Rechercher
Contactez-nous Suivez-nous sur Twitter En francais English Language
 

De la Théorie à la pratique











Abonnez-vous gratuitement à notre NEWSLETTER

Newsletter FR

Newsletter EN

Vulnérabilités

Se désabonner

Digital Workspace : Vers l’avènement du travail en mode hybride ?

janvier 2022 par Marc Jacob

Précipitation, déploiements non sécurisés, explosion des VPN, solutions cloud plus ou moins adaptées… Après deux ans, les entreprises, les éditeurs et les prestataires disposent d’un certain recul pour la mise en place du Digital Workspace. Comment faire en sorte que chaque collaborateur de l’entreprise puisse poursuivre ses activités en télétravail, les reprendre en présentiel et repartir en télétravail… Le tout, sans couture et avec les mêmes logiciels. Afin de débattre de ces questions, le Club de la Presse Informatique B2B avait invité Frédéric Archimbaud, directeur commercial chez Mitel France, Geoffrey Mercier, spécialiste UCaaS et Digital Workplace chez Avaya, Charlotte Noël, directrice associée Digital Workplace chez Capgemini Invent, Milos Brkovic, directeur général France chez CommVault, Bruno Buffenoir, directeur général chez Nutanix France, Boris Lecoeur, directeur général France chez Cloudflare. Ce débat était animé par José Diz. Pour nos intervenants ont va sans doute vers la fin du mangement à la « papa » pour se tourner vers un modèle de télétravail hybride

José Diz a expliqué qu’avec la COVID on est passé au télétravail dans l’urgence ce qui a induit différents problèmes avec en particulier la sécurité. Il rappelle en préambule que l’objectif de la Digital Workplace a été au début de maintenir l’activité. Charlotte Noël, directrice associée Digital Workplace chez Capgemini Invent explique que depuis 5 ans elle avait lancé au sein de son entreprise le Digital Workplace. Ce sujet s’est particulièrement développé depuis la COVID. Pour Frédéric Archimbaud, directeur commercial chez Mitel France, ce sujet est dans l’ADN de son entreprise. Pour lui, aujourd’hui, on est passé d’un sujet assez confidentiel à un déploiement massif dans les entreprises. Bruno Buffenoir, directeur général chez Nutanix France, pour sa part, a vu un déploiement massif du développement des applications virtuelles afin de mieux sécuriser les infrastructures. Quant à Geoffrey Mercier, spécialiste UCaaS et Digital Workplace chez Avaya, il explique que depuis la COVID, les centres d’appels ont vu une accélération des déploiements du télétravail. Selon Milos Brkovic, directeur général France chez CommVault, la pandémie a accéléré les enjeux de protection des données. De son côté, Boris Lecoeur, directeur général France chez Cloudflare explique qu’internet est devenu le nouveau réseau des entreprises. Il rappelle qu’internet n’a pas été créé autour de la sécurisation et c’est là qu’intervient Cloudflare.

José Diz : Quelles sont les infrastructures que l’on peut mettre en place pour les Digital Workplace ?

Bruno Buffenoir explique que les discussions avec ses clients tournent des infrastructures hyper convergées même si ce n’est pas la seule technologie que l’on puisse mettre en place. Pour lui trois caractéristiques lié à cet technologie expliquent cet intérêt : ce développement est structurant dans l’avenir grâce à l’optimisation de l’accès à l’information et son partage entre les utilisateurs. Le second enjeu est la simplicité et la mise en place d’un maximum de moyen pour sécuriser l’expérience de l’utilisateur. Le troisième concept est l’automatisation qui permet de fluidifier et sécuriser dans la durée le service proposé à l’utilisateur, grâce à la mastérisation des services et un intégrant des processus industrialisés. L’intérêt est de réduire les risques et de faciliter l’usage pour les collaborateurs.

Pour Boris le premier confinement a été l’épreuve du feu pour le télétravail. Aujourd’hui, les utilisateurs souhaitent passer en moyenne deux à trois jours au bureau. Il remarque que durant cette période la configuration en château-fort a volé en éclat. De plus, les VPN ne suffisent plus, d’autant que cette technologie est actuellement vieillissante. Aujourd’hui les technologies autour de zéro Trust permettent de s’authentifier de façon plus aisée en autorisant les connexions légitimes. Milos Brkovic rebondit en montrant que la pandémie a obliger les entreprises à réagir très rapidement. Ainsi, elles se sont appuyées sur des offres SaaS qui garantisent la sécurité des applications et des données. De plus la données est sortie de l’entreprise car elle se crée un peu partout ce qui pose des problèmes de protection des informations.

Selon Frédéric Archimbaud face à l’hétérogénéité des entreprises qu’il adresse de la PME aux grands comptes, les demandes sont très diversifiées des VPN au déploiement sur des plateformes Google. Par exemple dans le retail, le nombre d’utilisateurs est très important et largement réparti sur le territoire. Des SSO ont été déployés sur des plateformes cloud hybride. De plus, la sécurité sur les mobiles est devenu un sujet important, du fait entre autre des problèmes de sécurisation qui doit être résolu par des plateformes de MDM. 

