. » souligne Paul-Olivier Gibert, Président de l’AFCDP.

À noter que certains secteurs semblent plus épargnés par cette problématique (31 %).

RGPD et nouveaux textes européens : y voyez-vous clair dans les projets de règlements à venir (DA, DGA, AIR, DMA, DSA…) ?

Dans le cadre de la stratégie de l’Union européenne en matière de données, plusieurs textes réglementaires sont en cours de discussion entre les colégislateurs européens : Commission, Parlement et Conseil. Ces projets de règlements portent sur les services numériques (DSA), les marchés numériques (DMA), la gouvernance des données (DGA), l’approche européenne de l’intelligence artificielle (AIR), et sur les échanges de données (DA).

Il est manifeste que le développement de ce « paquet » de nouvelles réglementations en cours de discussions, n’est pas clair à ce stade pour les DPO et Professionnel(le)s de la protection des données personnelles français (46 %), et soulève même certaines inquiétudes quant à leurs compatibilités avec le RGPD (46 %). Notons que seulement 7 % des répondants estiment y voir clair à ce stade.

« L’AFCDP s’inquiète de la possible multiplication des réglementations concernant les données personnelles, qui en rendraient le pilotage complexe au sein des organisations, de même que la multiplication des autorités de contrôles qui pourraient s’ajouter à la CNIL, au nombre de leurs interlocuteurs. Les membres de l’association se soucient également des incohérences entre les nouveaux textes (DSA, DMA, DGA, DA, AIR) et le RGPD, qui risquent de compliquer encore la mise en œuvre d’un cadre juridique déjà complexe. » commente Paul-Olivier Gibert, Président de l’AFCDP.


Méthodologie
Dans le cadre de son Baromètre trimestriel, l’AFCDP a mené une enquête en ligne auprès de ses 6000 membres entre le 28 décembre 2021 et le 17 janvier 2022, via le réseau social privé de l’association (183 répondants) et sa page LinkedIn (133 répondants).




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