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Guillaume de Lavallade, Hub One : l’acquisition d’Oveliane et d’OïkiaLog a pour objectifs d’assurer leur pérennité et renforcer notre offre de SOC

janvier 2020 par Marc Jacob

Hub One vient d’acquérir à la fois Oveliane éditeur du logiciel OSE et Okialog une société d’intégration. Fort de ces deux acquisitions qui s’ajoutent à celle de Sysdream en 2018, Hub One veut montrer son implication dans l’éco-système de la cybersécurité. Guillaume de Lavallade considère que ces nouvelles acquisitions devraient permettre à Hub One de renforcer son offre de SOC tout en assurant la pérennité à la fois d’Oveliane et d’OïkiaLog.

GS Mag : Pouvez-vous nous présenter Hub One ?

Guillaume de Lavallade : Il y a 20 ans au début des années 2000, ADP avait créée ADP Telecom. Depuis 2012 la société s’appelle Hub One. C’est une société membre du Groupe ADP, filiale à 100 % d’Aéroports de Paris SA. Avec plus de 10 agences régionales et 550 collaborateurs au service quotidien de plus de 5 000 clients, Hub One a généré un chiffre d’affaires de 155 millions d’euros en 2018. Nous bénéficions d’une croissance régulière depuis plusieurs années. Nous avons aussi une capacité à l’international pour accompagner nos clients, notamment via ADP, afin de les aider dans leur processus de digitalisation de leur activité. Aujourd’hui, 80 % du CA de Hub One provient de clients Entreprise sans lien avec ADP. Du fait de notre historique, nous avons une bonne proximité avec les clients du domaine transport, de l’industrie... Ainsi, nous avons une bonne visibilité sur la 4G professionnelle, les IOT, la RFID…

Dans le cadre de la connectivité que nous apportons à nos clients nous sommes conscients des risques liés à la cybersécurité d’où notre implication dans ce domaine. Nous avions une petite équipe de cybersécurité et en rencontrant Olivier Franchi, de Sysdream nous avons pu monter un véritable projet industriel. De ce fait, en juin 2018 nous avons acquis Sysdream. Dans le cadre de cette acquisition, nous avions le projet d’accélérer notre SOC. Ainsi, l’expertise de Sysdream dans ce domaine nous a permis de monter en gamme d’autant que notre maison mère avait besoin d’un SOC. Nous allons d’ailleurs postuler pour un SOC PDIS auprès de l’ANSSI.

GS Mag : Après avoir acquis Sysdream, quelles sont les principales motivations qui vous ont poussées à acquérir Oveliane et Oïkialog ?

Guillaume de Lavallade : Il y a 6 mois afin de répondre à notre objectif d’accélération de notre SOC nous avons rencontré Laurent Noe, un des fondateurs d’Oveliane et d’OïkiaLog. Nous nous sommes rapidement rendu compte qu’OSE la solution de cybersécurité d’Oveliane nous apportait de la visibilité pour notre SOC. Par ailleurs, nous avons aussi constaté qu’Okialog nous permettait d’accroitre nos compétences sur la gestion des logs et l’intégration de logiciels comme Splunk. En discutant de façon rapprochée avec Laurent Noë et Jean-Louis Charton, il est devenu évident que cette acquisition pouvait être bénéfique pour nos deux parties.

Toutes les fusions acquisitions ne sont pas des succès et nous avions fixé des objectifs avec Olivier Franchi pour établir la qualité de notre fusion. Après 20 mois nous avons conservé nos équipes et attiré de nouveaux talents. Pour Oveliane comme pour Oïkialog, le problème était celui de la pérennité vis-à-vis de leurs clients et de la garantie de la souveraineté. Ainsi cette fusion avec notre groupe et le soutien d’ADP permet de garantir cette souveraineté.

ADP a réalisé un travail important sur la digitalisation, le contrôle d’accès… au service des 120.000 employés des différentes sociétés intervenant sur les aéroports

GS Mag : Que vont devenir ses deux entreprises et en particulier les solutions de cybersécurité d’Oveliane et comment allez-vous les intégrer dans votre groupe ?

Guillaume de Lavallade : Nous commercialisons notre SOC pour tout type d’entreprise. Oveliane et Oïkialog vont être introduits dans notre Business Line cybersécurité qui comprend la formation, le pentest, le cyber-entrainement, maintenant OSE qui va devenir une de nos business line et une dernière avec l’intégration dédiée au SOC avec Oïkialog. Pour OSE nous avons déjà prévu une roadmap pour faire évoluer cette solution.

GS Mag : Quelle est votre stratégie marketing en France ?

Guillaume de Lavallade : Il est vrai que notre taille d’entreprise permet de séduire d’autres ETI qui souhaitent retrouver la flexibilité d’une organisation comme la nôtre en ayant la garantie d’un partenaire viable, que nous sommes au travers de notre actionnaire ADP. Ces ETI sont de plus en plus exposées aux cyber-risques du fait de leur dynamique à l’internationale. Elles ont une maturité plus ou moins importante par rapport à la cybersécurité. Mais globalement toutes constatent le revers de la médaille de la digitalisation que sont les cybermenaces.
Le fait de servir des activités aéroportuaires, nous oblige à renforcer notre niveau de compétence et d’exigence garantissant notre expertise en environnement critique. Le fait également d’être une ETI 100% Française, dans un environnement où la plus part des acteurs sont Américains, présente aussi de nombreux avantages pour nos clients. Sur le SOC nous constatons une certaine désillusion par rapport à ceux mis en place depuis quelques années par les grands comptes. Ainsi, nous avons des opportunités avec cette cible que nous allons saisir.

GS Mag : Avez-vous d’autres projets d’acquisition ?

Guillaume de Lavallade : Nous avons depuis plusieurs années une bonne croissance interne et externe. Nous regardons toujours les opportunités dans tous nos domaines d’activités comme les télécoms, la digitalisation, la cybersécurité… Mais, nous savons pertinemment qu’il faut environ 18 mois pour intégrer totalement une société ; nous avançons donc pas à pas nous sommes vigilants tout en regardant les possibilités qui peuvent se présenter.

GS Mag : Pour conclure, quel serait votre message à nos lecteurs ?

Guillaume de Lavallade : Continuer à vivre avec passion la cybersécurité ! Nous avons de belles compétences en France. J’ai aussi le regret de constater qu’il n’y a pas assez d’ETI en France et il faudrait que nous arrivions à les conserver, à minima, à l’échelle européenne.




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