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Frédéric Bénichou, SentinelOne : il est primordial que les entreprises consacrent leurs efforts à la protection du Endpoint

janvier 2020 par Marc Jacob

Le FIC sera l’occasion pour SentinelOne de présenter lancer SentineOne Ranger qui permet de détecter et stopper les menaces sur les équipements IoT et les postes non managés. Frédéric Bénichou, Regional Director, South EMEA de SentinelOne estime que durant des années les organisations se sont essentiellement focalisées sur la sécurité de leurs infrastructures. Aujourd’hui, il est primordial que les entreprises consacrent également leurs efforts à la protection du Endpoint.

Global Security Mag : Quelle sera votre actualité lors du Forum International de la Cybersécurité 2020 ?

Frédéric Bénichou : Le FIC sera l’occasion pour SentinelOne d’annoncer une année de croissance exceptionnelle, à 3 chiffres. Ces excellents résultats s’expliquent principalement par la pertinence de nos solutions et une stratégie adaptée aux nouvelles attentes du marché.
En ce qui concerne notre actualité produits, nous allons lancer SentinelOneRanger. Cette nouvelle fonctionnalité permet de détecter et stopper les menaces sur les équipements IoT et les postes non managés. L’idée est de permettre aux entreprises d’avoir une cartographie très précise de tous les devices existants sur leur réseau et de les sécuriser.

Global Security Mag : Selon-vous, comment l’humain peut-il être acteur de la cybersécurité, alors qu’il est essentiellement regardé aujourd’hui comme victime ou comme auteur ?

Frédéric Bénichou : L’amélioration de la sécurité ne passe pas uniquement par la mise en œuvre de solutions techniques avancées mais aussi par un comportement adapté des utilisateurs. Il est important, en effet, que ces derniers comprennent qu’une simple négligence peut porter atteinte à la sécurité de tout un système d’information et les entreprises doivent former, sensibiliser et impliquer leurs collaborateurs pour qu’ils adoptent un comportement plus responsable.
Il y a par ailleurs une très forte pénurie d’experts suffisamment qualifiés en cybersécurité. La plupart des entreprises ont souvent un SOC sous-dimensionné et un manque de ressources et de compétences pointues pour gérer les solutions techniques, les interpréter et réagir.

Global Security Mag : Quels conseils pourriez-vous donner aux organisations pour qu’elles parviennent à impliquer les décideurs et sensibiliser leurs utilisateurs ?

Frédéric Bénichou : Il serait presque présomptueux, en tant qu’éditeur de solutions, de donner des conseils aux entreprises sur ce sujet car en réalité, tout dépend de la culture de chaque entreprise et de sa gouvernance. Malgré tout, il est important que la sécurité dans une organisation ne soit pas vécue comme une peur de l’attaque mais comme une véritable stratégie.
Pour cela, les responsables de la sécurité doivent avoir une certaine crédibilité, un certain pouvoir afin de persuader les décideurs d’allouer des budgets nécessaires et de leur faire comprendre que les risques encourus sont suffisamment critiques pour être considérés. La manière la plus efficace de convaincre la Direction générale est certainement de traduire en termes business les risques de cybersécurité encourus et les pertes potentielles si l’entreprise n’est pas bien protégée.
Il est important d’avoir d’un côté des solutions techniques avec des experts et de l’autre, une sensibilisation continue des décideurs et des utilisateurs.

Global Security Mag : Comment les technologies doivent-elles évoluer pour une sécurité au plus près de l’utilisateur ?

Frédéric Bénichou : L’objectif majeur d’un éditeur est de rendre sa solution de sécurité la plus transparente et ergonomique possible pour les utilisateurs afin qu’elle n’entraîne pas de lourdeurs ou de blocages intempestifs impactant leurs performances. Pour que la sensibilisation soit efficace, il est essentiel que les utilisateurs adhèrent aux initiatives de sécurité prises par leurs entreprises. Aujourd’hui, toutes les solutions technologiques évoluent dans ce sens et sont de plus en plus automatisées pour diminuer le temps de réaction après une attaque.

Global Security Mag : Quelles actions les acteurs de la cybersécurité peuvent-ils mettre en place pour attirer de nouveaux talents ?

Frédéric Bénichou : Face à la pénurie actuelle de profils qualifiés sur le marché de la cybersécurité, la solution pourrait être d’élargir le recrutement à des candidats polyvalents et motivés qui ne sont pas forcément des experts, et de les former ensuite pour les faire monter en compétence sur des spécificités techniques pointues.
La principale cause de ce manque de candidats reste sans nul doute la méconnaissance des métiers et des opportunités de carrières proposées par la filière, qui regroupe actuellement environ 25.000 salariés. Les acteurs de la cybersécurité pourraient agir en sponsorisant ou en appuyant la création de formations spécifiques sur le sujet. Mais les pouvoirs publics et l’éducation nationale ont aussi un rôle important à jouer et devraient créer un écosystème qui soit plus favorable au développement et à l’attractivité de ces métiers, en termes d’image, de formations etc… Aujourd’hui, il y a encore trop peu d’initiatives de ce genre.

Global Security Mag : Selon vous, à quoi pouvons-nous nous attendre en termes d’attaques et de défense pour 2020 ?

Frédéric Bénichou : En 2020, les évolutions technologiques seront assez similaires, que ce soit au niveau des attaquants ou des défenseurs. D’un côté, il faut s’attendre à des attaques de plus en plus sophistiquées, polymorphes et automatisées, basées sur l’Intelligence artificielle. De l’autre, il faudra déployer des solutions automatisées qui puissent réagir plus vite que ne le ferait un humain, basées sur le machine learning afin d’être capable de reconnaitre les actions les plus dangereuses, qu’elles soient connues ou inconnues.
Ce n’est un secret pour personne, les objets connectés poursuivent leur expansion et devraient atteindre, selon les prévisions d’IHA Markit, les 125 billions d’ici 2030. Le secteur IoT est encore relativement jeune mais il va émerger comme une source supplémentaire d’attaques en 2020. Ce n’est pas un hasard, si nous lançons Ranger, une nouvelle solution destinée à l’IoT et aux machines non managées.
Enfin, une autre tendance qui se confirme et va s’accélérer considérablement en 2020, c’est la forte augmentation des malwares dits « Fileless », qui représentent aujourd’hui plus du tiers des attaques détectées. Ces malwares s’exécutent sans installer de fichiers et sont injectés directement dans la mémoire de l’ordinateur. Ils mettent en œuvre une série de mécanismes nouveaux qui vont obliger les éditeurs à penser autrement en s’appuyant notamment sur des techniques d’analyses comportementales fondées également sur l’IA.

Global Security Mag : Quel message souhaitez-vous transmettre aux RSSI ?

Frédéric Bénichou : Pendant des années les organisations se sont essentiellement focalisées sur la sécurité de leurs infrastructures (firewal, passerelles de sécurité web, ou de messagerie…). Aujourd’hui, l’EDR (Endpoint Detection and Response) est un axe majeur dans l’évolution de la sécurité et il est primordial que les entreprises consacrent également leurs efforts à la protection du Endpoint.
Enfin, dans la cybersécurité, il est également essentiel de prendre en compte l’humain. Il ne suffit pas d’avoir des solutions technologiques avancées, il faut également être entouré d’experts suffisamment qualifiés pour les exploiter et les opérer intelligemment.

Contact : Catherine Agba - Marketing Manager - SEMEA & APAC
catherinea@sentinelone.com
https://www.sentinelone.com/fr/


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