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Emmanuel Delaître, GFI I&P : La virtualisation, changement ou transparence pour l’utilisateur

août 2008 par Emmanuel Delaître Directeur Technique GFI I&P, Responsable pôle expertise Virtualisation

Les solutions de virtualisation ont « le vent en poupe » et prônent la transparence pour rassurer sur les effets secondaires susceptibles de perturber les utilisateurs. Pour autant, la mise en oeuvre d’une infrastructure virtuelle modifie la plupart du temps, coté utilisateur, le mode d’accès aux applications ainsi qu’aux ressources, et, dans certains cas, nécessite le changement du poste de travail pour un client léger. Sans une bonne maîtrise de ces processus de transformation de l’environnement utilisateur, certains projets, pourtant très bénéfiques pour l’avenir de l’entreprise, peuvent être rejetés par les utilisateurs. Ou encore, une mauvaise perception déclenche un effet de régression en terme de performance dans un contexte ou l’exigence de productivité est souvent réclamée par l’entreprise.

Même si la virtualisation s’évertue à devenir de plus en plus transparente aux yeux des utilisateurs, lors de déploiements importants, ce type de projet nécessite le plus souvent une phase de conduite au changement. L’objectif est de faire adhérer l’utilisateur au projet en communicant sur les avantages qui vont permettre une meilleure productivité et lui offrir une meilleure qualité de service. Il convient ensuite de s’assurer dans le temps que ces promesses sont bien tenues grâce au retour d’expérience utilisateur.

Quelques solutions permettent de quantifier ce ressenti grâce à la mise en place d’indicateurs de performance (temps de réponse, temps de traitement,..) qui assurent le suivi du niveau de service convenu et attendu par les utilisateurs lors de la phase de mise en oeuvre.

Un éditeur de produits de virtualisation comme CITRIX propose à son catalogue une solution de retour d’expérience nommée EdgeSight. L’implémentation de cet outil apporte une vision panoramique du système d’information et renforce le processus d’amélioration continue par des mesures d’impacts permettant d’anticiper les besoins que peuvent avoir certains utilisateurs en termes de ressources. En association avec un produit d’orchestration du data center, les actions de mise à disposition de ressources peuvent être automatisées pour assurer une meilleur réactivité et garantir la productivité des utilisateurs concernés.

Toutefois, la virtualisation fait régulièrement des progrès en matière de transparence :

- Des processus automatisés permettent de prendre certaines décisions à la place de l’utilisateur. Par exemple, lors du lancement d’une application, des critères de performance ou de sécurité déterminent si l’application doit être exécutée en mode virtuelle (distant) ou streaming (local), et ce sans changement pour l’utilisateur.

- Le projet « Singulary » de Microsoft a pour objectif de repenser les fondamentaux qui régissent la conception d’un système d’exploitation afin de rendre l’utilisation de dispositif de virtualisation plus transparente pour l’utilisateur.

- La virtualisation complète du poste de travail (OS compris) que propose aujourd’hui des éditeurs comme VMWARE (VDI) et CITRIX (XenDesktop) sont des solutions complètement transparentes aux yeux de l’utilisateur. La phase de mise à disposition d’un bureau se résume à une authentification, le bureau virtuel proposé est un classique de type XP ou VISTA et l’accès aux ressources est similaire à un poste local.

L’utilisateur doit passer par une virtualisation complète de son poste de travail

La meilleure transparence pour l’utilisateur passe donc par une virtualisation complète de son poste de travail (OS + bureau + applications). Malheureusement, ce type de projet est souvent réalisé en parallèle d’une mise à jour ou migration du système d’exploitation (XP vers VISTA) qui nécessite une conduite au changement, voire la mise en place d’un plan de formation des utilisateurs sur le nouvel environnement mis à disposition.

La démocratisation de la virtualisation est en marche

Seul 10% des serveurs et 1% des postes de travail sont virtualisés à ce jour. Malgré tout, la démocratisation de la virtualisation est en marche avec l’adhésion croissante des utilisateurs à ce nouveau mode de mise à disposition des outils de travail des entreprises qui sont très motivées dans la mise en oeuvre de ce type de solution.

Le « Green Computing », la rationalisation, la flexibilité, comme la reprise et la continuité d’activité, sont autant d’avantages qui font progresser cette technologie rapidement au sein des Systèmes informatiques et même jusque dans nos mobiles. En qualité d’utilisateur, nous seront vite confrontés à des environnements virtuels totaux ou partiels. Souhaitons que ce changement s’opère avec un apport de services et de performance dans la plus grande transparence.




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