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FIC : Manuel Valls souhaite évaluer la cybercriminalité au plus juste

janvier 2013 par Marc Jacob Emmanuelle Lamandé

En conclusion de la 5ème édition du FIC, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a souligné la nécessité de développer la coordination entre pays pour mieux répondre à une cybercriminalité organisée, diversifiée et structurée au niveau mondial. Il a également rappelé la création d’un indicateur statistique spécifique à la cybercriminalité, visant à mieux évaluer le niveau réel de la délinquance sur le Web.

Le ministre de l’Intérieur a, tout d’bord, tenu à saluer l’initiative du Forum International sur la Cybersécurité, fruit d’un partenariat entre la Gendarmerie nationale, la région Nord-Pas-de-Calais et des entreprises du secteur privé. Les différentes nationalités représentées au FIC reflètent bien les besoins d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre les crimes commis dans le cyberespace : escroqueries, pédophilie, terrorisme... « Nous devons savoir anticiper ces menaces, mais la possibilité de se dissimuler sur le net et l’internationalisation de cette criminalité rendent les enquêtes très complexes. La cybercriminalité implique une réponse très structurée au plan international et le FIC est un bon exemple ».

Il a rappelé que le traité de Budapest est un bon début, mais qu’il faut aller encore plus loin. La création du centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) est, en ce sens, une initiative tout à fait louable.

Pourtant, malgré les efforts accomplis au niveau national ou européen, il reste très difficile d’évaluer aujourd’hui le niveau réel de la délinquance sur le Web. Aussi, afin de mieux connaître ce phénomène, Manuel Valls a rappelé la création, à l’occasion de la refonte de l’outil statistique, d’un indicateur spécifique à la cybercriminalité. En outre, le déploiement de nouveaux logiciels d’enregistrement des plaintes dans les commissariats et gendarmeries, ainsi que la généralisation de la plainte en ligne, vont contribuer à quantifier et qualifier cette délinquance.

Un diagnostic précis est nécessaire pour construire une politique de sécurité efficace, qui passe aussi par une réflexion sur les critères de recrutement et de formation des enquêteurs, ainsi que par la coordination de l’action de tous les acteurs de la chaîne pénale. Il estime également que les textes législatifs sont aujourd’hui trop nombreux, un effort de simplification des textes est donc nécessaire.

Toutefois, les exigences de la lutte contre la cybercriminalité doivent être conciliées avec le respect des grands principes de notre démocratie : liberté d’expression, garanties de la vie privée et des libertés individuelles. Par exemple, la publication sur le Web de propos racistes, antisémites, homophobes, ou encore de photos, telles que celle du soldat tué en Somalie, doit être beaucoup mieux régulée, sans pour autant toucher au droit de la presse. Un nouvel équilibre entre liberté d’expression et sécurité doit donc être pensé.

Enfin, Manuel Valls a annoncé la mise en place, au sein du ministère de l’Intérieur, d’un groupe de travail qui aura pour mission de définir, dans un cadre interministériel, les grands axes d’une consolidation de l’action de prévention et de lutte contre la cybercriminalité. Ses conclusions devront lui être remises au printemps.


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