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Etude Okta : Seul un tiers des employés français souhaite retourner travailler au bureau à temps plein, 20 % se déclarent plus productifs en télétravail

mai 2020 par Okta

Okta dévoile son rapport « The New Workplace : Re-imagining Work After 2020 » qui s’intéresse aux défis technologiques et culturels auxquels les employés sont confrontés. Réalisée par YouGov auprès de 6 000 salariés travaillant dans des bureaux en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, entre avril et mai 2020, cette enquête comprend également des enseignements pour aider les entreprises à sortir de la crise.

En contraignant des millions de personnes à travailler depuis chez eux, la pandémie a propulsé l’adoption du télétravail à un niveau sans précédent. Pour certains, cette nouvelle façon de travailler a été un soulagement : moins de trajets quotidiens, moins de distractions, et un bien meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Cela a également été une découverte pour nombre d’entre eux puisque la majorité des répondants français (59%) a déclaré n’avoir jamais eu l’occasion de pratiquer le télétravail auparavant, et se rendaient sur leur lieu de travail cinq jours par semaine.

Hausse de la productivité à la maison

En plus d’un quotidien plus agréable, presque deux tiers (63%) des répondants français reconnaissent pouvoir mieux se concentrer en télétravail. Pour d’autres, en revanche, ce changement soudain a représenté un défi majeur car beaucoup d’entreprises de divers secteurs n’ont pas adopté de stratégies flexibles ou basées sur le télétravail, pénalisant ainsi à la fois leurs activités et leurs employés. Bien que la moitié des répondants disposent des équipements nécessaires pour être productifs depuis leur domicile, qu’il s’agisse d’un ordinateur portable ou d’un endroit adapté où travailler, un tiers (33%) des personnes interrogées estiment que leur entreprise ne leur a pas fournis les équipements nécessaires. Si l’industrie informatique était plutôt bien préparée avec 79% des professionnels du secteur ayant déclarés avoir un accès aux équipements nécessaires, le secteur de la santé l’était beaucoup moins, avec seulement un peu plus d’un tiers de leurs employés (35%) correctement équipés. La fonction publique semble être la moins préparée à s’adapter à cette pandémie, avec près de 60% des employés découvrant le télétravail. Seuls 48% et 44% des répondants auraient respectivement bénéficié du matériel et des logiciels adéquats, contre 54% et 47% pour les salariés du secteur privé.

« La pandémie de COVID-19 nous a tous obligés à travailler différemment », déclare Nicolas Petroussenko, Country Manager d’Okta France. « Les entreprises n’ont pas eu d’autres choix que de constater l’impérieuse nécessité de repenser leur organisation, avec pour principales conséquence une redéfinition du poste de travail à distance et plus largement une nette accélération de leur transformation numérique ».

La sécurité commence avec la confiance

Depuis le début de la pandémie du COVID-19, les entreprises à travers le monde ont fait état d’une augmentation inquiétante des incidents de cybersécurité : hausse des tentatives de phishing visant à profiter de la crise, recrudescence des attaques via ransomware ou DDoS... Selon l’étude d’Otka, seuls un quart des répondants français estiment que les mesures de sécurité prises par leurs employeurs pour les protéger des cyberattaques sont satisfaisantes (6% des répondants ne sont pas du tout rassurés). Là encore, ce niveau de préparation varie en fonction du secteur : bien que 45% des répondants travaillant dans l’informatique considèrent leur employeur comme totalement prêt sur le plan de la sécurité, seul un quart des personnes interrogées dans les secteurs du commerce de détail et de l’enseignement sont du même avis.

« Les cybercriminels utilisent activement l’ingénierie sociale autour de la thématique du COVID-19 pour essayer de tirer profit des travailleurs à distance, des problèmes de santé, des relances de paiements, des marques réputées etc. Au départ, l’équipe de Threat Intelligence de Proofpoint observait environ une campagne par jour dans le monde entier, elle en observe maintenant 3 à 4 chaque jour dans plusieurs langues, dont l’anglais, le français, l’italien, le japonais et le turc. Alors que tous les secteurs d’activité ont été ciblés, Proofpoint a constaté que certaines campagnes d’attaque visaient spécifiquement les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’industrie, des médias, de la publicité et de l’hôtellerie. » reconnait Richard Davis, International Cybersecurity Strategist, Proofpoint.

Les parisiens ont plus souffert du télétravail

Bien qu’absolument essentielles à la productivité du personnel, l’utilisation des technologies adéquates n’est pas la seule problématique à résoudre pour les entreprises et leurs salariés face à l’adoption soudaine et inattendue du télétravail à temps plein. Un certain nombre de changements culturels doivent également être pris en compte. Dans de grandes villes telles que Paris, beaucoup de gens vivent dans de petits appartements et ont été contraints de partager leur bureau de fortune avec le reste de leur famille, compliquant ainsi drastiquement la tâche. Ainsi, 29% des répondants ont affirmé ne pas être aussi productifs qu’au bureau, car ils ont dû partager leur espace ou s’occuper de leurs enfants. En outre, 39% des répondants déclarant être attristés de ne plus pouvoir avoir des conversations en personne avec leurs collaborateurs et 46% d’entre eux regrettent les liens qu’ils avaient forgés avec leurs collègues.

Les habitants de la région parisienne font partie de ceux à qui l’aspect relationnel du travail au bureau manque le plus : près de la moitié des répondants (42%) aspirent à davantage de conversations en face à face. 35% d’entre eux sont nostalgiques de la séparation entre leur environnement professionnel et privé, ce qui est probablement dû aux logements souvent exigus dans lesquels vivent ceux qui travaillent dans une grande ville. Ce chiffre chute nettement lorsque l’on interroge les professionnels travaillant dans les régions du Nord-Est (22%), le Nord-Ouest (23%), le Sud-Est (27%) et le Sud-Ouest (21%).

« Le principal enseignement de notre étude est que les entreprises doivent procéder à un changement culturel de l’organisation du travail pour une approche plus flexible. Il ne s’agit pas uniquement de permettre aux employés de travailler de n’importe où, et de façon sécurisée, mais de leur offrir un environnement de travail adapté à leurs nouveaux besoins notamment collaboratifs, avec une flexibilité accrue et une expérience utilisateur tout aussi confortable. Les salariés doivent pouvoir rester pleinement productifs et épanouis, quel que soit leur lieu de travail » explique Nicolas Petroussenko. « C’est pourquoi les entreprises envisagent d’ores et déjà une dynamique de travail hybride, mixant travail à distance et dans les locaux. En réévaluant l’espace de travail traditionnel tout en offrant de la flexibilité à leurs employés, les entreprises s’adaptent et deviennent plus agiles ».




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