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Frédéric Favelin, CELESTE : Pas de Cloud Computing sans Très Haut Débit

octobre 2010 par Frédéric Favelin, Responsable R&D de CELESTE

Le cloud computing est devenue la tendance 2010 par excellence. Pas vraiment de nouveauté technique, si ce n’est qu’elle perturbe le modèle économique existant et replace le Très Haut Débit comme prérequis principal.

Le cloud computing est un concept simple de déportation des traitements informatiques effectués sur le poste utilisateur vers des serveurs distants. Le principe et les technologies de ce concept existent déjà mais sa nouveauté réside dans son modèle économique.

Les applications et les données sont externalisées : elles ne se trouvent plus sur l’ordinateur local, mais dans un nuage (appelé plus généralement « cloud ») composé d’un certain nombre de serveurs distants interconnectés au travers d’un réseau. Le concept d’informatique dans le nuage est comparable à celui de la distribution de l’énergie électrique. La puissance de calcul et de stockage des informations est proposée à « la consommation » par les fournisseurs de ce type de service. L’accès aux applications se fait ensuite la plupart du temps via un navigateur Web, sans coût supplémentaire.

Les modèles de cloud computing sont définis par rapport à la répartition des ressources qui est effectuée entre le fournisseur de service Cloud et l’entreprise. Il en existe trois modèles :

1. IaaS : Infrastructure as a service

L’entreprise est en charge de la maintenance des applications, bases de données et du logiciel serveur. Restent à la charge du fournisseur la virtualisation, la plateforme physique, le stockage et le volet réseau.

2. PaaS : Platform as a service

L’entreprise est en charge des applications, le fournisseur s’occupant de toute l’infrastructure sur laquelle repose l’application (BDD, réseaux, stockage, virtualisation, etc...)

3. SaaS (Software as a service)

Il s’agit du modèle ultime puisqu’il peut être vu comme un modèle économique de consommation des applications (connexion, utilisateur, etc.)

Suivent dans cette logique de nouvelles prestations tels que le XaaS (Anything as a Service), le VaaS (Video as a Service), ou encore le RaaS (Rack as a Service).

Le modèle économique lié aux infrastructures réseaux et télécoms s’en trouve complètement bouleversé. L’externalisation des ressources permet aux entreprises d’alléger la gestion d’une infrastructure sous-jacente de plus en plus complexe, de mutualiser les matériels et de ne plus gérer l’administration de serveurs informatiques.

L’informatique dans le nuage est plus économique grâce à son évolutivité. Ne nécessitant aucun investissement préalable (homme ou machine), son coût est fonction de la durée de l’utilisation du service rendu. Notons que l’élasticité du nuage permet de fournir des services évolutifs et de répondre à des montées de charges (ponctuelles ou non). En contre partie, les entreprises doivent se doter d’une bande passante disponible suffisante pour garantir fluidité et performance à ce système.

Le problème fondamental du Cloud Computing est la sécurisation des accès aux services (entre le client et le serveur distant) et plus généralement des données de l’entreprise. Pour des raisons de confidentialité, une entreprise peut configurer une partie de son réseau en local et sans aucune connexion (directe ou indirecte) à Internet. Dans le cas d’une infrastructure en nuage, elle devra connecter ces postes à Internet, voire perdre la maîtrise de l’implantation de ses données et s’exposer alors à un risque d’attaque.

Pour contrer ce risque, il est possible de stocker les données sensibles dans des espaces sécurisés en intra-extra entreprises, de manière à éviter le stockage externe et l’acheminement des données jusqu’aux serveurs. Le cryptage des connexions Très Haut Débit apporte également une réponse à ce risque.

Une autre solution est de mettre en œuvre des infrastructures réseaux de type VPN IP entre les sites des entreprises et les datacenters sécurisés dans lesquels les fournisseurs hébergent leurs serveurs (et donc en fin de compte les services). L’infrastructure réseaux de l’entreprise repose alors sur des postes de travail et des connexions Très Haut Débit sécurisées, comme la fibre optique. Reste alors à choisir le bon fournisseur « Cloud » en fonction de la qualité, performance et sécurité de son infrastructure.

La tendance du Cloud Computing s’inscrit en cohérence avec le climat économique actuel : recherche d’économies, évolutivité des solutions d’entreprise mais aussi soucis de préservation écologique des ressources. Cloud Computing et Green IT sont souvent évoqués de pair mais sous réserve qu’in fine les centres d’hébergement et les serveurs ne soient pas les derniers maillons d’une consommation énergétique trop élevée.




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