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FIC : Fleur Pellerin relance le projet d’identité numérique

janvier 2013 par Marc Jacob Emmanuelle Lamandé

Fleur Pellerin, Ministre déléguée auprès du Ministre du redressement productif, chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique, a réaffirmé, à l’occasion de la 5ème édition du Forum International de la Cybersécurité, sa volonté de garantir un Internet libre, ouvert et sûr. Elle a ainsi annoncé la création de la société Idénum, autour du projet d’identité numérique, mais aussi d’un Cluster de cybersécurité à Lille. Elle a enfin rappelé l’importance de redynamiser la filière et d’accroître encore davantage la collaboration entre les différents acteurs, de la même manière que le font ceux de l’aéronautique.

Fleur Pellerin a rappelé, dans un premier temps, que le secteur de la cybersécurité est décisif pour notre pays, et qu’il doit se structurer pour gagner en visibilité à l’international. Elle a ainsi annoncé la création d’un Cluster régional de cybersécurité à Lille, en partenariat avec le Conseil Régional du Nord- Pas-de-Calais. Fleur Pellerin a insisté sur la nécessité d’accroître les interactions entre les différents acteurs du domaine, et de travailler main dans la main. Ce Cluster devrait faire de Lille un pôle mondial de la cybersécurité.

La ministre a également tenu à saluer plusieurs fleurons français, et a souligné la nécessité d’ « encourager ces entreprises à grandir et conquérir de nouveaux marchés, notamment étrangers, dans le respect, bien évidemment, de nos valeurs fondamentales ». « L’indépendance de la nation passe aussi par la préservation de nos champions dans le domaine du Hardware et du Software », a-t-elle affirmé.

Fleur Pellerin a également rappelé l’importance des mesures prises par le Gouvernement pour assurer et renforcer la confiance dans l’économie numérique, notamment dans le domaine de la sécurisation des moyens de paiement.

La liberté et la sécurité font partie des exigences fondamentales des droits de l’Homme. Plus de 80% des français ont déjà acheté en ligne et beaucoup consultent leurs comptes en ligne. C’est la confiance qui rend possible le commerce en ligne, pourtant ce dernier accroît fortement les risques de fraude. Le problème est qu’il n’existe pas aujourd’hui d’identité numérique, et que chaque citoyen n’a pas les ressources pour mettre en œuvre une sécurité basée sur une authentification à double facteur... C’est pourquoi elle souhaite relancer le projet d’identité numérique. Aussi, dans le cadre des investissements d’avenir, l’Etat, le Groupe La Poste, Euro-Information (Groupe Crédit Mutuel/CIC), ainsi que Pages Jaunes et SFR se sont unis pour créer la société Idénum. Sa mission sera de fédérer en France le plus grand nombre d’acteurs du numérique autour de référentiels communs et de solutions d’identités numériques universelles. Pour la ministre, l’objectif est également de « préserver notre souveraineté nationale face aux alternatives étrangères et non sécurisées ».

Ce projet s’avère essentiel pour différentes raisons :
- Sur le plan économique, il permettra de renforcer la confiance ;
- Sur le plan social, le respect de la vie privée n’en sera également que consolidé ;
- Au niveau politique enfin, il s’inscrit dans une volonté de développer une stratégie de sécurité globale.

De son côté, l’ANSSI a vocation à voir ses effectifs s’accroître en fonction des enjeux et de leur complexité. Elle estime, en outre, que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information devrait avoir une action dans le domaine de la formation à la sécurité. Il sera donc opportun de mener une réflexion avec l’ANSSI sur les différents partenariats qui pourraient être noués avec les universités et les écoles, afin de diffuser des enseignements dans ce domaine.

Fleur Pellerin a également tenu à rassurer les acteurs des deux projets de Cloud à la française, CloudWatt (France Telecom et Thales) et Numergy (SFR et Bull), en affirmant qu’ils ne seraient pas remis en cause, d’autant plus qu’ils ont une dimension de taille critique. Des bilans seront d’ailleurs effectués d’ici quelques mois.

Elle a rappelé que le ministère de l’Intérieur est en train de mettre en place un Observatoire statistique des fraudes en matière de cybercriminalité. Un exercice complexe, les fraudes étant, comme dans tous les domaines, très difficiles à évaluer.

Enfin, la ministre a souhaité souligner la convergence de plusieurs pays européens, visant à ce que le traitement des données personnelles, effectué par les plateformes de réseaux sociaux ou de sites de partages, soit mieux encadré et réglementé. Cette pression « Inter-États » devrait pouvoir faire bouger ces entreprises, afin qu’il y ait davantage de transparence dans ces traitements et que leur usage en soit facilité.


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