Geoffrey Mercier considère que la préoccupation de la continuité de service l’a obligé à faire évoluer ses offres en y intégrant de la sécurité. Le Digital Workplace induit une sécurisation en amont des offres afin d’apporter cette confiance en particulier pour les centres d’appel. Il note une tendance un renouveau des tendances de « bring your own device » avec l’arrivée des jeunes générations ce qui complexifie encore la sécurisation de ces devices. Ainsi, des outils de collaboration doivent amener un accès facile avec une sécurité transparente quel que soit le device utilisé. Frédéric Archimbaud constate pour sa part que dans les entreprises on a tendance à utiliser un navigateur avec un SSO logiciel via un client léger. Plus on vend de soft-phone plus on vend des applications de logiciel métier sur mobile qui doit être durcis analyse-t-il. Il y a une émergence de « mobile first » même si ce n’est pas une lame de fond pour les entreprises « classiques ». Sans compter qu’il vend de plus en plus de terminaux dédiés au Digital Workplace pour obtenir une ergonomie à la maison équivalente à celle du bureau.

Charlotte Noël explique que dans son entreprise, elle a travaillé sur des espaces de réunion avec des capteurs IOT pour contrôler les jauges de présences tout cela dans un logique d’hybride working. Aujourd’hui les dialogues se font avec les DSI mais aussi avec les responsables de l’immobilier afin d’optimiser les espaces de travail. On voit un équipement des salles en visioconférences.

Toutefois toutes les entreprises n’ont pas envie d’aller vers le télétravail c’est pour cela que le gouvernement les a obligé à y recourir. Ainsi Charlotte Noël voit que les managements des entreprises sont réticents, en revanche les employés poussent pour obtenir des jours de télétravail en ayant le même confort à la maison avec par exemple fauteuil ergonomique, double écran… Boris Lecoeur considère que le télétravail est une tendance de fond qui va permettre aux entreprises de gagner des talents. Dans son entreprise, les employés peuvent soit travailler de chez eux soit dans des espaces de co-working au plus près de leur domicile. Par contre, les employés souhaitent venir au bureau pour effectuer des activités précises.

Pour Milos Brkovic mettre en 100% des collaborateurs en télétravail ne pose pas de réel problème. Par contre, si il n’y a pas globalement une méfiance contre le télétravail, on voit des réticences du fait de la nécessité des collaborateurs de s’imprégner de la culture d’entreprise. Pour lui, le lien humain est primordial pour créer une culture d’entreprise. Bruno Buffenoir explique qu’il a les mêmes tendances au sein de son entreprise même s’il n’a pas connu la vague de retour au bureau, celui-ci étant encore fermé. Il remarque que dans des entreprises, on commence à définir les postes qui ne peuvent pas être occupé à distance. Pour lui on est loin d’avoir atteint le point d’équilibre entre travail au bureau et à domicile.

José Diz : Jusqu’où va la communication unifiée ?

Selon Geoffrey Mercier, la demande des clients est de ne pas avoir des applications multiples séparées : téléphonie, fax, SMS, visio… Aujourd’hui la tendance est de tout rassembler sur un espace virtuel ou pas afin que l’utilisateur bénéficie d’une interface unique. Frédéric Archimbaud, pour sa part, abonde dans ce sens et explique que l’unification est une tendance forte. Suivant le type d’entreprise on a une diversité des équipements, il faut donc mettre en place des plateformes qui vont hiérarchiser les demandes au service client. Il remarque que le centre de relation client fait de plus en plus fonction de standard avec orientation des demandes aux différents services. Quant à Charlotte Noël elle explique que dans son entreprise l’utilisation des téléphones fixes est révolu, on communique en interne tout d’abord via Team ou une autre messagerie instantané. Ce système est aussi utilisé pour communiquer avec certains clients. Les outils déployés vont au-delà de la visio. Par exemple lors de conférences avec plus de 10 participants on utilise des applications qui visuellement reproduisent les pos-it avec des systèmes de communications avancées.

Bruno Buffenoir explique qu’étant en télétravail 100%, les outils de télécommunication intégrés sont utilisés au quotidien.

Milos Brkovic explique que CommVault protège tout type de données structurées ou non avec un spectre assez large. Pour lui, l’utilisateur ne doit pas être tenu pour responsable des actions malveillantes ou des problèmes de connexion. Il faut que le processus de protection soit transparent pour l’utilisateur. Il ne doit pas non plus être responsable de la sécurité des données qu’il produit. Il est nécessaire de mettre le maximum de solutions simples à utiliser pour que le collaborateur ne se pose de question sur la restauration des données.

José Diz Est-ce que l’on va vers une organisation de plus en hybrides ?

Charlotte Noël est assez convaincue par le mode hybride. Elle rapporte que dans son entreprise, des réunions sont organisées dans un mode hybride où les employés se trouvent dans le même bâtiment mais pas dans la même salle.

Geoffrey Mercier est assez de cet avis, les employés souhaitent avoir une part de leur travail au bureau et une autre à domicile. En effet, ils ont pris des habitudes de travail hybride. Milos Brkovic estime qu’un retour 100% au bureau est inenvisageable aujourd’hui. Toutefois un travail100% à domicile est aussi impossible. Un mode hybride devrait donc émerger même après la pandémie. Frédéric Archimbaud se pose la question de l’intérêt de revenir au bureau à 100%. Par contre, il considère que le retour au bureau est important pour tisser des relations avec les collaborateurs. Il est donc convaincu de l’intérêt du mode hybride.

Pour Bruno Buffenoir il n’y a pas encore la technologie fluide pour fonctionner en mode hybride en particulier lors de réunion. Il y a donc une vraie place pour l’innovation en ce domaine. Enfin, Boris Lecoeur considère que l’on vit une transformation de la société qu’il faut saisir. Ainsi, il a pu recruter plus de 30 personnes qui se trouvent dans différentes région ce qu’il n’aurait pas pu faire s’il avait eu des bureaux. Le management à « la papa » avec des cadres qui surveillent les collaborateurs est révolu ! conclue-t-il.




Voir les articles précédents

    

Voir les articles suivants