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I’ILL a retenu Extreme Networks pour équiper la nouvelle infrastructure réseau destinée à véhiculer les résultats d’expériences réalisées au cœur des atomes

septembre 2013 par Marc Jacob

Un volume de données qui double annuellement, des cycles d’expérience qui génèrent jusqu’à 50 To, le réseau de l’institut Laue-Langevin, vieux de sept ans, était parvenu à bout de souffle, d’où, en 2012, le lancement du projet « Refonte du réseau 2012 », qui permettra, notamment, de passer au 10 gigabit par seconde.

L’Institut Laue-Langevin (ILL), nommé ainsi en l’honneur des physiciens Max Von Laue (physicien allemand) et Paul Langevin (physicien français) est un organisme de recherche international situé à Grenoble, fondé en 1967 par la France, l’Allemagne et plus tard le Royaume-Uni. Il comprend un réacteur de recherche, le Réacteur à Haut, utilisé pour produire des faisceaux de neutrons. Ceux-ci permettent de sonder la matière. C’est la source de neutrons la plus intense du monde et c’est donc un instrument scientifique de tout premier ordre pour la communauté internationale.

Plutôt que d’augmenter uniquement la capacité des liens entre commutateurs pour faire face à ses besoins explosifs, le centre de recherche opte pour une rénovation totale du réseau pour y introduire des technologies nouvelles, qui permettront en particulier un mode de fonctionnement d’adresser une limitation de fonctionnement qui existait sur les cœurs de réseaux qui ne fonctionnaient qu’en mode Actif – Passif, d’où un gaspillage des ressources et de la bande passante.

Rémy Mudingay, chef de projet à l’institut Laue-Langevin, nous précise « Après avoir examiné les offres du marché, l’institut Laue-Langevin lance un appel d’offres, à l’issue duquel il retient Extreme Networks. L’une des raisons qui ont fait basculer le choix en faveur de ce constructeur réside dans le fait que celui-ci propose des solutions de châssis virtuels fonctionnant en mode Actif-Actif avec un très haut niveau de tolérance aux pannes. De plus la solution d’Extreme Networks propose une fonction unique sur la marché qui réside dans le fait de la capacité à mixer dans le même châssis virtuels des technologies Fast Ethernet, Gigabit Ethernet, 10 Gigabit Ethernet et 40Gigabit Ethernet. Cette flexibilité (Capacité à évoluer vers les très haut débits au fil des besoins) proposé dans chacun des châssis virtuels, associés à un fond de panier par châssis virtuel pouvant atteindre des débits de 160Gbps/320Gbpos répond aux besoins d’aujourd’hui et de demain de l’institut.

De plus la nouvelle génération d’OS embarqué (EXOS) dans les solutions Extreme Networks (la syntaxe des lignes de commande de ces nouveaux équipements, que nous devions apprendre, s’est révélée finalement assez simple) propose globalement un niveau de simplicité, de fonctionnalité qui vont nous permettre de préparer notre réseau, aux prochains challenges de l’institut. Cet OS étant en plus le même sur les équipements de périphérie, cela va aussi nous permettre d’apporter de haut niveau de sécurité sur la périphérie et le même niveau de tolérance aux pannes à tous les niveaux du réseau … » Ce qui a également séduit Rémy Mudingay et l’équipe réside dans la simplicité de la migration de services sur le réseau. Enfin, Extreme Networks met en oeuvre entre équipements le mécanisme MLAG (Multi-chassis Link Aggregation) qui permet d’agréger plusieurs liens 10 Gbit en un seul lien. D’où un accroissement de la capacité. Enfin l’OS modulaire offre une très grande souplesse de configuration ainsi que la possibilité de simuler des réseaux Extreme Networks au travers d’un outil de simulation.

Un choix conforté par de belles références En plus de ces arguments techniques et financiers, l’institut Langevin a été conforté dans son choix par quelques belles références, telles que l’université Joseph-Fourier, à Grenoble, ou encore l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility, ESRF ou Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron), lui aussi un centre de recherche de la région. Le nouveau réseau, qui compte environ 150 commutateurs, reprend la même architecture que l’ancien. Le cœur de réseau est désormais composé de deux châssis Summit x670, qui fonctionnent en mode actif – actif (c’est-à-dire en partage de charge, chacun étant toutefois capable de reprendre le trafic de l’autre en cas de défaillance de ce dernier), ce qui permet d’utiliser toute la bande passante. Au niveau distribution, l’infrastructure compte 12 châssis x670. Tous les commutateurs d’accès n’ont pas encore été remplacés, mais ils le seront progressivement. « Il faut en effet tenir compte des impératifs des utilisateurs, souligne Rémy Mudingay. Par exemple, lorsqu’un cycle de cinquante jours du réacteur nucléaire est lancé, on ne peut l’arrêter pour mettre à jour le réseau. Il faut se glisser dans les plages de disponibilité. » Enfin, dernier avantage de la solution Extreme Networks, celle-ci n’a pas nécessité le remplacement du système de supervision InterMapper puisque celui-ci, tout comme les boîtiers Summit, s’appuient sur des standards tels que SNMP (Simple Network Protocol) et sFlow.


A propos de l’ILL

l’Institut Laue-Langevin (ILL) est un centre de recherche international basé à Grenoble. Il est le leader mondial dans le domaine des sciences et des technologies de diffusion des neutrons depuis près de 40 ans, puisque ses premières expériences datent de 1972. L’ILL exploite l’une des sources de neutrons les plus intenses dans le monde, fournissant des rayons de neutrons à un ensemble de 40 appareils très performants et perfectionnés en permanence. Chaque année, 1 200 chercheurs venus de plus de 40 pays visitent l’ILL pour y mener des recherches en physique de la matière condensée, chimie (verte), biologie, physique nucléaire ou science des matériaux. Les trois quarts du budget de l’institut sont fournis par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.




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