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Jean-Christophe Vitu, CyberArk : les RSSI doivent aligner leur stratégie de sécurité avec les nouvelles pratiques technologiques

janvier 2020 par Marc Jacob

Pour sa nouvelle participation au FIC, CyberArk présentera les évolutions de portefeuille de solutions SaaS en mettant en avant CyberArk Alero et CyberArk Core Privileged Access Security. Pour Jean-Christophe Vitu, VP Solutions Engineers de CyberArk, les RSSI doivent aligner leur stratégie de sécurité avec les nouvelles pratiques technologiques.

Global Security Mag : Quelle sera votre actualité lors du Forum International de la Cybersécurité 2020 ?

Jean-Christophe Vitu : Nous continuons d’innover pour optimiser et étendre notre propre portefeuille de solutions SaaS leaders sur le marché. Le FIC 2020 est une opportunité d’afficher notre stratégie de faciliter plus que jamais la réduction des risques sans introduire de friction opérationnelle supplémentaire. Nous mettrons particulièrement en avant CyberArk Alero, notre nouvelle offre SaaS, qui offre un accès sécurisé aux fournisseurs distants aux utilisateurs qui ont besoin d’un accès à privilège aux ressources internes critiques. Grâce à CyberArk Core Privileged Access Security, Alero combine l’accès Zero Trust, l’authentification biométrique et l’approvisionnement juste à temps.

Global Security Mag : Selon-vous, comment l’humain peut-il être acteur de la cybersécurité, alors qu’il est essentiellement regardé aujourd’hui comme victime ou comme auteur ?

Jean-Christophe Vitu : L’humain peut devenir acteur si on lui donne les capacités de savoir-faire et de savoir-être. Pour ce faire, il faut équiper les employés en charge de la sécurité d’outils innovants, tirant profit des avancées technologiques telles que le machine learning et l’automatisation. Ainsi, ils pourront se concentrer sur des actions à plus forte valeur ajoutée et ne plus être focalisés sur des tâches chronophages et répétitives. En outre, la technologie supprime l’erreur humaine et est capable d’analyser rapidement un nombre significatif de données, pour repérer en temps réel toute activité suspecte.

Ces équipes pourront en outre dédier davantage de temps à leurs collègues, afin de montrer à leur direction l’évolution des cybermenaces et comment y faire face, et de partager les bonnes pratiques à tous les utilisateurs pour contenir les compromissions.

Global Security Mag : Quels conseils pourriez-vous donner aux organisations pour qu’elles parviennent à impliquer les décideurs et sensibiliser leurs utilisateurs ?

Jean-Christophe Vitu : Les législations autour de la protection des données et de la cybersécurité qui entrent en vigueur à travers le monde sont un bon argument. En effet, un non-respect entraine des amendes aux montants significatifs et elles obligent les organisations à révéler publiquement les données compromises suite à des attaques. Les conséquences financières et l’atteinte à l’’image vont donc inciter les décideurs à investir d’autant plus en sécurité et à sensibiliser leurs utilisateurs pour leur transmettre de bonnes habitudes. Ces derniers seront alors mieux au fait des menaces et des techniques.

Global Security Mag : Comment les technologies doivent-elles évoluer pour une sécurité au plus près de l’utilisateur ?

Jean-Christophe Vitu : Pour limiter les vulnérabilités, et donc les risques de compromissions, il est important de mettre en place une stratégie du moindre privilège. Cela signifie que les utilisateurs doivent n’avoir accès strictement qu’aux informations nécessaires pour effectuer leurs tâches professionnelles, ni plus, ni moins. Ainsi, les déplacements latéraux au sein des réseaux seront limités en cas de brèche et les employés ne seront pas frustrés par un manque d’accès et tentés d’augmenter leurs privilèges pour travailler.

En outre, les technologies doivent disposer d’un système d’automatisation capable de surveiller en temps réel l’ensemble des activités sur les réseaux, pour signaler tout mouvement inhabituel. Enfin, afin de responsabiliser les utilisateurs, il est recommandé de leur proposer régulièrement des formations, en lien avec leurs métiers et l’évolution des cybermenaces, pour qu’ils soient capables de repérer des actions malveillantes – comme des tentatives de phishing – et qu’ils disposent des bons réflexes pour prévenir les équipes en charge de la sécurité en conséquence.

Global Security Mag : Quelles actions les acteurs de la cybersécurité peuvent-ils mettre en place pour attirer de nouveaux talents ?

Jean-Christophe Vitu : Les professionnels de la sécurité vont être attirés par les organisations qui priorisent les initiatives de transformation. Mais il est tout aussi important de reconnaître que la technologie évolue rapidement et que personne ne veut être laissé pour compte. Les fournisseurs doivent donc montrer leur détermination à faire progresser les compétences de leurs nouveaux talents. Le développement professionnel - dans des domaines tels que les environnements DevOps, les micro-services et les autres aspects récents de la sécurité - est par conséquent essentiel pour attirer des talents ambitieux.

Global Security Mag : Selon vous, à quoi pouvons-nous nous attendre en termes d’attaques et de défense pour 2020 ?

Jean-Christophe Vitu : Parce que les entreprises peinent encore à appliquer rapidement toutes les mises à jour logiciels, les cybercriminels étendront encore davantage leur campagne par ransomware, afin de viser une plus grande diversité de systèmes comme les environnements cloud, les containers et les systèmes d’exploitation Linux ; profitant des adoptions technologiques liées à la transformation digitale. Les attaques lors d’élections électorales afin de favoriser un candidat vont en outre s’intensifier, via les fake news et deep fakes.

Côté défense, les cyber-assurances continueront de se développer mais seront accompagnées d’un effet pervers : les cybercriminels tireront avantage du fait que les entreprises seront systématiquement remboursées après leurs attaques et cibleront donc davantage d’organisations tout en augmentant le montant de leurs rançons. En outre, l’adoption de la biométrie sera aussi à double tranchant car, si les identifiants biométriques ne sont pas suffisamment sécurisés, leur compromission pourrait donner accès à l’ensemble des données d’une organisation, y compris ceux à privilèges vers les informations critiques.

Global Security Mag : Quel message souhaitez-vous transmettre aux RSSI ?

Jean-Christophe Vitu : Les RSSI doivent aligner leur stratégie de sécurité avec les nouvelles pratiques technologiques, notamment les environnements DevOps qui représentent un cyber-risque majeur actuellement. Il est en effet clé que les équipes de sécurité et DevOps travaillent de concert pour intégrer la cyberprotection dès les phases de développement. Il est conseillé en outre de mettre en place une automatisation des tests de sécurité du code, afin de régler toute vulnérabilité potentielle avant sa mise en application. Enfin, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide extérieure, telle qu’une Red Team, pour tester sa défense et faire face de manière optimale aux cybermenaces.


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